On approche peu à peu de la date de l'ouverture à la concurrence des transports passagers ferroviaire, le 1er janvier 2010 soit dans un an et quelques mois.En parallèle le succès des trains à grande vitesse se renforce et leur vitesse croissante leur permet de prendre des parts de marché considérables aux transports aériens court courrier, c'est à dire les relations aériennes interne au territoire français.

Les deux camps fourbissent leur armes en prévision de la libéralisation de ce type de transport. Pour Air France, il s'agit de lancer ses propres TGV à ses couleurs en créant une filiale ferroviaire en association avec une partenaire qui possède plus d'expérience qu'Air France dans la gestion et les opérations d'une flotte de trains à grande vitesse. En l'occurence, il s'agit de Véolia Transport déja présent dans le fret ferroviaire en France et dans différents pays étrangers.

La tache ne sera pas facile néanmoins. Pour l'instant il s'agit de mettre en place des trains internationaux qui feront du cabotage du type  Bruxelles- Paris- Bordeaux ou Amsterdam-Paris-Marseille avec un objectif, ramener des passagers sur les "hubs" d'Air France ou de KLM. En quelque sorte se substituer à la SNCF pour amener les passagers d'Air France ou de KLM à bord de ses avions et de ses vols. Autre priorité, s'attaquer dans ce service à la classe Affaire en leur offrant la qualité de service qu'elle offre dans ses avions(sièges, repas, accès films et fidélisation Flying Blue).

Quand à la SNCF, elle a une statégie de volume et veut augmenter à toute force ses parts de marché sur tout l'hexagone. Sur certaines lignes, Paris Lyon Marseille, Paris Bordeaux ou Paris Strasbourg ,elles sont déjà très élevées, pour d'autres elles sont très améliorables. La limite entre les deux se situe à Deux Heures de trajets. Jusqu'à 2hrs, le TGV a pris 90pct du marché, au delà elle diminue au profit de l'avion pour se situer dans les 50pct pour 4 hrs de trajet.

Canalblog0112L'arme pour s'imposer c'est la vitesse et la réduction des temps de trajets aux alentours des 3 heures maximum. d'où les efforts considérables fait pour passer de la vitesse commerciale actuelle de 320/330km/h à 360 km/h.Un accroissement de vitesse qui ferait gagner entre 25pct de part de marché supplémentaire sur Paris Bordeaux. Ou encore qui ferait passer cette part de marché de 25pct actuellement à 70 pct comme sur Paris Toulouse!

Seul problème, il faudrait soit batir de nouvelles lignes soit les améliorer pour qu'elles puissent accepter des vitesses qui seront forcément plus exigeantes. Et là,il faudra peut être revoir les rapports entre la SNCF et RFF et en particulier les loyers que la SNCF serait prête à payer pour un réseau qui le permette.

A suivre donc