Malgré les efforts de l'Arabie saoudite pour reprendre la maitrise de l'offre pétrolière et énergétique et ramener les petits producteurs américains à ce que l'on peut considérer comme leurs "quotas", il y a toujours de l'excédent d'offre sur le marché dont je vous indiquais, dans mon message précédent, qu'il provenait du haut niveau de production de l'Arabie saoudite ( 10,5 Mbj), mais aussi du retour de l'Iran sur le marché au niveau de 3,6 Mbj, et à la consolidation de la production irakienne à 4,3 Mbj sur fond de retour des grands pétroliers internationaux dans le pays. Au total l'Opep a atteint en Août son record de production à 33,7 Mbj.

Les négociations tous azimuth  continuent donc pour faire remonter encore le prix du baril. Vous avez noté, à l'occasion du G20, les discussions bilatérales entre l'Arabie saoudite et la Russie, l'autre pays producteur à plus de 10 Mbj, pour maitriser voire réduire la production mondiale qui s'est conclu par la signature d'un accord de coopération entre les deux pays et la réunion d'Alger de la semaine dernière pour réguler la production à la demande.

Ce n'est pas reglé pour autant mais il semble que les pays producteurs soient mantenant proches d'un accord de limitation de production qui pourrait être accepté à la prochaine réunion OPEP avant la fin de l'année.

Coté demande, il semble qu'il y ait beaucoup de produits en stock dans le monde et que même en cas d'accord final avant la fin de l'année, il faudra bien le premier semestre 2017 pour ramener les stocks à des volumes raisonnables.

Stabilisation des volumes de production et donc des prix, officiels du moins. car il semble que même le leader du marché, l'Arabie Saoudite se laisserait aller à pratiquer des ristournes au "cul du tanker" en quelque sorte.

A suivre