CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

04 juillet 2009

Le TGV de la Mecque

La crise a mis içi et là un coup d'arret, temporaire on espère, aux quelques grands projets de liaisons ferroviaire à grande vitesse qui existent dans les cartons de par le monde. C'est le cas de la ligne de TGV en Californie, de celle en projet au Maroc ou encore en Argentine. Il en est un qui tient toujours la route, c'est celui qui doit rejoindre les lieux saints en Arabie Séoudite entre Médine et la Mecque via Djeddah sur la mer Rouge.Canablog286_004

Il est vrai que le problème du financement y est infiniment plus facile à résoudre, même si la baisse du prix du brut a également affecté les moyens financiers du pays.Et dans une royauté avec une réligion officielle, il n'y à qu'a en décider et les financiers trouveront les solutions!

Pour l'instant, les pèlerins arrivent par charter à Medine ou à Djeddah et doivent donc se déplacer en bus pour aller de l'un à l'autre des lieux saints. Il faut 10hrs dans des conditions difficiles et avec les risques que cela représente pour faire ce trajet.

A partir de 2012 il ne faudra plus que 2h30 pour aller de Médine à la Mecque grace à la mise en place d'une ligne TGV qui coutera 5 milliards.On en est pour l'instant au lancement des appels d'offres qui se fait dans le cadre dune collaboration entre les Chemins de fer séoudiens et Systra, la filiale Ingénierie de la RATP. Les Séoudiens souhaitent la fourniture d'un projet clé en main, la construction des infrastructures, la fourniture des matériels et leur exploitation ultérieure. Il faut donc constituer des consortiums entre les sociétés de ces différents métiers, BTP,fabricants de matériel férriviaire et exploitant ferroviaire dans lesquels on va retrouver les grands internationaux de chacune de ces professions.

Pour l'instant le genie civil a été confié à un consortium composé du Saoudien Al Rajhi et du français Alstom. On attend maintenant l'appel d'offre pour le gros morceau, l'infrastructure, le matériel ferroviaire et l'exloitant final.Coté Français on va retrouver le groupe saoudien Al Rajhi associé à Alstom et à la SNCF comme exploitant. En face on trouve pas moins de 5 concurrents dont un consortium japonais autour du constructeur Hitachi et un consortium allemand autour de Siemens et de la Deutsche Bahn. C'est dire que la bataille va être sévère!

Le vainqueur de l'appel d'offre est prévu être annoncé cet automne.La date de l'inauguration de la ligne a d'ores et déjà éte fixée au 14 novembre 2012.Une difficulté particulière à signaler, seul des personnels musulmans auront le droit d'approcher des lieux saints!

 

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03 juillet 2009

On n'arrète pas le progrès !!

Si il vous arrive de passer dans un église,vous vous êtes peut être aperçu qu'il devient de plus en plus difficile d'y trouver de l'eau bénite.Le bénitier y est souvent à sec.P6110116

La faute à qui? Je ne sais. Plus de curé dans la paroisse ou plus assez de paroissiens pour assister à la messe du Dimanche qui justifie le remplissage du bénitier? Ou encore plus d'enfants de coeur pour y procéder, à moins que ce ne soit la bonne du curé qui soit fautive.

Eh bien nos amis espagnols ont trouvé la solution comme vous pouvez le voir ci contre! Le distributeur d'eau bénite,semblable au distributeur de crème à laver les mains que vous trouvez dans les toilettes publiques. Il suffit d'appuyer sur le bouton poussoir et vous recevez une dose d'eau bénite.

Et en plus ca marche, j'ai essayé. Décidement on n'arrete pas le progrès!

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02 juillet 2009

Un Grand Bravo poétique.

Il va à la RATP pour sa campagne pour la proprété du métro parisien. Pas vraiment pour la propreté du métro lui même qui laisse franchement à désirer mais pour les poèmes qu'elle utilise à cette occasion. Jugez en vous même avec ces poêmes contre diverses incivilités:

Les chewing gum sont de grands romantiques                     Attrapé à la volée, ,feuilleté même sur le quai               

Ces coeurs d'artichauts s'attachent très vite,                          Lu et relu même l'édito,

Mais les pauvres, rarement, sont aimés en retour.                 Classique pour le journal du métro.

Ils cherchent désespérement le grand amour,                       Mais sur le siège abandonné,

Alors que le promesse d'un amour fusionnel                         Glissé, tombé, piétiné, déchiqueté

Est dans tous les couloirs: c'est la poubelle!                           Eh oui pour le pauvre journal

                                                                                               La poubelle peut être, o combien,une fin plus belle

Un autre encore:

Elle va et vient la canette de bière

Négligemment laissée sous un strapontin.

Elle donne aux voyageurs le mal de mer,

C'est pas banal en souterrain.

Pour ne plus avoir mal au coeur

Jetez la à la poubelle, ce sera le bonheur.

Pas mal n'est ce pas? Sera ce une campagne efficace, c'est moins sur. Vous trouverez ces textes uniquement dans les wagons des RER de la RATP, pas dans ceux des RER transiliens ni dans ceux du métro!

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01 juillet 2009

Vol AF447: A quand la transmission permanente des données des Boites Noires?

Le Brésil vient d'annoncer l'arrêt des recherches des restes de l'Airbus A 330 du vol AF 447 qui a disparu en mer il y a bientot un mois. La France poursuit la recherche des boites noires à grand renfort de sous marin nucléaire, une facilité qu'à ma connaissance, personne dans le monde n'avait utilisé jusque là, et pour cause. Il faut disposer d'un sous marin nucléaire et dépenser des sommes considérables pour effectuer de telles recherches ce qui limite le nombre de pays qui peuvent mettre en oeuvre de telles recherches à 2 ou 3 dans le monde.

Le tout pour retrouver des informations, celles contenues dans les fameuses boites noires, dont je ne vois pas pourquoi elle ne pourraient pas être transmises en permanence.

Il est curieux de penser que des centaines de vols tous les jours survolent les mers avec, en cas d'accident, le risque de ne jamais retrouver ces boites noires dont on peut penser,- c'est mon cas-, qu'elles représentent une technique d'un autre age. Il parait que c'est la corporation des pilotes qui s'opposent à cette transmission en ligne pour cause de protection de leur vie privée.

Je suis persuadé qu'il y a des moyens techniques, quitte à utiliser des satellites spécialisés, pour que l'on puisse suivre automatiquement les données du vol tout en protégeant les conversations privées de l'équipage. Alors, on attend quoi?   

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30 juin 2009

Inquiétude sur la prolifération nucléaire civile.

La deuxième Conférence internationale sur la sécurité nucléaire qu vient de se tenir à Pekin a exprimé son inquiétude sur les capacités techniques et sécuritaires de nombre de pays candidats à disposer d'installations nucléaires.Dans notre monde plus médiatique que scientifique,on semble considérer en effet que n'importe qui peut installer n'importe quoi comme si la haute technologie était accessible à tout le monde.

Un avatar de la désaffection pour le savoir et de la considération pour les disciplines scientifiques au profit des politiciens,des gens des médias et des beaux parleurs.Un autre exemple récent en France de cette tendance, l'exclusions des scientifiques du groupe de travail sur les ondes électromagnétiques, en clair les antennes relais téléphoniques, qui d'après son Président, s'occupe du "problème de société" et pas de la réalité technique des faits!! Passons.

Quand il s'agit de nucléaire, pourtant, il ne serait pas inutile d'écouter les scientifiques. Or ces derniers, tels qu'ils se sont exprimé à cette grand messe de l'AEIA, Agence Internationale de l'Energie Atomique, sont parfois horrifiés de la méconnaissance de la réalité industrielle et sécuritaire du nucléaire des décideurs de certain pays.L'un d'entre eux reportait que dans un petit pays où il était aller en mission, on lui avait expliqué que le pouvoir en place avait "donné l'ordre", que l'on commande une centrale nucléaire....pour l'année suivante!

Or le nucléaire, qui est une technique de pointe,nécessite des infrastructures,des moyens technologiques et des sous traitants de pointe également.Ce qui sous entend également un enseignement supérieur de très haute compétence, des diplomes de haut niveau et, en terme de sécurité en particulier, une culture globale de l'ensemble du corps social et professionnel. Or comment pouvoir les assurer dans des pays où les diplomes s'achètent, où les travaux les plus sophistiqués, dans le batiment, sont de qualité très moyenne et où les industriels et leurs employés n'ont qu'une connaissance très lointaine des exigences de qualité de leurs clients occidentaux et s'étonne même qu'on puisse ne pas accepter leur produits. Quand bien même leur produit pourrait avoir un défaut, on peut toujours arranger les choses, pensent certains d'entre eux...Vous voyez comment.

Ca ne veut pas dire que des pays en voie de développement ne peuvent pas accéder à ce niveau de qualité de développement technologique et de qualité. La Chine en est un exemple qui après des débuts difficile(rappellez vous la mauvaise réputation des premiers produits importés de chez eux) ont tout à fait réussi à progresser suffisamment pour nous fournir désormais nos produits de haute technologie. Mais il faut du temps pour cela( souvent des dizaines d'années) et la ferme volonté des gouvernements d'y parvenir.J'ai prétendu moi même dans ce blog que l'accident de Tchernobyl, reflétait l'absence de culture de sécurité de l'Union Soviétique à l'époque, pourtant un grand pays industriel

Si pami ceux qui souhaitent s'équiper en centrales nucléaires, certains ont, ou se donneront, les moyens d'y parvenir, d'autres n'ont aucune idée de l'effort monumental à accomplir. Ce sont ces pays là, les "nouveaux arrivants" qui inquiétent l'AEIA, certains pays d'Afrique commpe le Niger ou le Nigéria, d'autres pays d'Asie comme le Vietnam, le Yemen, le Bangladesh ou les Philippines et pas mal d'autres encore. Leurs dirigeants dont certains ont les moyens financiers de se payer de tels investissements sauront il se retenir aux mêmes  et modérer les attentes de leurs citoyens? L'avenir le dira;

L'AEIA n'a pas les moyens d'interdire et même le Traité de Non Prolifération(TNP) reconnait que disposer de l'énergie nucléaire civile est un droit souverain.L'AEIA peut simplement expliquer à ceux qui souhaitent disposer de centrales nucléaires comment y arriver au mieux et les efforts que cela impliquent au point de vue de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche publique et de la mise en place d'un tissu de soustraitance de qualité. Un effort minimum de 10 à 15 ans alors que dans l'intervalle nous aurons passé le Peak Oil.

Alors? Qu'en pensent nos hommes politiques, au dela de la satisfaction de voir EDF et GDFSuez se repandrent dans le monde... Dans un problème d'ordre règlementaire au moins aussi important que celui des produits financiers, allons nous attendre un lointain nouveau G20 ou G40 à ce moment là, pour s'en préoccuper?

NB: Dans le domaine de la fourniture du combustible le Milliardaire américain Warren Buffet a proposé de créer une Banque Mondiale du Combustible nucléaire. Voila une idée intéressante pour maitriser tout ou partie du cycle du nucléaire civil!!

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29 juin 2009

Une centrale photovoltaïque dans l'espace !

J'avais eu l'occasion dans ce blog, les 24 juin et 2 septembre 2008, de vous parler des travaux du MIT, Massachussets Institute of Technology, sur la transmission d'électricité sans fil grace à un système magnétique.

Encore plus fort cette fois,on envisage de construire une centrale photovoltaique dans l'espace qui transmettrais l'énergie produite vers une station de réception à terre, toujours sans fil bien sur, mais avec un système de transmission de la puissance par l'intermédiaire d'ondes haute fréquence( plusieurs gigahertz) générées par des générateurs spéciaux embarqués dans la centrale spatiale et des stations réceptrices à terre dotées d'antennes de grande taille.Canablog286_001

C'est une Start Up californienne, Solaren, qui a déposé des brevets pour rendre cette technique, qui n'est pas nouvelle, économiquement exploitable.Car c'est la même méthode qu'utilisent les réseaux de télévision par satellite pour transmettre leur images à leurs stations terrestre, à ceci pret qu'elles récupérent seulement les images et pas l'énergie.Le moteur de ce type de développement revient à l'armée américaine qui doit alimenter en énergie certains théatres d'opérations éloignés de tout, partout dans le monde, à grand frais ( et risque) par transport de carburants pour alimenter des groupes électrogènes de forte puissance et qui s'était rendu compte q'une alimentation satellitaire pouvait être fiable et plus pratique que la voie terrestre.

Solaren a réussi à rendre une telle solution économiquement viable, tout au moins par rapport à la référence économique militaire qui n'a sans doute pas grand chose voir avec le monde économique réel que nous connaissons. L'avantage principal d'un réseau de satellites équipés de panneaux solaires de grande dimension est que, là haut, les panneaux fonctionnent 7 jours sur 7 et 7 et 24 hrs sur 24 à plein rendement! Alors qu'à terre ils ne fonctionnent au mieux qu'a 50pct de rendement entre les nuits, les nuages, les poussières, les masques des obstacles naturels alentour et l'orientation variable des panneaux vis à vis du soleil.

La grande nouveauté est qu'une producteur d'électricité californien, Pacific Gas & Electric, PG&E,qui fournit 10 millions de foyers californiens en électricité, vient d'annoncer qu'elle allait se fournir en électricité d'origne solaire auprès de ...Solaren.

Solaren prévoit donc de déployer au dessus de nos têtes un réseau de satellites géostationnaire équipés de panneaux photovoltaiques de grandes dimensions, dont la production sera récupérée à terre. Rendez vous dans 7 ans à l'issue desquels  PG&E prévoir d'acheter tous les ans 200MW d'électricité, de quoi alimenter 150 000 foyers californiens.D'après les experts de Solaren, il leur suffira de 4 fusées emportant 25 tonnes de charge pour déployer l'équivalent de la puissance demandée.

On leur souhaite bonne chance car si ça marche ce sera quand même une solution aux besoins inextinguibles d'énergie de notre planète... 

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28 juin 2009

Lutter contre la cyber criminalité.

La Cyber criminalité vous est connu de par les spams, c'est à dire les e-mail que vous recevez sans les avoir sollicités, qui viennent parfois encombrer vos messageries et vous obliger à acheter,pour les éliminer, un logiciel spécialisé comme Norton ou Kaspersky.Le premier spam est supposé avoir été envoyé en 1978.Savez vous que de tout le trafic e-mail, 90.4 pct est constitué.... par des spams. Un pourcentage absolument énorme et sidérant qui coute cher à l'industrie et finalement à l'utilisateur sans que vous en rendiez compte.

Car les fournisseurs de service internet doivent de ce fait acheter en grande quantité des serveurs, des routeurs et d'autres équipements sans compter les logiciels pour s'en protéger eux mêmes et leurs personnels qui font la chasse à ce trafic de spam. Auquel il faut ajouter les couts de transfert supplémentaires par cable de ces spams inutiles. Le tout pour en acheminer 349.6 milliards en 2008 selon Symantec, la compagnie bien connue de sécurité Internet.

En plus des spams que vous recevez et qui encombrent votre messagerie, peut être ne savez vous pas que votre propre ordinateur en envoie lui même sans que vous le sachiez ni vous en âperceviez! Votre Pc fait peut être partie d'un "Bootnet", un réseau de computers piratés et sous le controle à distance de cybercriminels. D'après Symantec, pas moins de 9.4 millions de PC  dans le monde ont été ainsi mise sous controle en 2008 sans que leurs propriétaires s'en apercoivent!!

Au delà des spams, iI existe différents types de logiciels malicieux tels que les virus, les vers ou les chevaux de Troie qui peuvent endommager vos programmes ou votre machine. D'autres font du "phishing", c'est à dire qu'ils ont pour but d'extriare de votre ordinateurs des informations confidentielles telles que vos mots de passe ou vos informations bancaires.

A qui profite le crime me direz vous? Au crime organisé qui vend ainsi des identités volées et organise les envois de spams sur tous les sujets, de le vente de pîlules de Viagra à des escroqueries bancaires.Il doit y gagner des sommes considérables car les spécialistes de la lutte anti hackers sont régulièrement menacés soit en justice aux Etats Unis soit par des méthodes plus expéditives en Russie ou Ukraine.

L'organisme qui controle le web se réunit régulièrement avec les grands  fournisseurs de services Internet,de logiciels ou de matériel de réseaux ainsi que les administrateurs de ces réseaux pour étudier les nouvelles tendances (!), les nouvelles ripostes et les moyens à mettre en oeuvre pour contrecarrer la cybercriminalté.Ce Messaging Anti-Abuse Working Group, MAAWG, se réunit la plupart du temps à huis clos. Cette année c'est à Amsterdam qu'il réunit ses  270 délégués représentants 19 pays. Il a été décidé pour la première fois de faire un point avec la presse sur les grands sujets car il apparait qu'il faudra à un moment ou à un autre faire appel au public et aux propriétaires individuels de Pc si on veut arriver à contenir le mal.

Car les professionels de la lutte anti cybercriminalité commencent à se demander s'ils arriveront toujours à la controler...

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27 juin 2009

Une autre approche de la solidarité, la baisse des salaires ?

En France, si une entreprise a besoin de se restructurer pour cause de crise économique, perte de competitivité,ou évolution des techniques, notre Code du Travail a prévu que la direction puisse préparer la dite restructuration, identifier les postes qui seront supprimés, proposer un plan social à discuter avec les syndicats, faire approuver le tout par l'inspection du travail et mettre en oeuvre ce plan de "retour à la croissance" ou "d'ajustement conjoncturel" ou tout autre dénomination. Il se traduit finalement en pratique et en contradiction avec les dispositions du code du travail(!!), par le départ des anciens en retraite anticipée, financé ou non par l'Etat, et la conservation dans l'entreprise des jeunes, censés être plus dynamiques, plus au courant des techniques modernes et surtout moins couteux.

Tout ceci est vrai à condition que vous soyez dans une grosse société qui puisse financer tout cela. Dans une PME ou une société moyenne, ca se termine  le plus souvent par un partage du personnel en deux classes, ceux qui restent dans des conditions inchangées et ceux que l'on confie aux Assedics ou aux Assedics puis aux Caisses de retraites. Un processus et des conditions de départ qui beneficient d'un large consensus social.

Il y a eu, il y a une quinzaine d'années, alors que nous n'arrivions pas à maitriser le chomage, un débat public sur le partage du travail comme moyen de le juguler La logique de cette idée de partage du travail était que, puisqu'il n'y avait pas de travail pour tout le monde, mieux valait le partager, c'est à dire travailler moins longtemps, conserver au travail ceux qui auraient du normalement partir dans une restructuration classique et...partager les salaires. De mémoire les chantres de cette idée de partage du travail furent Pierre Larrouturou( la semaine de 4 jours) ou Gilles De Robien.

Il en sortit la loi de Juin 1996 dite De Robien qui permettait en cas de difficultés à une entreprise de conserver le personnel, descendre à 35hrs par semaine et de diminuer les salaires en proportion ou partiellement avec l'appui de diùinution de charges sociales . En quelque sorte, une autre forme de solidarité dans laquelle, au lieu d'éliminer un certain nombre de salariés au profit des Assedics et de conserver les autres dans les mêmes conditions, on conservait tout le monde en se partageant la masse salariale disponible.

Puis vinrent Lionel Jospin et Martine Aubry qui reprirent l'idée à leur compte mais en la transformant en réduction du temps de travail à 35 hrs/semaine.... avec maintien du salaire inchangé. Ce qui en supprimait l'utillisation possible comme outil de régulation du chomage puisque ca se traduisait immédiatement, au contraire, par une augmentation de la masse salariale de 11 pct! L'histoire a montré depuis que c'était une mesure à contre temps de l'époque économique qui se profilait et une occasion manquée de trouver un outil de maitrise du chomage. Ce sont les inconvénients d'avoir des politiques idéologiques sans expérience pratique aux commandes d'un pays...

La réduction des salaires est apparu aux Etats Unis d'abord avec Hewlett Packard, Caterpillar, Hetz, l'informatique et l'industrie de la presse, peu à peu tuée par Internet. C'est ce qu'on appelait la bas la "Hair Cut", la "Coupe de Cheveux", sans doute pour montrer que c'était mineur.L'idée est arrivée via les filiales de ces groupes jusqu'en France où elle fut très mal reçue sans que l'on se donne la peine de réfléchir au fait que cétait une autre forme de solidarité. Elle eut quand même quelque succès, pas chez HP trop socialement difficile mais chez Hertz où, à ma connaissance, elle a obtenu 67 pct de réponses favorables.

Signalons néanmoins qu'en ce qui concerne les cadres et en particulier les cadres commerciaux leurs rémunérations avaient été amputées automatiquement et discrètement par la diminution de la partie variable de leurs salaires, généralement assises sur des objectifs de ventes ou de production qu'il n'était plus possible de tenir dans les circonstances actuelles. Elles touchent 37 pct des cadres dont cette partie variable se monte à 14pct en moyenne.

Le Code du Travail rend des modifications du salaire de base très compliquées et très lourdes en France car il est impossible de négocier collectivement des accords de ce type avec les syndicats( dans la mesure où ils seraient réceptifs à l'idée...). Le contrat de travail qui fixe l'accord entre le salarié et l'entreprise est en effet un élement totalement individuel qui ne peut être modifié que d'accord partie, salarié par salarié. Par ailleurs cela crée deux catégories de salariés, ceux ayant accepté la baisse de salaire et ceux ayant réfusés alors qu'en principe " A travail égal, salaire égal".Que se passera t il si par la suite il faut quand même diminuer les effectifs? Les "réfuzniks" seront ils licenciés en priorité? De toute évidence il n'y a pas de jurisprudence dans ce cas.Et comment traitera t on les salaires dans l'avenir? Ratrapage ou maintien de la différence? Vous voyez le casse tête que risque de poser la gestion de ces populations à deux vitesses.

Dernieres propositions de baisses de salaires. La demande de British Airways à ses salariés de faire cadeau à leur société en difficulté d'une semaine ou d'un mois de salaire que vous voyez sur vos écrans en ce moment.

Autre cas de figure récent, la société Osram, filiale de Siemens qui possède une usine de fabrique de lampes à incandescence ( en voie de disparition donc) à Molsheim en Alsace qui emploie 600 personnes. Osram  a proposé une baisse de salaire à ses salariés pour maintenir le maximm d'effectifs ou les reclasser. 108 d"entre eux ont réfusés. Etape suivante de ce fait un plan de restructuration avec un plan de licenciement pour les 108 salariés ayant refusés la baisse de salaire. Nul doute que cette affaire va donner lieu  à procès et à un imbroglio juridique compliqué.

Voila où nous en sommes aujourd'hui. Une situation embarrassante dont on ne sait pas trop comment elle pourra être gérée entre un Code du Travail qui ne prévoit pas vraiment le cas de figure, une jurisprudence inexistante et un débat public sur un type inattendu de solidarité qui n'a pas eu le temps de se dérouler.A tout le moins il faudrait encadrer dans des limites acceptables ces réductions de salaires et définir les compensations minimales acceptables.

Que ceux qui souhaitent commenter ou apporter leur expérience personnelle ne s'en privent surtout pas...

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26 juin 2009

Déficit 2009: Rétablissons la vérité des chiffres!

Il est curieux de constater combien il est difficile, dans notre beau pays, de parler des chiffres du budget,voire même d'y avoir accès! Vous avez ainsi entendu parlé récemment du déficit d'éxécution du budget 2009 de la France sous la forme d'un pourcentage du PIB, Produit Intérieur Brut,( en gros, le chiffre d'affaire de la maison France), mais rarement sous la forme des milliards d'euros qui séparent les recettes de l'Etat et ses dépenses. Eric Woerth, notre Ministre du budget, a ainsi annoncé lors d'une participation au Grand Jury RTL que, selon les estimations de ses services, il se monterait à une montant de 7 à 7.5pct de ce PIB en 2009 et 2010 sans jamais en donner la valeur en milliards d'euros;

Il y a une bonne raison à l'utilisation de cette "unité de mesure" du déficit, c'est qu'elle a été édicté comme telle dans le traité de Maastricht qui prévoit que les Etats signataires maintiennent leur déficit budgétaire annuel dans la limite de 3pct maximum de leur PIB et veillent également à ce que leur dette globable ne dépasse pas 60pct de ce PIB. La raison, outre la méfiance de l'Allemagne sur les pratiques budgétaires de certains pays membres, est que, via l'Euro, nous sommes devenus solidairement responsables de la force de notre monnaie commune.

Il y a un grand avantage par contre à l'utilisation de cette unité de mesure du déficit, c'est qu'elle minimise énormement ces déficits et cache le train de vie somptuaire de l'Etat par rapport à ses recettes. Pensez donc, 3pct de déficit, ce n'est rien, pense le français moyen et 7pct dans la période de crise que nous vivons, c'est parfaitement normal! Evacué ainsi le problème de la dette que nous allons lachement laissé à nos enfants! Oublié les efforts pharaoniques à faire pour rétablir l'équilibre dépenses/recettes auquel toute bonne mère de famille sait que l'on ne peut déroger très longtemps!

Si par contre vous voulez connaitre les vrais chiffres des recettes et dépenses du budget de la France, il vous faudra de la patience et de l'obstination car bien sur nos médias, y compris la presse économique, dans le flou artistique des chiffres qui leur sont donnés, ne font pas l'effort de les recalculer. Je l'ai fait pour vous;

A grand renfort de Google, j'ai ainsi trouvé que le budget 2009  présenté par Christine Lagarde et approuvé le 18 décembre 2008, à la fois par l'Assemblée Nationale et le Senat, se montait à 216 milliards d'euros de recettes et 295 milliards d'euros de dépenses, soit un déficit approuvé de 79 milliards ou en pourcentage par rapport aux recettes,36pct de dépenses en plus que de recettes. Comme l'approbation de ce budget s'est fait exactement en même temps que les annonces du plan de relance de début décembre et que la crise financière et industrielle a invalidé très rapidement les hypothèses de croissance de l'économie sur laquelle il était basé, il a fallu faire approuver, à la fin de 1er trimestre 2009, un correctif budgétaire qui nous a amené aux chiffres que vous avez trouvé dans la lettre accompagnatrice des imprimés de déclaration des revenus en juin 2009 ( pour ceux qui les récoivent) soit 266 milliards d'euros de recettes,370 de dépenses, 104 milliards d'euros de déficit, et 39 pct de dépenses de plus que de recettes!

Si on recalcule, à partir des chiffres données par Eric Woerth qui comporte des baisses de recettes( Impots sur les Sociétés, TVA etc) et des hausses de dépenses, on en arrive à une estimation pour toute l'année 2009 de 246 millards de recettes et de 361 milliards de dépenses pour un déficit de 115 milliards d'euros ou 47pct des recettes !!. Le tout sans tenir compte du déficit de la sécurité sociale( annoncé à 20 milliards) ni celui des collectivité locales à 5/6 milliards.

Au total, nous en serions donc à 140 milliards de déficits par rapport à 246 milliards de recettes soit 57 pct des dépenses en plus que de recettes. Un peu comme si, touchant tous les mois 2000 euros de salaire net, vous en dépensiez 3140 !!!

Le remède est l'emprunt. Il faudra donc emprunter pour boucher  le trou de 2009 puis celui de 2010, 140 milliards d'euros tous les ans ce qui en intérêts seulement calculés à 4.5pct, vous coutera 6.3 milliards d'euros de dépenses supplémentaires . Je ne parle pas du remboursement du capital que nous laisserons à nos enfants.

A ce rythme ,nous devrions être fin 2010 à environ 1550 milliards d'euros de dettes soit une bonne dizaine de mois de travail de la maison France sans salaire pour les rembourser, et ce sans compter les retraites des fonctionnaires qui ne sont pas compté comme des dettes.Ce n'est plus de l'endettement, c'est du surendettement!!!

Et tout ceci passe inaperçu sous le vocable de 7pct du PIB de déficit! Vous comprenez pourquoi ll va falloir effectivement faire un "Grand " voire très grand emprunt national.

Monsieur Woerth, nous annonce que l'augmentation des impots ne serait pas la bonne solution car elle casserait la reprise et il a raison. Reste une seule solution, selon lui, c'est baisser les dépenses de l'Etat.Oui, mais pour rééquilibrer recettes et dépenses, ce ne sont pas 30 000 postes de fonctionnaires non remplacés par an qu'il faudrait supprimer( sur 6 millions de fonctionnaires soit 0.5pct seulement) mais peut être bien dix fois plus compte tenu du fait que l'on ne "gagne" que 25 pct de ce qu'ils coutent à la collectivité en passant d'activité à retraite.

Alors?

NB Face à une telle situation, dans l'industrie privée on serait déjà passé aux voyages en classe économie et en nombre restraint.C'est d'ailleurs ce qui pose problème aux compagnies aériennes. Dans la sphère publique, on pense à investir dans un nouvel Airbus aménagé  pour la Présidence. Un symbole?   

 

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25 juin 2009

Nucléaire: Zapatero va t il tourner sa veste?

La tendance en Europe est définitivement à un retour en grace du nucléaire si on veut respecter les engagements pris à Kyoto d'une part et si on veut être capable de fournir aux pays membres de l'Union Européenne l'énergie dont elle a besoin. Les derniers convertis aux bienfaits de l'énergie nucléaire ont été la Grande Bretagne et l'Italie, même si quelques formalités délicates( revenir sur le reférendum italien par exemple) restent à accomplir.

Parmi les dernières nouvelles en faveur du nucléaire, signalons la décision récente de la Suède d'enterrer ses déchets.Un centre de stockage à cet effet sera construit dans l'est de la Suède à Forsmark par le Société Suédoise de Gestion de l'Energie et des Déchets nucléaires, la SKB.Les dechets seront enfouis à 500 metres sous terre dans un sol granitique qui devrait assurer à ces dechets une durée de conservation de plus de 100 000 ans. Début des travaux en 2016 et inauguration en 2022/2024.Le problème du stockage des déchets, qui n'avait d'ailleurs rien d'urgent à résoudre, semble donc avoir été résolu dans ce pays qui etait pourtant plutot considéré comme un pays sensible à l'écologie.

Ils restent deux pays qui ont pris des engagements anti nucléaires forts comme l'Allemagne et l'Espagne qui se trouvent désormais confrontées frontalement au problème d'un changement d'opinion sur cette énergie avec l'arrivée prochaine de la date de fermeture des centrales nucléaires anciennes que ces deux pays s'étaient engagés à fermer à l'échéance de leurs quarantes années de fonctionnement ( sans incident incidemment). Pour l'Allemagne, on sait que l'échéance sera la date des élections législatives allemandes en fin d'année. Angela Merkel avait déjà exprimé une opinion favorable pour une modification de la reglementation allemande en faveur du nucléaire mais avait du se résoudre à rester dans l'immobilisme du fait du partage du pouvoir avec le SPD.Le mauvais score du SPD aux élections européennes et le bon de la CDU sont en principe une indication favorable ppru uen victoire de la CDU/CSU. Par contre le bon score des Verts va rigoureusement en sens inverse. A suivre docn avec attention cet automne.

Coté espagnol, Jose Luis Zapatero, dont le score aux européennes n'a pas été brillant, doit prendre une décision sur la fermeture de la centrale nucléaire de Garona près de Burgos qui a atteint ses quarante ans et dont la licence d'exploitation se termine le 5 juillet.Elle devrait donc, si Monsieur Zapatero reste ferme sur ses convictions et ses alliances électorales, fermer à cette date.Les opérateurs, une JV Iberdrola/Endesa,ont demandé une poursuite d'exploitation de 10 ans. Or malgré un effort de mise en place de productions d'énergies renouvelables, en particulier en éolien,ces énergies n'assurent toujours que 15pct de la consommation espagnole alors que le nucléaire en assure 20 pct et la seule centrale de Garona 1.35 pct.Encore faudrait il savoir si l'on parle de production d'électricité, en Megawatts/heure ou de puissance installé en Megawatts que l'éolien ne peut assurer que quand il y a suffisamment de vent!

Or le Conseil de Sécurité Nucléaire national vient de se prononcer en faveur de la poursuite de l'exploitation de cette centrale. Par ailleurs par rapport à ses engagements de Kyoto, l'Espagne est le plus mauvais élève de la classe avec des émissions de CO2 encore 28pct en dessous de son objectif. Remplacer le nucléaire par toute autre énergie conventionnelle n'irait pas dans le bon sens.

Attendons donc la décision finale de José Luis Zapatero. Je fais un pari, il va bien tourner sa veste mais avec les circonlocutions qui permettront de l'expliquer au peuple.    

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24 juin 2009

Echange Rafales contre base aérienne.

J'avais eu l'occasion de signaler l'étrangeté de la décision d'implanter une base aérienne française à Abu Dhabi, dans un site " à risque" puisque situé dans un zone troublée, dans le golfe persique juste en face de l'Iran et  alors que l'impécuniosité de notre Etat et de nos armées aurait semblé exclure une telle possibilité.

Entendons nous bien, il ne s'agit pas de ma part d'une critique a priori mais de la constatation que notre politique extérieure dans le monde avait changée, et qu'elle se donnait les moyens militaires qui allaient avec. La France de retour dans le monde, avais je dis, avec la responsabilité que cela implique et, également et malheureusement, les risques que cela comporte.

Comme chez notre Président, et tout à fait en ligne avec l'attitude américaine, la politique comprend un volet "business", il n'est pas étonnant de s'apercevoir aujourd'hui, à l'occasion de l'envoie par les Emirats Arabes Uni du document officiel pour définir  les conditions techniques et financières de l'achat pour leurs propres forces aériennes d'une soixantaine d'avion Rafales que l'ouverture de cette Base aérienne s'accompagnera d'un volet industriel important.Des Rafales qui seront meilleurs que les notres d'ailleurs puisque cette consultation porte sur un appareil plus puissant et équipé d'un système de radar plus performant.

Souhaitons bonne chance à Dassault qui trouverait içi sa première vraie chance à l'exportation pour cet appareil ainsi qu'une occasion de le remettre aux performances du jour qui le rendra plus compétitif.L'affaire n'est pas faite, loin de là, et nous coutera sans doute comme contribuable quelques subventions mais le jeu en vaut bien la chandelle en terme d'emploi de de prestige.

On aimera ou on aimera pas, c'est selon mais la France est bien de retour dans le monde 

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23 juin 2009

Maitrise de le Dette publique: autres suggestions en Europe.

En plus de la décision allemande de mettre en place des dispositifs constitutionnels pour forcer les pouvoirs publics à maitriser leur dette et à ne pas "refiler le mistigri" aux générations suivantes, signalons d'autres initiatives en Europe ou suggestions pour ne pas laisser filer les déficits à la Française comme notre Ministre des Finances, Christine Lagarde, le suggère.

Aux Pays Bas qui a mis en place également un plan de relance économique équivalent à 4.5pct de PIB,le gopuvernement annoncait en même temps un report de l'age de la retraite à 67 ans d'içi 2020.Même stratégie comportementale qu'en Allemagne consistant à annoncer la mauvaise nouvelle pour bien plus tard de manière à ce que l'opinion publique ait le temps de s'y habituer et de la trouver acceptable quand elle arrivera. C'est peut être ce que veut faire Monsieur Hortefeux en reparlant du report de l'age de la retraite. L'ennui c'est qu'en France, on est tellement habitué à ce que nos gouvernements réculent à la première manifestation de rue que quelque soit l'inexorabilité de la décision ( et nos syndicats savent parfaitement qu'il faudra y passer et le plus tôt pôssible), nous aurons droit à quelques mois de bras de fer syndicalo-gouvernemental dotn l'issue pourrait bien être un autre report à plus tard d'une telle décision.

Autres mesures prise aux Pays Bas.La décision d'identifier en 2009, pour un cout budgétaire de 2 pct du PIB ou de 10pct du budget, les dépenses publiques participant le moins à l'efficacité économique ou à la justice sociale pour les supprimer, de manière crédible et vérifiable, dans les 5 ans.Les partis d'opposition et les syndicats seront invités à dresser leur propre liste des dispositif à supprimer. Imaginez l'équivalent d'un tel processus en France! On peut déjà entendre le tollé que cela susciterait. Sinon,chez nous l'équivalent est la RGPP, Revue Générale des Politiques Publiques, dont on sait quelles n'ont, jusquà présent rapporté que des queues de cerises et qu'elles ont suscités au contraire toute la mauvaise volonté du monde des ministres et de leur haute administration.

En Grande Bretagne, sur fond de scandale des notes de frais des parlementaires britanniques, une proposition inconoclaste du leader de l'opposition, David Cameron, pour une réduction de 10pct du nombre d'élus. Ca représente 65 députés sur un total actuel de 646.En France, nul ne sait où nous en sommes vraiment de la réforme des institutions confiée à un groupe de travail piloté par Edouard Balladur. On sait par contre que toute la classe politique fera tout ce qui est en son pouvoir pour torpîller des propositions aussi dérangeantes que la suppression des départements, ou des Conseils généraux ou du nombre de régions.

Coté dépenses l'annonce, symbolique, que les dépenses de l'Elysée ont augmenté en 2008 de 3 millions d'euros.Quand au budget 2010, il devrait suivre l'inflation c'est à dire qu'aucun effort particulier de réduction des dépenses ne sera à l'ordre du jour. il est vrai que le service de la dette, mécaniquement, continuera d'augmenter....Notre logique à nous, français, est d'attendre le sauveur ,c'est à dire la reprise économique...

"Douce France,...,pays de tant d'insouciance" comme chantait Charles Trenet

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22 juin 2009

L'administration et l'informatique ne font pas bon menage...

Nous le savions déjà depuis le four du fameux dossier santé informatisé qui a couté une fortune aux français sans jamais aboutir. Et bien sur sans que jamais personne ne soit sanctionné de cette erreur majeure. Entendons nous bien , pour avoir eu à me battre moi même avec les informaticiens pour arriver à leur faire comprendre les vrais besoins et à définir des programmes techniquement et financièrement acceptables, je ne jeterais la pierre à personne. Simplement dans le privé le chef de programme, quand ca ne réussit pas, fait les frais de l'erreur.

En voiçi deux nouvelles erreurs assez catastrophiques pour le contribuable. Celle de la caisse de retraite, la CNAV, qui date quand même de 1984(!!!) et qui s'est traduit déjà par des validations de trimestres supplémentaires pour un certain nombre de salariés. Il en coutera désormais 600 millions ppur des retraites distribuées entre 1984 et 2008. L'Etat s'étant engagé à ce qu'il n'y ait pas de révision de pension à la baisse, ce que l'on peut comprendre,il en coutera 1.2 milliards de dépenses additonnelles pour l'avenir jusqu'aux décès des bénéficiaires.Au total 1.8 selon Bercy, 2.5 selon le Canard Enchainé qui y rajoute le surcroit qui sera payé aux futurs retraités né entre 1949 et 1955  et qui sont encore en activité.

Autre bourde informatique, infiniment plus récente, celle du système tout neuf des autoentrepreneurs qui connait un succès certain mais qui a généré par erreur des demandes de cotisation de la part des Urssaf et de certaines caisses comme le régime social des indépendants, RSI ,ou la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'Assurance vieillesse, la CIpav.L'erreur sera bientot résolu nous dit on. Il aurait été bien mieux qu'elle n'arrive jamais pour un régime aussi médiatisé que le statut de l'autoentrepreneur.

Espérons qu'à l'avenir, notre administration sera un peu plus attentive aux travaux de préparation et de mise en oeuvre de ses programmes informatiques ...

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21 juin 2009

Dette Publique: Un Grand Bravo à l'Allemagne et à Angela Merkel !!

Dans mon précédent message du 16 juin, je vous avais fait part de la tentation de Christine Lagarde de repousser une partie de notre dette à plus tard sous le pretexte qu'il fallait isoler la dette due à la crise qui d'après elle n'était pas de même nature que la "dette ordinaire". La raison étant qu'il nous était déjà difficile, en temps normal, de descendre en dessous des 3pct de déficit du PIB comme prévu par le traité de Maastricht à la demande expresse de l'Allemagne, alors, pensez donc, avec la crise....

On peut admettre qu'effectivement, la relance pour atténuer les effets de la crise était absolument necessaire, mais hélas les euros empruntés pour cette relance sont exactement les mêmes que ceux empruntés pour notre dette ordinaire et doivent être remboursés de la même manière,c'est à dire à partir de économies à faire dans l'avenir sur nos dépenses! Ce n'est absolument pas un comportement français puisque,années après années et malgré toutes les promesses, nous poursuivons imperturbablement sur la base de 40/50 milliards d'euros de déficit budgétaire supplémentaire qui viennent s'ajouter aux 1300/1400 milliards d'euros de dette déjà engrangés.

Or nous ne nous trouverons pas, à la fin de cette crise financière, devant une situation entièrement nouvelle de  "sortie de dette" dont nous, ne connaitrions pas les mecanismes et devant lesquels l'ensemble du monde industrialisé se sentirait désarmé. Au contraire, nous avons eu, dans le monde, une quinzaine de crises similaires et les chercheurs universitaires( pas français, hélas, nous devons être au dessus de ces viles contingences matérielles)) ont eu le temps de se pencher sur les conséquences de ces crises et d'en tirer les leçons. Le résultat de ces études est simple et répétable: une crise fait augmenter la dette des pays concernés de  86 pct en moyenne sur une durée de 5 ou 6 ans!

Appliqué à la France, cela veut dire qu'en 2013 notre dette se montera à 100pct de notre produit intérieur brut. Autant dire que nous serons très loin de la limite de Maastricht d'une dette maximale de 60pct maximum du PIB. Pour y revenir, cela veut dire qu'il faudrait que pendant 10 à 15 ans de rang notre déficit budgétaire moyen ne dépasse plus les 0.5 pct.

Grande révolution pour notre administration budgétaire et au delà pour nos hommes politiques toujours à l'affut d'une occasion de faire plaisir à telle ou telle catégorie, il va falloir savoir boucler un budget à 05pct de PIB de déficit soit 5 milliards d'euros maximum et surtout de l'exécuter! Et ce pendant 10 à 15 ans de rang! C'est simple nous,francais, ne savons pas faire.

La Recherche universitaire( toujours pas française) vient pourtant la aussi à notre secours.La regle efficace pour y arriver existe. Elle consiste à s'engager ferme et d'avance à faire des efforts importants d'épargne pour l'avenir( dans notre cas l'après crise soit au dela de 2013/2015) de façon à ce que cette contrainte apparaisse comme normale et acceptable lorsqu'elle se présentera.

C'est exactement ce que viennent de faire les Allemands, du SPD à la CDU/CSU confondus.Elle vient d'adopter un dispositif dit de "Frein à la Dette" qui sera inclus dans ce que les Allemands appellent la loi fondamentale et qui prevoit qu'en cas de sitiuation conjoncturelle normale, l'Etat s'interdira des déficits publics supérieurs à ...0.35Pct du Produit Intérieur Brut. Le tout à partir de 2016. Quand aux collectivités locales, fortement endettées en Allemagne comme vont le devenir nos Régions,elles n'auront pas le droit de contracter de nouvelles dettes à partir de 2020 !!

Imaginez, en France, Nicolas Sarkozy et Martine Aubry se mettant d'accord pour limiter les déficits de 2015 à 2025 à 0.35 pct du PIB et en mettre l'obligation dans la Constitution. Ca ne leur couterait rien à eux puisqu'a cette époque là, ils vaqueront probablement à d'autres occupations et ca donnerait de la crédibilité au personnel politique français. On peut toujours réver , n'est ce pas?

Pour terminer, dans la déclaration commune récente avec Nicolas Sarkozy, en principe coécrite par les deux protagonistes,la chancelière allemande a écrit: "La dette politique actuelle est trop lourde pour être laissée aux générations futures.Nous devons retrouver la voie de finances publiques soutenables dès que nous aurons franchi le cap décisif dans cette crise".

Un Grand Bravo, Madame la Chancelière !!!

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20 juin 2009

L'arbre de la Pub ne monte pas jusqu'au ciel

Je m'étais étonné dans ce blog , dans un message du 28 septembre 2006,que tout le monde, des politiques aux médiatiques et aux industriels, semblait considérer que l'arbre de la Pub pouvait monter jusqu'au ciel et que l'on pouvait continuer à financer sans fin toute sorte d'activités à grand renfort de publicité.Canablog286_008

Jugez en plutôt. La quasi totalité des chaines de télévisions, en France et à l'étranger sont financées par de la publicité, y compris les chaines publiques jusqu'à ce que le Président, à la surprise générale, decide de s'en passer. La presse dite des gratuits, les 20 minutes, Metro et autre Direct Matin et Soir aussi. C'est le cas d' Internet, dont nous bénéficions pour des sommes dérisoires alors que, par derrière, c'est la Pub qui finance.Le sport lui même est financé par les publicités sur les stades, lors des retransmissions télévisées et par l'intermédiaire des produits dérivés.La téléphonie mobile enfin, de plus en plus au fur et à mesure qu'elle se rapproche du modèle des médias. Même la presse payante est financée en grande partie par la publicité.

Or, en ces temps de crise économique, ce beau modèle est ébranlé sérieusement.Les principaux annonceurs, dont l'industrie automobile, ne peut que diminuer ses dépenses publicitaires quand leurs ventes baissent. Et nous voiçi dans la spirale descendante dont il est si difficile de sortir.Les groupes de médias qui sont les intermédiaires entre les industriels et les chaines sont touchés par la baisse de la demande. Quand aux chaines, c'est double peine pour elles car à la baisse de la demande,se superposent la chute des prix qui en est la conséquence habituelle.

En dernier lieu,hélas, ce sont les restructurations en personnel qui constitueront la variable d'ajustement pour  retablir l'équilibre financiére de toute cette chaine de sociétés;

Il reste à espérer que la spirale reparte vers le haut, le plus tôt possible. Et peut être faudra t il se souvenir alors, dans le nouveau modèle économique des activités de médias à reconstruire, que l'arbre de la Pub ne monte pas jusqu'au ciel...

   

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19 juin 2009

Kyoto II: La bataille pour la repartition des efforts est engagée...

Nous approchons de la grande négociation sur la réduction des emissions de Gaz à Effet de Serre qui doit se tenir en Décembre à Copenhague et doit en principe se terminer par un traité dit Kyoto II qui définira les efforts de chaque pays pour réduire ses émissions et ainsi participer à la lutte contre le réchauffement climatique de la planète.Nous connaissons les positions des uns et des autres de par celles prises lors des négociations pour le traité de Kyoto dont je rappelle que les Etats Unis ne l'avaient pas signé et que certains pays, ceux en voie de développement dont la Chine et l'Inde, étaient exemptés.

La raison pour laquelle les Etats Unis n'avaient pas voulu signer, alors qu'ils étaient à l'origine des discussions de Kyoto, était justement l'exemption de la Chine et de l'Inde alors que ces pays sont de plus en plus des émetteurs considérables de CO2.

La position des pays émergents était, elle, que, n'ayant pas participé à la constitution du stock existant de CO2 dans l'atmosphère, ils ne voyaient pas pourquoi ils devraient accepter des objectifs contraignants de limitation d'émissions et limiter ainsi leur développement économique.Ce qui, incidemment et quoiqu'en disent les écologistes, montre bien que le réel problème qui empèche un accord rapide sur ce sujet est bien le lien existant entre activité économique et émission de CO2 et la peur de certains que la réduction des émissions ne se traduisent par une récession économique forte. Comme semble le prouver d'ailleurs la réduction des émissions dans cette période de crise économique.

Kyoto II doit être une occasion de rebattre les cartes de ce problème planétaire et de répartir à nouveau les efforts à faire pour réduire ce réchauffement (si du moins il est bien lié à l'activité humaine et pas aux caprices du soleil comme le pensent certains). Depuis Kyoto I, en effet, les choses ont bien changées. Les Etats Unis depuis Obama ont admis qu'il fallait qu'eux même, premier pays émetteur de CO2 en 2006,entrent dans la danse des efforts de réductions drastiques si on voulait maitriser la température de la planète. La Chine vient de passer devant les Etats Unis comme plus gros émetteur de CO2 de la planète mais reste largement derrière les grand pays industrialisés en émission unitaire par habitant du fait de l'énormité de sa population. Elle semble néanmoins, comme l'Inde et les BRIC en général, consciente qu'elle se doit de participer à l'effort commun.

Bref , nous approchons d'une négociation qui sera sans nul doute sevère pour déterminer et trouver un compromis acceptable par tous sur les efforts à faire par chaque pays. La réunion préliminaire à celle de Copenhague a montré la violence potentielle des affrontements et s'est terminé par un échec. Nous voici donc dans une période de préparation de ces négociations dans laquelle chaque pays se prépositionne pour faire connaitre les efforts qu'il est prêt à faire et ceux qu'il n'est pas prêt d'accepter. Un peu comme, avant un match de boxe, chaque adversaire essaye de montrer sa force dans des déclarations guerrières pour influencer l'adversaire et le mettre dans une position de faiblesse psychologique.

C'est exactement ce qui vient de se passer en Asie entre Chine et Japon.Le Japon vient, en effet, de dévoiler ses propositions d'engagements de réduction d'émission de Gaz à Effet de Serre. L'engagement japonais, que son Premier Ministre Taro Aso estime très ambitieux, vise à réduire les émissions du pays de 15 pct entre 2005 et 2020 par rapport au niveau d'émission de 2005.Les objectifs etant exprimés en réduction d'emissions de 1990 à 2020 et pas 2005, l'équivalent de cet objectif annoncé de 15pct sur la période 1990/2020 est seulement de 8pct sur 1990/2020. Pas de quoi effectivement tomber d'admiration quand on sait que l'Union Européenne a d'ores et déjà pris comme objectif une diminution d'émission 1990/2020 de 20 pct.

La Chine a aussitot exprimé sa désapprobation d'un objectif aussi faible et a déjà donné un chiffre que, selon elle, les pays industrialisés devraient se fixer comme objectif de réduction d'émissions. Il est, tenez vous bien, de 40pct  à atteindre en 2020 par rapport à celles de 1990 asssorties d'une contribution de la part des pays industrialisés d'un financement de l'ordre de 0.5 à 1pct de leur PIB pour aider les pays émergents à atteindre les leurs tout en continuant à se développer!!! Le double de l'objectif de l'Union Européenne et 5 fois plus que celui que le Japon vient d'annoncer, sans compter la contribution financière! C'est dire que l'écart entre ce que les pays industrialisés trouvent acceptables et ceux que les BRIC souhaiteraient qu'ils se fixent est énorme. Par ailleurs, au dela des 2020, la Chine a exprimé que c'est une diminution d'émissions de 80 pct sur la période 1990/2050 que les pays industrialisés devraient se fixer là où ces derniers envisagent seulement 40pct.

La différence, bien sur, tient au dévéloppement économique que les uns et les autres veulent atteindre pour les BRIC ou conserver pour les pays développés.Le Premier Ministre japonais a d'ailleurs exprimé qu'il serait irresponsable pour son pays et lui même d'aller au dela des 8pct qu'il annonce sans affecter sérieusement son industrie et le public.Tout transfert d'un pourcentage d'effort de réduction d'émission d'un pays ou d'une partie du monde vers une autre est un transfert de Produit Industriel Brut et donc d'activité économique

En même temps que des discussions préparatoires se tiennent à Bonn pour préparer Copenhague, une délégation américaine est allé "tater le terrain" directement en Chine pour discuter de ce qui pourrait être acceptable pour ces deux plus gros émetteurs de CO2 de la planète avec 40 pct des émissions mondiales à leur compte. La délégation américaine est repartie fortement déçue en depit de paroles lénifiantes sur le rapprochement des positions. Pour les Chinois, qui savent prendre des positions très dures avant toute négociation, la chose est simple: les pays industrialisés doivent payer pour les années pendant lesquelles ils ont développés leurs industries et pollué l'environnement car les victimes du rechauffement climatiques résultant seront ...les pays émergents.

Inutile de dire que les négociations de la fin de l'année à Copenhague vont être très difficiles, en particulier pour les pays industrialisés. Pour avoir eu moi même l'expérience de ce type de négociations commerciales, je ne suis pas convaincu que la position de l'Union Européenne qui a déjà annoncé la couleur, ne nous mettra pas immédiatement en position de victime désigné pour prendre à notre compte la maximum d'effort.On part d'une position de réduction d'émission de 20pct et on termine, après de dures et longues discussions, à 25 pct plus 0.5pct de notre Produit Interieur Brut comme aide aux pays émergents. Allez on parie?

A suivre de prêt, car c'est de notre avenir économique à tous dont nous allons discuter à Copenhague...   

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18 juin 2009

Obésité: Alli va bien, merci.Mais les clients?

Vous avez suivi dans ce blog, la déconfiture de Sanofi-Aventis et de son produit antiobésité, l'Accomplia. J'avais eu l'occasion de vous parler du produit concurrent de GlaxoSmithKline, Alli, peut être baptisé ainsi par référence à Ali Baba, le personnage du conte des Milles et Une Nuits, Ali Baba et les 40 voleurs.

Vous avez remarqué sans doute les publicités qui en ont été faites sur les abribus et dans les journaux, féminins en particulier. Bref un lancement de grande ampleur comme pour un parfum. Sur le plan technique, il s'agit que d'une copie à demi dosage d'un vrai médicament contre l'obésité, le Xénical, que l'on ne peut lui obtenir que sur ordonnance. Il bloque l'absorption des triglycérides dans l'estomac qui sont evacué dans les selles. Inconvénient, des ennuis intestinaux( impériosité des selles),des gaz et de l'incontinence fécale. Bref à n'utiliser que dans les vrais cas d'obésité sévère.

Est il bien prudent de la part des autorités sanitaires européennes et françaises d'avoir accepté la commercialisation d'un tel produit sur une grande échelle et très médiatisé? Je n'en suis pas certain et rien n'empéchera un client( dans ce cas ce n'est plus un patient) de doubler la dose.Par ailleurs, il ne semble pas adapté vraiment aux petits problèmes de surpoids pour lesquels nos contemporains et contemporaines vont le prendre. En tous cas,GlaxoSmithKline, lui, semble très content des premières ventes avec beaucoup de demandes de renseignement et des pharmacies en rupture de stock içi et là dès les premiers jours de commercialisation.Des ventes initiales qui confirme les espérances de GSK: En vendre entre 15 et 20 millions d'euros en France cette année

L'Affsaps a annoncé une surveillance accrue des effets du produit. C'est bien le moins qu'elle puisse faire! Je trouve personnellement curieux que l'on prenne de tels risques non pas pour la santé mais pour le confort des acheteurs et de leurs entourage pour un résultat que l'on sait plutôt dérisoire et qui ne supprime pas le besoin d'un régime basse calories.

C'est à croire que la santé de GSK passe avant celle de ses clients !

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17 juin 2009

Pourquoi la crise du lait?

Vous vous demandez peut être, comme moi, pourquoi nous assistons à un crise sévère de la production de lait alors que vous pensiez que le lait est un produit qui voyage très peu, entre les fermes qui le produisent, le camion qui en fait le ramassage et la laiterie voisine qui l'utilise. Vous pensiez peut être que les médias vous l'expliqueraient. Si vous êtes comme moi, vous n'avez vu nulle part aucune expliquation technique à cette baisse alors que le lait ne semblait pas à priori pourvoir être concurrencé par des importations.

Je crois avoir compris ce qui s'est passé. Le lait a été remplacé au fil des ans dans de nombreuses utilisation en...poudre de lait. 90pct plus lègère que le lait correspondant puisquon en enlève l'eau, elle est devenue susceptible de voyager,et donc de faire l'objet d'échanges internationaux sur un marché international forcement infiniment plus compétitf que le marché français. Il parait que le leader de ce marché est...la Nouvelle Zelande dont  une énorme coopérative appelée Fortuna procède tous les mois à un appel d'offre pour ses productions. Elle représente à elle seule 40pct des échanges mondiaux.

Or, d'après le dernier appel d'offre, les prix de la poudre de lait ou du beurre ne sont pas prêt de remonter. Ils sont même en baisse de 12 pct par rapport à ceux du mois précédent à 1814 dollars/tonne et de 14pct pour livraison fin d'année 2009.

Mais la poudre de lait n'est qu'un intermédiaire. Si la demande en est en baisse c'est que la demande des produits laitiers finis est en forte baisse et en particulier les produits chers, yaourts aux fruits ou certains fromages. Les Etats Unis sont annoncés étudier un renforcement des subventions de ses propres productions à l'exportation ce qui ne manquera pas de susciter des représailles européennes.

La crise est donc loin d'être finie, les producteurs de souffrir et nous de financer les aides(méritées) à cette profession.

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16 juin 2009

La température vous gène? Cassez le thermomètre!

C'est exactement ce que notre Ministre des Finances, Christine Lagarde, demande à l'Europe face à la montée des déficits en Europe mais aussi en France. Elle propose en effet que l'endettement supplémentaire du à la crise soit identifié comme tel et séparé de l'endettement " normal", celui qui résulte du déficit de l'exécution des budgets des états en France et dans les autres pays membres de l'Union Européenne.

Pour nous qui sommes les mauvais élèves de l'Union avec 1400 milliards de dettes et plus de 60pct de notre Produit Intérieur Brut annuel, ce qui équivaut à des dépenses budgetaires 20pct plus élevées que les recettes(!!), ce serait un soulagement par rapport aux engagements que notre Président d'alors, François Mitterrand, avait pris en signant le traité de Maastricht. Ca ne changerait rien par contre à cette dette et surtout aux remboursements que nous devons effectuer pous les ans pour les intérets et le remboursement du capital des prets que nous avons fait pour la contracter.

"Service de la dette", commer on l'appelle en termes budgétaires, qui se monte à peu de chose près aux recettes globales de l'impot sur le revenu !!!. En d'autres termes, sans endettement, nous pourrions supprimer l'impot sur le revenu.

Madame Lagarde sait bien tout ca ainsi que tous nos dirigeants de droite comme de gauche. Pourquoi éprouvent ils le besoin  de nous cacher la vérité et de nous faire croire que nous sommes un tout petit peu moins endetté que nous ne sommes dans la réalité? D'autant que pour une fois, personne ne leur reprochera les mesures qu'ils ont prise pour sauver le système bancaire et soutenir l'économie. Au contraire l'opposition elle même leur en demandait plus.

Est ce parce que nous sommes supposés toujours aussi ignorant du fonctionnement de l'économie? Ou parce ce que, en démocratie, il faut toujours ne pas donner le flanc à la critique de l'adversaire et paraitre faire quand on ne sait pas faire justement? Je ne sais. A moins que ce soit parce qu'il faudra présenter notre économie sous ses plus beaux atours quand il faudra trouver des prêteurs pour combler le trou de nos déficits?

Le monde financier commence en effet à s'inquiéter de l'énormité des déficits des grands pays industrialisés, à commencer par les Etats Unis, avec le double effet de rendre plus competitifs(=plus cher) les appels d'offres pour lever des fonds et de faire baisser la bourse au moment où elle commence juste à reprendre espoir.

C'est surement le soucis de ne pas casser les signes de reprise économique qui apparaissent içi et là qui justifie que Christine Lagarde veuille casser le thermomètre du compte d'exploitation du pays et de l'Union Européenne. La Commision de Bruxelles, aux motivations certes moins politiques, ne semble pas avoir été ébranlée par cette demande. Il est vrai que s'il fallait répondre à toutes les demandes qui arrangent les affaires intérieures des uns ou des autres dans une union à 27 membres, on n'en sortirait pas...

A suivre donc      

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15 juin 2009

Téléréalité: c'était bien un travail!

La saga du statut social des soit disant concurrents aux émissions de Téléréalité est en voie d'être résolu suite à un jugement de la Cour de Cassation du 3 juin sur le différent opposant Glem, la société productrice de l'Ile de la Tentation et filiale de TF1, à un des anciens participants à cette émission. Pour plus de détails sur la genèse de l'affaire, je vous invite à vous référer à un article de ce blog du 28 avril 2009.

La question centrale à laquelle vient de répondre la Cour de Cassation est de savoir sil s'agissait bien d'un jeu ou d'un travail comme le prétendait le candidat et l'avait entériné la Cour d'Appel de Paris en Fevrier 2008. Il s'agit bien d'un travail et pas d'une participation à un jeu! La Cour de Cassation en a jugé ainsi du fait du contrat entre le réalisateur de l'émission,Glem devenu depuis TF1 Productions, et les participants qui prevoyait que les dits participants étaient à la disposition de la production quasiment 24hrs/24.Il existait donc bien un lien de subordination entre le candidat/participant et un producteur qui controlait l'éxécution de l'émissison, donnait des ordres au candidat, voire pouvait le sanctionner d'éventuels manquement à son contrat.

La suite,c'est la Cour d'Appel devant laquelle est renvoyé l'affaire, qui va l'écrire pour remettre en droit les commentaires de la Cour de Cassation.

Les producteurs de l'émission n'ont pas tout perdu car la Cour de Cassation a reconnu leur bonne foi face, effectivement, à la vacuité de la loi dans ce domaine et donc a cassé la condamnation pour "travail dissimulé" au titre duquel il avait été condamné à verser 16 000 euros au "candidat" plaignant sur les 27 000 de la condamnation totale.

Dans l'avenir donc, vous saurez que ces émissions ne sont que des scénarii d'émissions spectacle dont la trame et la fin ont été écrit d'avance par les scénaristes et mis en images par des salariés classiques qui ne sont même pas des acteurs puisque la reconnaissance de cette qualification leur a, par contre, été refusée par la Cour. C'est évidemment bien moins "glamour" pour les spectateurs que de croire à l'histoire qui se déroule sous leur yeux !!Vous saurez donc que si X... trompe Y... et se met avec Z,.., ce n'est plus la manifestation d'un coup de foudre mais le bon vouloir du producteur, que le vainqueur de la Starac a été plus ou moins désigné par le producteur et que les ébats dans l'eau de telle strip teaseuse étaient tarifés .

Ca risque donc d'affecter l'audience de ce type d'émission qui était jusqu'à présent un secteur porteur des émissions télévisuelles.

Autre élément qui sera par contre fortement affecté, c'est le cout des émissions car pour être en règle avec le code du travail il faudra prévoir des horaires fixes, des temps de repos, des heures supplémentaires etc qui risquent de rendre en loi française, le tournage difficilement réalisable et plus couteux et d'affecter la spontanéité des candidats.

L'avenir dira si la téléréalité y survivra ou si, là aussi, on délocalisera vers des contrés plus accueillantes de ce point de vue là. Heureusement pour nous notre langue, peu parlée dans le monde , reste une parade efficace...

 

Posté par CaDerange à 07:35 - Social - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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