CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

14 novembre 2009

La Chine-Afrique en plein essor !

AA_014Chacun sait que la Chine est à l'affut de ressources énergétiques et minières pour alimenter son formidable développement économique pour les decennies à venir.

Or l'un des continents les plus riches en ressources naturelles tout en ne sachant pas nécessairement en faire bon usage pour le bonheur de ses peuples( cf le diamant qui a alimenté et alimente guerres et tueries sur ce continent) est l'Afrique. Un continent sur lequel les anciennes puissances coloniales étaient fortement implantées jusqu'à ce qu'elles deviennent plus regardantes sur le respect des droits de l'homme avant d'accorder des prêts à tel ou tel dictateur.

Des états d'âmes que la Chine n'a pas comme elle vient encore de le prouver en accordant un prêt de 7 milliards de dollars à la Guinée Conakry au lendemain même des émeutes qui ont ensanglanté le pays(150 morts).L'excuse officielle pour un tel comportement est que "la Chine est le plus grand pays en développement tandis que l'Afrique comprend le plus grand nombre' de pays en développement". L'excuse de la solidarité des pays en développement en quelque sorte.

Sur ces dix dernières années, ce sont pas moins de quatre grande tournées du Président Hu Jintao qui se sont succédées en Afrique couronnées en 2006 par un sommet sino-africain à Pékin très apprécié.En même temps sur le plan économique les échanges sino-africain ont décuplé. Ils ont atteint l'année dernière 107 milliards de dollars soit plus que les échanges avec les Etats Unis ! Il est vrai que l'offre chinoise de produits et d'équipements à bas prix est particulièrement bien adaptée aux conditions économiques qui prévalent sur le continent africain.

En même temps la Chine investit en Afrique sous forme de routes, ponts et infrastructures là où l'occident à laissé tomber pour les raisons ci dessus. Même la Banque Mondiale reconnait que ces investissements massifs chinois contribuent à la réduction de la pauvreté dans les pays que nous avons "mis au banc" de l'humanité alors que leurs habitants ne sont pas pour grand chose dans les errements de leurs dirigeants.Seul bémol à ces investissements ils se font souvent grace à du personnel chinois importé sur place et ne créent donc pas ou peu d'emplois

Coté importations de produits africains par la Chine, c'est moins glorieux avec 56 milliards de dollars d'importation dont 39 milliards de ..petrole.   

Cette année le sommet Sino Africain qui vient de se dérouler a eu lieu en Egypte à Charm El Sheikh en presence de représentants de 49 pays africains.Il s'est terminé apparemment dans la satisfaction la plus complète avec l'annonce par la Chine qu'elle allait accorder au continent africain pour 10 milliards de dollars de crédit bonifiés.Il s'est traduit par un plan d'action détaillé pour "approfondir les relations commerciales et industrielles". En réponse à quelque critiques sur le comportement de ses entreprises,la Chine leur a demandé d'assumer davantage de responsabilités sociales sur le continent et d'y créer des emplois.

Enfin, coup de pied de l'âne sans doute mérité, le texte demande à la communauté internationale d'accorder une importance particulière à l'impact négatif de la crise sur les pays en voie de développement..

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13 novembre 2009

Pan sur le Bec pour la SNCF !

La SNCF n'a pas de chance. A trop en demander, on peut s'attirer finalement des réponses désagréables.

Ainsi en est il des critiques émises maladroitement par les responsables de la SNCF sur le cout du passage sur le réseau ferré français et sur son augmentation au fil des ans. Comme si la SNCF à la mémoire courte avait oublié qu'elle avait été sauvée de la faillite par la décision de gouvernement de l'époque et des parlementaires de separer la SNCF ancienne en deux entités, l'une héritant du réseau et des dettes( 27milliards à ce jour) RFF et l'autre, la SNCF nouvelle,allégée de ses dettes et supposée pouvoir enfin rentabiliser l'exploitation, le tout au frais ....des contribuables.

Alors, considérer comme Monsieur Azema, Directeur Général en charge de la stratégie, que "C'est logique que l'Etat paye car celui qui a voulu le réseau actuel, c'est le Parlement", c'est oublier que les français,-car l'Etat ce sont les français-, payent déjà et depuis longtemps et surtout ne voient pas venir l'allègement de leur fardeau.Et qu'ils ne voient pourquoi ils devraient éternellement financer un société et son personnel qui, même débarrassée de ses dettes, n'est pas parvenu en plus de dix années à devenir largement bénéficiaire. Considérer comme le fait Monsieur Azema, que "c'est une vue de l'esprit de dire que le système ferroviaire peut s'autofinancer" est tout bonnement scandaleux.

Monsieur Bussereau, Secrétaire d'Etat en charge des transports, lui a répondu à l'occasion d'une audition par les Commissions des Finances et du Développement durable qu'il n'était pas question de remettre en cause la hausse des péages car elle est essentielle à l'effort de renovation et regénération du réseau necessaire pour diminuer les émissions de l'activité transport en France. Et que donc il appartenait à la SNCF de travailler sur l'augmentation des recettes par le développement commercial et une politique de prix adaptée et sur la productivité de son exploitation.Une suggestion qui rejoint celle que je faisais moi même dans un message du 22 octobre dans lequel je m'étonnais qu'aux tarifs pratiqués dans certain cas, la SNCF puisse ne pas vendre à perte.

Autre "Pan sur le bec comme on dit au Canard Enchainé", la critique par l'Autorité de la Concurrence de l'attitude de la SNCF pour freiner voire empécher la concurrence en conservant la haute main sur l'exploitation des gares. Car dans le partage desz actiufs de la SNCF ancienne entre RFF et la nouvelle SNCF, celle ci avait conservé la propriété des gares. Or dans un système ferroviaire ouvert comme celui qui se met en place, conserver la maîtrise des gares permet, aidée par des syndicats  viscéralement opposée à toute concurrence, de dresser toutes sortes de barrières à l'arrivée des nouvelles compagnies. Un peu comme si l'aérogare de Roissy était encore exploitée par Air France!

La dite autorité avait suggérée que la SNCF filialise la gestion des gares dans une société indépendante, ce qui outre la facilitation de l'accueil des passagers des nouveaux entrants, aurait permis également de les transformer en galeries commerciales attractives comme c'est le cas désormais dans beaucoup de gares dans le monde. Croyez vous que la SNCF entendit cette suggestion? Que nenni! Elle décida simplement que la gestion des gares deviendrait une entité séparée mais toujours au sein de la SNCF et reportant au directeur général.Une manière d'ignorer de manière sans doute trop démonstrative ces recommendations et de donner corps aux inquiétudes de la concurrence actuelle ou futures.

Autre plainte anti concurrentielle, celle de la Deutsche Bahn qui s'étonne que la SNCF puisse, comme elle vient de le faire, demander officiellement à bénéficier de "sillons" Outre Rhin pour opérer des liaisons de voyageurs interrégionales à partir de fin 2011 alors qu'elle même ne pourrait bénéficier de la contrepartie. L'Allemagne en effet a decidé de libéraliser le transport interrégional de voyageurs après l'avoir fait pour le transport régional, ce qui permet à Kéolis,filiale de la SNCF,d'avoir dejà une présence significative en Allemagne et de bientot pouvoir l'augmenter dans le domaine interrégional.En sens inverse, pas de libéralisation semblable en France et donc d'une possible réciprocité pour la Deutsche Bahn.

Dernière plainte,celle des Chemins de Fer italiens( Ferrovie dello Stato, FS) qui doivent ouvrir dès l'ouverture du marché français à la concurrence le 13 décembre une ligne Rome Milan Paris et qui s'étonne, disent ils, de la difficulté à obtenir toutes les autorisations. Peut être s'agit il d'intox de la part de FS mais comme dans la fable sur Pierre et le Loup, la crédibilité de la SNCF en terme de receptivité à l'ouverture  à la concurrence étant très limité,il lui est difficile d'être cru quand elle objecte de limites techniques des matériels de Trenitalia.

A suivre sans aucun doute...      

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12 novembre 2009

Les jeunes et l'information approfondie: c'est une question de coût!

Frédéric Mitterrand, après un début difficile à la Culture, vient de trouver une bonne idée, ou tout au moins de l'entériner si elle était déjà dans les tuyaux: Offrir aux jeunes un accès gratuit à l'information écrite et commentée.

Il vient en effet, depuis le 30 octobre, d'offrir l'abonnement gratuit, une fois par semaine pendant un an, à un quotidien, aux jeunes de 18 à 24 ans qui en ferait la demande auprès des journaux de leur choix. Le tout dans la limite de 200 000 abonnements offerts et en en partageant le coût (10 millions d'euros) moitié moitié avec la profession.

La campagne baptisée "Mon journal offert", a battu tous les records avec 170 000 abonnement déjà enregistrés en dix jours et avec bon nombre de journaux ayant d'ores et déjà épuisés le quota d'abonnement qui leur avait été alloué. Les 200 000 abonnements avaient en effet été répartis au prorata de la diffusion de chaque journal, soit 11280 pour le Figaro, 9700 pour le Monde,2846 pour Libération etc.La plupart des journaux nationaux, grands gagnants de la campagne, ont été pris d'assaut par des demandes supérieures de 30 pct voire plus aux quotas fixés. Le record étant détenu par le International Herald Tribune qui a depassé 14 fois son quota de 650 abonnements!

Au point que les partenaires, le Ministère de la Culture et le syndicat de la Presse Quotidienne Nationale, SPQN, envisagent aujoud'hui d'aller au dela des 200 000 abonnements prévus.

Ce qui est plus particulièrement rassurant c'est que, alors qu'on les présentaient comme peu intéressés par l'information de fond, l'économie, et la presse écrite, les jeunes viennent de démontrer qu'ils ont soif de comprendre comment fonctionne le monde dans lequel ils essayent de s'insérer.

Un grand bravo pour eux ,pour le SPQN dont on espére que ce superbe résultat va remonter le moral et à Frédéric Mitterrand qui a trouver une dépense "culturelle" qui atteindra pour une fois un vaste population, au vu et au su de tous.   

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11 novembre 2009

Corruption en Afghanistan: Merci Monsieur Gordon Brown !

Hamid Karzai a été péniblement reélu par défaut comme Président de l'Afghanistan, son concurrent, après un scrutin entaché de fraudes, ayant déclaré forfait. Depuis, il n'est pas un jour que l'on ne nous parle,- enfin direz vous- , de la corruption du régime et du pays. Même le propre frère du Président est soupçonné d'être l'un des maître d'oeuvre et bénéficiaires de la corruption dans ce pays. La corruption est malheureusement une constante forte dans beaucoup de pays du tiers monde et il n'est pas surprenant que l'Afghanistan y soit également confronté. La différence reste que néanmoins la communauté internationale via l'ONU y a deployé massivement des troupes pour en chasser les talibans et combattre le terrorisme dont c'est la base première et le refuge et pas pour engraisser la famille Karzai et tous ceux qui profitent de la corruption à titre personnel, familial ou ethnique.

Gordon Brown vient d'adresser à Hamid Karzai la plus forte mise en garde émise depuis longtemps contre la corruption,quelques jours après que 5 soldats britanniques aient été tués par un officier de police afghan qu'ils soutenaient.Je cite "Tristement, le gouvernement Afghan est devenu synonyme de corruption.Je ne suis pas prêt à mettre en jeu la vie de soldats britanniques pour aider un gouvernement qui ne combat pas la corruption". Une intervention faite à quelque jours seulement de la décision que doit prendre Barack Obama d'envoyer 40 000 hommes supplémentaires en Afghanistan et qui peut donc l'influencer.

Un bémol néanmoins à cette déclaration. Gordon Brown, je cite à nouveau,rappelle que " Si l'insurrection des Talibans réussit en Afghanistan, Al Quaida traversera à nouveau la frontière pour se réétablir dans leurs bases afghanes et préparer et lancer à nouveau des attaques contre le reste du monde. Nous ne pouvons pas et ne devons pas partir d'Afghanistan et nous n'en partirons pas".Merci Monsieur le Premier Ministre britannique de cette mise au point.

Et nous français également engagés en Afghanistan et dont un certain nombre de soldats y ont déjà laissé leurs vies, avons nous, nous aussi, "tiré les oreilles" d'Hamid Karzai? Tout à fait différemment puisque Bernard Kouchner, une journée avant la critique de Gordon Brown avait dit: "Karzai est Corrompu? OK."Mais la corruption est endémique en Afghanistan et "il est notre homme.Si nous voulons avoir une chance de vaincre le terrorisme,nous devons au contraire renforcer sa légitimité"

Une déclaration réaliste et diplomatique, c'est vrai, mais avons nous une chance de combattre la corruption dans le camp de Karzai,- le notre finalement-, si nous l'absolvons aussi facilement?

NB Vous trouverez ces informations dans les journaux de langue anglaise. Il ne me semble pas les avoir vues, du moins la position française, dans les journaux français. Il est vrai que nous avons d'autres chats à fouetter, sans doute plus importants, par les temps qui courent...   

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10 novembre 2009

Etat: Qu'il est difficile de restreindre ses dépenses !

Nous assistons en ce moment aux douleurs affreuses que suscite un très modeste serrage de ceinture dans les dépenses de l'Etat. Pour les politiques s'entend car en tant que contribuables ou consommateurs nous savons depuis longtemps ce que cela coute de devoir restreindre ses dépenses et son niveau de vie.

C'est ce qu'il faut voir dans les tentatives des sénateurs,- que je vous avais annoncées-, pour revenir sur le nouvelle taxe professionnelle et sur la part de cette taxe qui est accordée aux collectivités locales. Eh oui Monsieur Raffarin, en lancant la régionalisation vous saviez fort bien comme représentant des collectivités locales que vous ouvriez en même temps le robinet des dépenses. A commencer par celles de tous ces superbes et couteux Hotels de région que tous les français ont pu remarquer partout sur le territoire.Vous en avez immédiatement profité pour vous batir vos petits empires régionaux en empruntant dans un premier temps car c'est ce qui se voit le moins.

Evidemment,quand on s'est lancé dans de grandes dépenses, c'est très désagréable d'être mis soudain à la portion congru. ll vaudrait mieux maintenir sa part inchangée et charger la mule des entreprises. Car c'est de cela qu'il s'agit dans le système de vase communicant que notre budget constitue. Si ce n'est pas moi, collectivité locale, qui diminue mes dépenses, ce seront les entreprises de mon secteur qui devront payer plus et être moins compétitive pour vendre leur produits.

Autre exemple celui de la défense des privilèges accordés par le fisc à nos grands sportifs que leur Ministre, Rama Yade, charmante au demeurant,defend à toute force. Peut être Madame la Ministre devrait elle nous dire, si elle souhaite maintenir la prime au mollet de nos champions et de leurs clubs, auprès de quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s), elle compte récupérer l'argent qu'elle veut maintenir dans l'escarcelle de nos champions?

Autre débat tout aussi symptomatique de la culture de la dépense de nos hommes politiques, la quasi pétition(!!) signée par 63 députés UMP pour un grand emprunt pouvant aller jusqu' à 100 milliards.Des députés qui seraient désolés de ne pas aller aussi loin car cela voudrait dire que "nous manquons de projets de qualité", nous disent ils.A voir toutes les demandes faites par nos hommes politiques et mentionnées içi et là dans la presse, je ne pense pas que nous manquerions de projets.Mais considérer que l'on fait un grand emprunt à 100 milliards d'euros dans un pays qui accuse une dette de 1400 milliards d'euros pour le plaisir d'aligner les "projets" me parait ahurissant. Ce ne sont pas des projets pour le plaisir d'aménager le territoire que l'on cherche à ce niveau d'endettement , mais des projets concrets, qui produisent des services ou des marchandises qui se vendent et rapportent de l'argent au pays, au minimum pour rembourser le capital et les intérêts des sommes empruntées pour les réaliser.

Une notion, celle de la rentabilité d'un projet dont nos hommes politiques ignorent même la manière de la calculer.Un exemple? Celui des travaux engagés dans le cadre du plan de relance qu'un rapport de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale épîngle justement ces jours çi pour lesquels il n'était pourtant demandé qu'un indicateur de performance,- qui n'est pas un rentabilité- et qui n'est quasiment jamais renseigné dans le rapport de Ministre de la Relance.Alors une rentabilité, vous pensez?

Passons sur les installations somptuaires de la Halde, dont Monsieur Schweitzer nous dit, aujourd'hui qu'elles lui ont été imposée  mais qui ne s'en est néanmoins jamais plaint. Et que dire de l'idiot congénital qui aurait signé un bail sans possibilité de sortie? Le propriétaire des lieux doit encore en rire.

Arretons là cette liste à la Prevert de gabégies de tous types. Comment voulez vous qu'avec un personnel politique aussi ignare des choses de l'argent et de l'intérêt public nous puissions faire autre chose que de nous endetter année après année? Heureusement pour eux ils sont largement payés car sinon je ne sais pas comment ils y arriveraient!

Une chose est sure. Français, attendez à devoir payer cette gabegie généralisée, et très cher. Ca a d'ailleurs déjà commencé avec les impots locaux. A suivre hélas...   

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09 novembre 2009

Mur de Berlin:Merci Gorbatchev.

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1969. Un tournant décisif pour la liberté des peuples, pour la paix dans le monde et en Europe en particulier,pour la réunification de l'Allemagne et pour la construction de l'Union Européenne.Et la fin d'une bataille des idées qui durait depuis 1917, entre le système capitaliste et le système collectiviste, qui s'est soldée par une écrasante victoire du capitalisme sur le collectivisme mais aussi par la disparition programmée de l'idéologie marxiste et de l'espoir qu'elle constituait dans le monde pour beaucoup de peuples.

Nos médias, écrits ou parlés, ont, cette fois, bien joué leur role de présentation de l'histoire de cette période, encore très proche de nous, et de ses protagonistes ainsi que des ressorts qui l'ont provoqués. Qu'en ai je retenu?

  • Le très lourd poids de la défaite allemande et du partage des territoires au sortir de la seconde guerre mondiale.
  • Le repliement sur soi même et sur ses territoires de l'Union soviétique et la mise en place de la guerre froide entre Est et Ouest, l'omniprésence des forces policières, de l'armée et l'horreur des systèmes de controles des "pensées" et de la Stasi.
  • La différence d'évolution économique et politique entre les deux nations soeurs à l'Est et à l'Ouest dont l'une se releva rapidement tandis que l'autre s'enfonçait chaque jour un peu plus dans la dictature, l'autocratie du parti et de la Stasi et les avatars des plans que personne n'a jamais réussi à tenir
  • Le fait que les premiers craquements dans le système étaient apparus plus tôt qui nous ne le pensions avec de grandes grèves en Allemagne de l'Est avant de se propager à d'autres pays du bloc soviétique et d'y être combattu par la force.
  • La très grande importance de l'action personnelle de Gorbatchev pour cette évolution du communisme vers la liberté et l'économie de marché. Le tout au risque d'être lui même renversé .Bravo
  • Les énormes souffrances que les Allemands de l'Est ont eu à supporter durant toute cette période. Fallait il avoir souffert et avoir du courage pour essayer de fuir par tous les moyens son pays, souvent au péril de sa vie!
  • Le laisser faire des pays occidentaux qui avaient bien d'autres chats à fouetter et ne se sentaient pas de taille à affronter la puissance militaire de l'Union Soviétique de l'époque;
  • Le rôle de la Hongrie qui en ouvrant sa frontière avec l'Autriche a été la première à "renverser le mur" avant même qu'il ne soit effectif à Berlin. Merci à la Hongrie

Après la chute du mur, s'est enclenché dans l'année qui a suivi, la réunification des deux Allemagnes qui a été le plus grand bouleversement politique et territorial de l'après guerre. La aussi ce fut la conjonction de très grand hommes d'Etat en poste alors en Allemagne, Helmuth Kohl, en France( François Mitterrand), aux Etats Unis(George Bush père) et en Union Soviétique( Gorbatchev) qui permirent "sans casse" un telle réunification.Tout est bien qui finit bien, même si l'Allemagne de l'Est n'a pas encore réussi à combler son retard sur celle de l'Ouest.

Ce qui parait étonnant néanmoins, à la vue de ces images et des souffrances endurées, c'est qu'il existe encore des pays communistes, Cuba, Corée du Nord, et quelques autres dans lesquels ces souffrances infligées aux populations existent toujours à l'identique et dans lesquels le niveau de vie n'a que très peu progressé en plus de 50 ans.

C'est aussi que dans des pays développés comme le notre, il existe toujours un parti communiste, des militants de ce parti et ...des électeurs à raison de 3/5 pct des populations de notre pays en tous cas. Comment peut on encore être communiste quand on vient de voir les souffrances que cette idéologie à infligées aux populations?

Madame Buffet, irez vous aux cérémonies qui fèteront la chute du Mur?

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08 novembre 2009

La Thérapie Génique, une technique OGM acceptée?

Une annonce incroyable aujourd'hui: c'est grace à un virus modifié du SIDA que l'on arrive à soigner une maladie génétique du cerveau dont je n'ai pas retenu le nom et qui touche les enfants. Une victoire de la recherche médicale française que la télévision célèbre à juste titre aujourd'hui.

On nous dit que c'est en utilisant la capacité de ce virus d'introduire de l'ADN dans les cellules mais en le modifiant pour lui oter sa dangérosité tout en conservant sa capacité de pénétration que les chercheurs ont réussi à battre cette maladie.Les effets d'un tel traitement restent à confirmer mais quelle victoire extraordinaire déjà!

En parallèle, les Ministres européens de l'agriculture se sont entendus pour maintenir l'interdiction d'importation de trois nouveaux maïs OGM alors que l'Union est à court de soja pour assurer l'alimentation animale et est donc obligé d'en importer, modifié génétiquement bien sur, des Etats Unis ou du Brésil pour nourrir le betail.Ces courageux Ministres ont donc laissé la responsabilité d'autoriser l'importation de ces trois maïs nouveaux à la Commission Européenne qui vient effectivement de le faire.

D'un coté donc on repousse la technologie OGM pour les semences largement utilisée partout dans le monde et de l'autre on s'enthousisame pour les résultats d'un traitement utilisant la même technique mais appliquée à un virus que l'on ne sait pas soigner, celui du Sida.

Logique où es tu?

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07 novembre 2009

Manque d'Electricité:Insuffisances du service public ou internalisation trop rapide d'EDF?

S'il est une affirmation( gratuite) qui court les ondes et les médias, c'est que le Service Public est le top du top, le meilleur de ce que, en tant que "usagers", vous pourrez jamais obtenir des services ou fournitures fournis par des sociétés, qu'elles soient publiques ou privées. Comme s'il suffisait d'être une administration pour qu'automatiquement les employés de cette administration se sentent investis de la mission sacrée de fournir ses services à l'entière satisfaction des usagers. A contrario, tout service fourni par une société privée est entachés du péché congénital d'être assorti d'un "profit", vocable détestable qui signifie l'exploitation de l'homme, employé ou client, au profit de l'homme actionnaire.

Ca n'est pas nécessairement l'avis du client mais ceux qui en parlent dans les médias, syndicalistes ou hommes politiques, ignorent cet avis et ne veulent surtout pas entendre parler de mesurer cette satisfaction éventuelle alors qu'elle ne pourrait que faire progresser la qualité de ce service en faisant connaitre les attentes de ces clients et en y sensibilisant le personnel du Service Public.

Qu'attendons nous du Service Public de l'EDF notre électricien national? Qu'il nous fournisse sans défaut,en tout temps et en tout lieu, en quantité suffisante et à un prix compétitif l'électricité dont nous avons besoin pour nous éclairer, nous chauffer, faire tourner nos équipements ménagers, notre télévision et désormais notre internet, ainsi que des services essentiels comme les trains, le metro etc.AA_011

Or que nous dit on dans les journaux ces temps çi? Que EDF allait devoir importer cette année des quantités considérables d'électricité pour pouvoir passer les pics de la demande et ce même si la température se montre clémente cette hiver !!.Alors que cela fait des années que la France est exportatrice nette d'électricité, grace, nous disait on, à son parc de centrales nucléaires.

Dejà l'année dernière, EDF avait été obligée d'importer de l'électricité pendant quelques jours, le temps de passer quelques  pics de consommation dont celui, record, du 7 janvier 2009 à 92400MW.Pour l'hiver prochain il est prévu que EDF importe 4000MW( l'équivalent de 3 tranches nucléaires ou de 5000 éoliennes à plein régime, s'il y a du vent bien sur) pendant tout le mois de février.Et encore si l'hiver est clément car sinon il faudra peut être délester, c'est à dire couper l'électricité en certains endroit et pour certaines installations. Pour avoir connu des quartiers entiers sans élecricité en Afrique je peux vous dire que ce n'est ni drôle ni rassurant

La faute à qui? Au nucléaire parait il et aux grèves du printemps dernier qui auraient désorganisés les travaux d'entretien prévus dans ces centrales nucléaires qui de ce fait ne seront pas complètement opérationnelles cet hiver .Il n'était pourtant pas diffcile de prevoir qu'avec une consommation qui n'arrète pas d'augmenter, avec des moyens de production à l'identique à l'exception d'éoliennes ou de centrales à biomasses ou photovoltaïques dont on parle bien plus souvent qu'elles ne produisent de KWH, nous allions nous trouver un jour dans cette situation.Qu'a fait EDF pour éviter la panne? Pas grand chose car l'électricité malheureusement ne se stocke pas.

Curieusement voiçi apparaitre un "groupe de travail sur la pointe" qui va se réunir pour la première fois sous la Présidence conjointe d'un député et d'un sénateur et sous la haute autorité du Ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean Louis Borloo. Que pensez vous qu'il en sortira? Rien car il faut dix ans pour construire des capacités de production supplémentaire (non émittrices de CO2 bien sur), tout aussi longtemps pour mettre en place des lignes haute tension dont les populations ne veulent pas et encore plus pour assurer une bonne interconnexion entre notre réseau et ceux des pays voisins. Pays dont on suppose qu'ils auront eu, eux , l'intelligence de construire des capacités de production additionnelles. Car sinon.....

Dans le même temps, on nous annonce que EDF va enfin boucler son implantation aux Etats Unis en y rachetant 50pct des centrales nucléaires de l'américain Constellation Energy.Et qu'elle prevoit d'investir lourdement en Grande Bretagne et en Italie pour renouveler le parc de centrales nucléaires vieillissant de British Energy ou en construire des neuves en Italie. Les anglais ou les italiens ont décidément bien de la chance de trouver les contribuables français pour investir des moyens de production d'électricité chez eux !!!

Cela fait un moment, si vous lisez des colonnes, que je pose la question de l'expansion à tout va d'EDF en dehors de France et de la position de son actionnaire principal, l'Etat, et de son représentant sur cet axe stratégique de son développement vis à vis des besoins des français.Nous sommes devant un silence sidéral du Ministre de l'Energie, du Premier Ministre voire du chef de l'Etat sur le sujet.

Il reste à espérer que nous ne vivions pas un hiver "comme on en a pas vu depuis quarante mille ans" comme disait Serge Reggiani dans sa chanson  intitulé "les Loups"...

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06 novembre 2009

Réserves gazières Turkmènes :Intox anti-Nabucco ?

Dans la grande lutte entre des promoteurs divers pour « s’approprier » l’approvisionnement de l’Europe en gaz, vous connaissez la bataille entre la Russie qui souhaiterait maintenir son monopole sur cet approvisionnement en assurant le transport et la vente du gaz de l’Asie Centrale et du Turkménistan en particulier, et l’Union européenne qui souhaite rigoureusement l’inverse, c'est-à-dire de ne plus être sous la dépendance exclusive d’un seul fournisseur, la Russie en l’occurrence. Bagarre amplifiée par le peu de contrôle sur les gazoducs russo-européens lors de leur traversée du glacis de pays séparant la Russie et l’Union Européenne, Ukraine et Biélorussie en tête, comme l’ont prouvé les difficultés d’approvisionnement de ces dernières années. AA_008

Cette bagarre se traduit en terme concrets par des projets de construction de gazoduc au nord et au sud de l’Union Européenne pour amener toujours plus de gaz vers ces consommateurs insatiables que nous sommes. Au nord le Nordstream qui, curieusement, en passant sous la Baltique, a évité de passer par le territoire polonais comme si la Pologne appartenait toujours au glacis Russo-Européen. Un gazoduc d’une capacité de 55 milliards de M3, de 1200 km de long et d’un coût prévisionnel de 7.4 milliards d’Euros qui attend toujours l’accord des pays riverains de la Baltique pour pouvoir passer dans leurs eaux territoriales. Le Danemark vient de donner le sien, il manque encore celui de la Finlande et de la Suède pour que puissent commencer les travaux, en 2010.

Au sud, c’est plus confus avec deux projets en concurrence, le Southstream d’obédience russe, même si Berlusconi le défend également, et Nabucco soutenu par la Commission européenne. Sans compter que la Russie a en principe signé un accord avec le Turkménistan pour « commercialiser » son gaz  qu’elle rapatrierait vers le Southstream  par l’intermédiaire d’un gazoduc supplémentaire qui remonterait vers le nord le long de la Caspienne

Les deux ont pour but de s’approprier le gaz de la zone de la mer Caspienne et en particulier du Turkménistan, pays de cette zone le plus riche en réserves gazières. Le Southstream est prévu avoir une capacité de 63 milliards de M3, couter une vingtaine de Milliards d’euros et passer sous la Mer Noire, passage pour lequel il a déjà obtenu l’accord  turc pour passer dans ses eaux territoriales. Le Nabucco lui est un peu le mouton noir de cette brassée de gazoduc, mal vu qu’il est par la Russie. Il est prévu avoir une capacité de 31 milliards de M3 et couter 9 milliards d’euros.

La Turquie qui joue sur les deux tableaux avec Southstream au Nord sous la Mer Noire et Nabucco au Sud et à l’Est, a bien signé avec l’Union Européenne pour y participer mais du bout des lèvres. Il est vrai qu’elle est, elle, approvisionnée en gaz exclusivement par la Russie !

Tous les coups sont bons dans cette gigantesque bataille et en voici un récent d’origine russe pour attaquer Nabucco. C’est le journal russe Vremya Novosteï qui le porte en affirmant que les réserves gazières Turkmènes ne sont pas ce que l’on pensait et qu’elles seraient surestimées par un facteur Deux ou Trois. Or, effectivement, c’est bien beau d’avoir un ou deux tuyaux d’évacuation, s’il n’y a pas assez de gaz à évacuer, ca ne marche pas !

Avant de se lancer dans de tels investissements néanmoins, les protagonistes de l’aventure avaient missionné le cabinet anglais spécialiste de ce type d’évaluation Gaffney, Cline et Associates, GCA qui avait évalué les réserves du pays en octobre 2008 à un minimum de 14 000 milliards de m3. De quoi approvisionner à la fois le Southstream et Nabucco !

Mais bien sur ce genre d’évaluation est fait à partir de documents fournis par la compagnie ou les autorités du pays. Vremya Novosteï semble dire qu’ils étaient falsifiées, GCA affirme  qu’ils s’en seraient rendu compte si ca avait été le cas.

Alors Info ou Intox ? A vous de juger…

NB Notons que l’évacuation du gaz turkmène ne se limite pas à la seule Union Européenne. Vers l’est également et via le Kirghizstan, on peut l’amener vers un autre consommateur tout aussi insatiable que l’Union,…la Chine.

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05 novembre 2009

Les Français toujours en délicatesse avec l’Economie…

Une étude effectuée par l’Institut de sondage BVA pour le compte du CODICE, le Conseil pour la diffusion de la Culture économique, un organisme, de mémoire, crée par notre ex ministre des Finances Thierry Breton, vient de confirmer l’ignorance des français dans ce domaine. Un sondage parmi les leaders d’opinion (??) politiques, économiques ou médiatiques juge en effet que cette connaissance en économie est « très mauvaise » pour 12 pct de ces opinons exprimées et « plutôt mauvaise » pour 70 pct d’entre elles.

Un ex Premier Ministre en la personne de Michel Rocard avait également exprimé en son temps le drame que cette ignorance de l’économie constituait pour le pays dont les populations ne comprenaient pas les ressorts de la marche du monde. Un autre de nos grands dirigeants, François Mitterrand, juriste de formation, tenait par contre l’économie pour une science négligeable. D’après lui, il suffisait de dire aux acteurs économiques ce que l’on attendait d’eux pour qu’ils s’exécutent. Sans doute avait il oublié de le faire quand en 1983 il fut obligé de dévaluer plusieurs fois après deux années de folles dépenses.

Que faire pour améliorer les choses ? Les mêmes sondés pensent à 90pct que c’est à l’Education Nationale de faire ce travail d’éducation. Las! Pour former il faut avoir soi même été  formé et dominer une discipline. Or un rapport de 2008, tout en jugeant que « l’enseignement des sciences économiques et sociales était un pilier fondamental de la formation du citoyen », jugeait également, sur la base des manuels scolaires, que « les programmes actuels s’intéressaient trop aux aspects sociaux négatifs, pas assez aux réussites de la société et se traduisaient ainsi par l’enseignement de clichés préjudiciables à la manière dont était perçue cette économie ».

J’ajouterais qu’un des défauts de base de cet enseignement est de lier activité économique et sociale en considérant que l’une, l’activité économique a pour finalité le développement social, alors que, dans tous les pays du monde, le développement social est le résultat et la conséquence d’une activité économique prospère. Comme le disait Monsieur Bergeron, grand syndicaliste, pour distribuer, il faut d’abord qu’il y ait du « grain à moudre ».

Notre enseignement, dont les acteurs ont été nourris pendant des décennies à la mamelle des théories marxistes et n’ont jamais pratiqué quelque activité économique que ce soit,  a, bien entendu, d’énormes difficultés à comprendre que c’est le chien( l’économie s’entend) qui remue la queue( le social) et pas l’inverse et à l’enseigner à nos enfants.

Au-delà du seul enseignement, à qui il est aisé de faire porter le chapeau, signalons le rôle déterminant des médias qui, eux aussi nourris à la mamelle du marxisme, et adeptes de la « vente prioritaire » (eh oui ils ont aussi des objectifs commerciaux !) du scoop ou de l’information provocatrice, se soucient fort peu d'apprendre à nos concitoyens le fonctionnement du système économique.

En voici un exemple récent avec un reportage à la télévision appellé "Le salaire de la peur", qui parlait des conditions de travail dans un super ou hypermarché de la banlieue parisienne dans laquelle la direction se débarrassait de différentes caissières les unes après les autres sous des pretextes divers, dont l'appartenance syndicale, et avec la complicité d'autres employées.Les employées concernées exprimaient, chez la psychiatre du travail,leur écoeurement de ces méthodes de leur direction et de leur propre complicité.

   

Reportage intéressant et bien documenté sur certaines méthodes tout à fait condamnables. Est ce pour autant qu'il fallait extrapoler cet exemple dans cette industrie  et généraliser ce probleme de mal être au travail à l'ensemble de l'industrie et du commerce avec un lien suggéré aux suicides qui endeuillent certaines sociétés en ce moment?

Quel image voulez vous que les jeunes aient du monde industriel et commercial qui nous entoure en faisant réference aux cadences infernales comme si elles étaient universellement répandues et imposées aux salariés sans raison autre que l'avidité des actionnaires comme responsable! L'accroissement des cadences et de la productivité sont infiniment plus souvent liées à l'automatisation, à l'amélioration des processus et à des investissements, payés par les dit actionnaires, qu'à l'accroîssement de la vitesse d'exécution de la machine humaine dont on sait fort bien qu'elle a ses limites.

Certains de ces comportements existent, c'est certain. Mais, peut être auraient ils pu aussi s'intéresser aux raisons objectives qui expliquent des conditions de travail parfois limites? La concurrence qui est au coeur du système capitaliste et est à la fois la meilleure et la pire des choses en tirant les prix vers le bas mais aussi en poussant les directions à diminuer les effectifs pour rester compétitif.

Ils auraient peut etre aussi pu s'intéresser aux patrons que l'on ne rencontre pas aux prud'hommes, ceux qui tiennent leur entreprise à bout de bras et sans y gagner grand chose et se refusent, sauf nécessité absolue, à licencier. Et rappeller qu'il existe des actionnaires qui ne touchent pas de dividendes pendant des années, voire parfois perdent leur mise, particulièrement en ces temps de crise.

Et puis surtout dire qu'il n"y a pas d'autres système économique de remplacement au capitalisme, le système communiste, qui fut l'espoir du monde pendant 70 ans, ayant piteusement échoué

Il aurait fallu pour cela qu'ils fassent de la pédagogie et essayent d'expliquer à leurs spectateurs le fonctionnement du système industriel et économique qui nous fait tous vivre au lieu de surfer sur l'air du temps. Bref qu'ils fassent leur métier de journaliste....

 

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04 novembre 2009

Un Grand Bravo à l'Homme Liberté, Alain Robert.

Vous entendez parfois aux nouvelles que l'Homme Araignée, -c'est comme cela que l'on appelle Alain Robert dans les médias-, a grippé au sommet de telle ou telle tour dans tel ou tel endroit du monde. Recemment c'était à la Défense pour rendre hommage à un ami( et pas pour placer une banderole pour Jean Sarkozy). Quelques mois plus tot c'était à Kuala Lumpur en Malaisie, pour escalader les tours Petronas, parmi les plus hautes du monde à plus de 400 m.

A chaque fois c'est "à la main", sans protection et sans sécuritè et ca se termine dans les bras de la Police qui l'emmène au poste.C'est du moins l'image que nous en donne nos médias. Sans doute êtes vous comme moi, vous n'y accordez pas grande importance, c'est devenu banal en quelque sorte. C'est tout juste si on connait son nom, un amuseur public en quelque sorte dont on sous estime parfois la popularité dans le monde où il est plus connu qu'en France, mais qui participe de la réputation de notre pays. Qu'on le veuille ou non, il est aussi l'image de la France dans le monde et témoigne de la qualité de notre démocratie et de l'amour de son peuple pour la liberté. C'est pour cela que je l'ai appellé l'Homme Liberté et que j'ai voulu lui rendre un petit hommage avec ce Grand Bravo.

Je rend grace néanmoins à nos médias, que je vilipende souvent, pour avoir fait une émissions sur ce français peu connu. C'était à "Thé ou café" où il lui a été accordé une heure de découverte.

J'y ai découvert un grand sportif tout d'abord , un maître de l'escalade à mains nues en montagne avant de découvrir les "montagnes urbaines", comme il considère les gratte ciel du monde. Un homme simple et modeste qui s'amuse à faire ces escalades comme un "pied de nez à la société",sic,pour profiter de la vie, tout simplement.Un homme abouti désormais et bien dans sa peau qui a ainsi réussi à vaincre ses peurs de gamins.

Une activité très technique également car ce n'est pas tout de décider d'escalader telle ou telle tour. Ca se prépare, il fait connaitre les lieux et les surfaces sur lesquelles vous allez grimper car il y autant de revètements dfférents que de tours dans le monde et leur adhérence varie en fonction des élements. Ce sont donc des expéditions à préparer au même titre qu'une vrai escalade en montagne si on veut en revenir vivant.Un vrai sport car ca ne marche pas à tous les coups et on en paye dans sa chair les ratés éventuels, comme ca a été le cas pour Alain Robert

Car Alain Robert joue sa vie chaque fois, et sans assurance s'il vous plait, car aucun compagnie d'assurance n'a accepté de l'assurer pour ce type d'exercice. Peut être la Fédération Française de Sports de Montagne l'aurait elle pu mais elle n'a visiblement pas accepté le concept de montagne urbaine cher à Alain Robert.Et pour rien, car ces escalades ne sont pas "monnayées" comme les mariages de telle ou telle de nos vedettes médiatiques! Bref un homme rafraichissant dans le monde d'aujourd'hui qui "profite de la vie mais pas du système", un Robin des Bois moderne.

Ce qui est intéressant également, c'est de s'apercevoir que la réponse de la société à ces escalades est curieuse et diverse. Car vous pouvez parfaitement escalader telle ou telle montagne dans le monde et prendre des risques insensés. La société vous considérera comme un héros et viendra à votre secours à grand frais pour la collectivité en cas de problème. Rien de tel pour ces escalades qui sont interdites partout dans le monde, attirent néanmoins l'admiration des spectateurs et l'attention des télévisions mais et qui vous amène automatiquement...au poste de police.

Avec des conséquences qui peuvent être graves. Une certaine bienveillance en France et dans certains pays, de la brutalité dans d'autres( Houston au Texas), 5 ans d'interdiction de séjour en Chine, et la menace d'être condamné à la prison quelques années dans un grand nombre de pays. Au nom de la protection de la proprîété privée je suppose.

Un Grand monsieur qui, je pense, serait un bien meilleur modèle pour nos enfants que bon nombre de ceux à qui chaque année, on accorde la légion d'honneur à la promo (promotion ou promo commerciale à votre choix) du 14 juillet.

Un Grand Bravo encore à notre " Homme liberté", Alain Robert et merci à la télévision de nous l'avoir mieux fait connaître   

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03 novembre 2009

Brèves de Blog…gazières

  • .Le gaz est considéré comme l’énergie de l’avenir, tout au moins pour les 50 ans à venir, du fait de ses réserves mondiales prouvées supérieures à celles de pétrole brut, de la moindre émission de CO2 que sa combustion ne génère et de la « propreté » de sa combustion par rapport au pétrole et surtout au charbon. Il a l’inconvénient par contre de nécessiter une logistique très lourde. Soit par l’intermédiaire de gazoducs long de milliers de kilomètres comme ceux reliant l’Asie Centrale à l’Europe(Nabucco) ou celui du Tchad à la mer via le Cameroun. Soit par l’intermédiaire de très couteuses usines de liquéfaction (à –

    160°C

    ) au plus près des zones de production, de bateaux méthaniers spécialisés, fort couteux également, pour le transporter une fois liquéfié et à l’arrivée, sur les lieux de consommation, d’usines de regazéifications et de capacités de stockage spécifiques (des sphères) avant de l’amener jusqu’au consommateur final par d’autres réseaux de distributions.

    Vous comprenez que dans ces conditions  il se soit développé moins vite que son grand frère liquide et que par contre il en reste davantage de réserves prouvées. La demande mondiale de GNL/LPG est ainsi prévue doubler d’ici à 2020 à 370 millions de tonnes/an !!

  • Total vient ainsi de démarrer sa première usine de liquéfaction de gaz naturel opérée en propre sur le golfe d’Aden au sud du Yémen. Elle sera alimentée par un gisement situé au centre du pays, à

    325 kilomètres

    de la côte et relié par gazoduc.AA_005

    C’est le plus gros investissement jamais réalisé au Yémen, un des pays les plus  pauvre du monde avec un PIB de 1000 dollars par habitant,  bien connu comme le réservoir de main d’oeuvre de son voisin, l’Arabie Saoudite. L’usine est prévue en deux phases (deux trains de liquéfaction en vocabulaire gazier) arriver à une capacité de 6,7 millions de tonnes de gaz liquéfié par an à destination des Etats-Unis, de la Corée et du Japon. C’est Technip qui a fourni l’ingénieurie, en association avec le japonais JGC,  l’américain KBR et le français Spie pour la pose du gazoduc lui-même.
    L’état yéménite devrait en récolter en droit et taxes diverses des revenus de l’ordre de 4 pct de son PIB actuel, ce qui devrait améliorer les moyens de ce pays de 24 millions d’habitants, encore très féodal.

  • Confirmation s’il en était besoin que la croissance de l’économie mondiale se fait et se fera au gaz et dans la zone pacifique, Shell, ExxonMobil et Chevron ont annoncé le lancement d’un projet à 37 milliards de dollars pour construire une autre usine de liquéfaction de gaz naturel en Australie sur l’île de Barrow. Elle est prévue produire 15 millions de tonnes de GPL/LPG à partir de 2014.

  • Seule question que soulève cette floraison d’annonce de nouvelles usines de production de produits énergétiques, comment les pays de cette zone et en particulier la Chine pensent il réussir à diminuer dans le même temps leurs émissions de CO2 ?

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02 novembre 2009

Expansion internationale des entreprises espagnoles: Il y avait tricherie!

L'arrivée de l'Espagne dans l'Union Européenne après des décennies d'assoupissement sous le régime franquiste, était apparu comme un reveil extraordinaire de la belle endormie avec une forte croissance économique continue pour rattraper le niveau d'équipement en infrastructures de l'Europe, améliorer le niveau de vie des populations et réduire le chomage.Les subventions européennes, bien sur, y aidaient beaucoup mais le dynamisme évident des entreprises espagnoles en était une autre raison majeure;

Ce développement entrepreneurial s'effectua naturellement en direction de l'Amérique latine avec laquelle les liens ethniques et linguistiques facilitèrent les choses mais également vers tous les pays d'Europe et dans beaucoup de secteurs où l'on n'aurait pas imaginé les entreprises espagnoles capables de jouer les trouble-fêtes voire de s'imposer comme acteur majeur dans leur secteur au niveau européen.

Ce fut le cas dans le secteur bancaire ou BBVA ou Banco de Santander sont clairement des leaders européens, mais aussi dans l'électricité avec Iberdrola s'emparant de Scottish Power ou encore Endesa avant de perdre sa btaille comme E.ON puis Enel. Ce fut le cas dans la téléphonie avec Téléfonica rachetant O2 en Grande Bretagne et dans les sociétés de Travaux Publics principales bénéficiaire du boom immobilier mais aussi prédateur avisés dans d'autres domaines que le leur partout en Europe. Ainsi en fut il de Ferrovial qui racheta les aéroports britanniques avant d'être mis en demeure par les autorités de la concurrence d'en revendre quelques uns.

Ainsi en fut il également en France avec l'attaque féroce de Sacyr Vallehermoso sur Eiffage qui aurait sans nul doute été absorbé sans la défense tout aussi pugnace de son Président Monsieur Roverato que nous devons remercier d'avoir réussi à maintenir ce fleuron de la construction française( cf le viaduc de Millau!!) au sein de notre industrie.

De temps en temps, il m'était venu à l'idée qu'il devait bien y avoir une explication à cette aggressivité du coté des possibilités de déduction fiscale de tels investissements mais jamais la presse économique n'avait, semble t il, envisagé une telle hypothèse ni investigué dans ce sens non plus que nos pouvoirs publics ne s'en étaient inquièté.

Il apparait aujourd'hui que les attaques de ces nouveaux conquistadors espagnols avaient bien été rendues possibles par des possibilités de déduction fiscales extraordinaires. C'est ainsi que la Commission Européenne evalue aujourd'hui à 30 milliards d'euros les déductions fiscales dont auraient bénéficiés ces entreprises depuis 2002, date à laquelle le gouvernement espagnol avait mis en place un mécanisme fiscal particulièrement avantageux pour favoriser leur développement international. Jugez en plutôt: Ce dispositif permettait de déduire de leurs impots chaque année pendant 20 ans la différence entre le prix d'achat des sociétés rachetées( la valeur de marché) et la valeur des actifs dans les livres infiniment plus faible car liée à la valeur historique de ces actifs dont certains largement amortis!!

La Commission de Bruxelles vient donc d'enjoindre l'Espagne de supprimer ce dispositif à la date de sa saisine(Décembre 2007) mais sans effet retroactif. Seul le rachat mineur, l'année dernière, de Alliance et Leicester par Banco de Santander ne bénéficiera donc pas de cette déduction fiscale;

Il est étonnant qu 'un dispositif de ce type n'ait pas donné lieu à de violentes protestations chez les autres membres de l'Union. En France, en particulier, il ne me semble pas qu'aucun de nos hommes politiques sur la période ne se soit ému de cet avantage donné à notre voisin espagnol pour que ses entreprises puissent s'emparer à bas coût de leurs concurrentes françaises. Peut être étaient ils en campagne électorale pendant ce temps ou n'avaient ils pas bien compris l'enjeu? En tous cas c'est terminé et c'est tant mieux.

Merci donc à la Commission Européenne de s'être substituée à nos autorités pour protéger nos entreprises de l'aggressivité espagnole.    

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01 novembre 2009

Air France: Livraison du premier A 380 européen ...à Hambourg!

J'ai eu l'occasion dans ce blog de m'étonner de la modification régulière dans EADS, de l'importance des intérêts allemands au dépens des intérêts français. En clair, de la montée en charge des fabrications des Airbus dans l'usine EADS de Hambourg au détriment de celle de Toulouse.

Il m'avait semblé que dans les négociations franco allemande pour définir les plans de charge des deux usines, le coté français avait manifesté un certain laxisme,- ou un certain manque de combativité-, dans cette bataille industrielle et commerciale. L'avion le plus vendu de la gamme Airbus, l'Airbus A 320, était déjà exclusivement fabriqué à Hambourg et l'on nous racontait alors que l'usine de Hambourg était spécialisée sur les petits appareils et celle de Toulouse sur les gros, la taille des appareils devant en  principe en compenser le nombre plus faible en terme de charge de travail globale.Ceci supposait que l'on admette déjà des "droits égaux" à fabriquer la gamme des Airbus des deux cotés du Rhin alors qu'à ma connaissance la contribution majeure au développement technique de cette gamme d'avions venait de la partie française.

Au moment de la mise ne production du plus gros avion de la gamme, l'Airbus A 380, contrairement à la philosophie officielle sur le sujet, on nous a expliqué qu'il fallait pour cet avion deux lignes de production, une à Toulouse et une à Hambourg. Avez vous eu l'impression que nos pouvoirs publics ou nos hommes politiques à l'époque aient manifesté quelque réserve que ce soit sur cette repartition des taches? Silence assourdissant de leur part, n'est ce pas? Peut être avaient il, d'ailleurs, déjà négocié la Présidence d'EADS pour Monsieur Gallois contre la deuxième ligne de production à Hambourg,la présidence de la société contre des milliers d'emplois?

Toujours est il qu'il en fut décidé ainsi et que dans cette répartition des taches l'usine d'Hambourg fut chargé de toute la partie cablage électrique du nouvel avion. Avec le désartre que l'on sait!  Deux ans de retard dans le programme et deux ans plus tard un processus industriel de ce cablage toujours à moitié manuel.

Quand je vois aujourd'hui, pour la première livraison d'un Airbus A 380 à une compagnie européenne et à Air France en particulier que la remise des clefs se passe à Hambourg, mon coeur d'ancien toulousain se serre et j'ai l'impression qu'au fil des ans, nous avons bradé le leadership d'EADS et de la construction d'avion européenne à des interlocuteurs plus pugnaces que nos propres négociateurs.

Quel dommage !

NB Sur le plan psychologique, il eut été préférable ,- et ce n'était, à mon sens, pas très difficile- de prévoir que cette livraison à Air France de fasse à Toulouse. Monsieur Gallois n'a pas du y penser. Dommage pour la symbolique du geste...   

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31 octobre 2009

Moins on me voit, mieux je me porte….

C’est presque devenu la devise des compagnies pétrolières qui, depuis que les exploitations off shore sont apparues, se sont bien rendu compte que ce type d’exploitation, bien que notoirement plus chère à mettre en place, offraient l’immense avantage d’être à l’abri des convoitises des uns et des autres.

Quand vous pensez que les exploitations de Shell, Total ou des autres pétroliers dans le delta du Niger au Nigéria sont soumises en permanence à des attaques de toutes sortes, parfois violentes et même meurtrières, au point qu’elles ne produisent qu’à la moitié de leur capacité nominale, ,il est évident que des installations de production off shore, parfois loin de la côte, sont infiniment plus sures sur le plan de la sécurité des personnes et plus rentable, en dépit des surcouts, que les mêmes installations à terre.AA_004

C’est sans doute ce qu’à du penser Shell pour sa dernière usine de liquéfaction de Gaz naturel, en développant une unité de liquéfaction de Gaz naturel pour fournir le LPG/GPL dont les marché sont devenus très friands…sur un bateau ! Et pas un petit bateau puisque le bâtiment considéré fait plus de

500 m

de long pour une capacité de 600 000tonnes, soit 5 fois la longueur d’un terrain de football et quatorze fois le poids de notre porte avion, le Charles de Gaulle !!

La dite usine de Liquéfaction, construite avec la société d’ingénieurie française Technip et le sud coréen Samsung Heavy Industries est prévue être installée au large de la  côtes Nord Ouest de l’Australie où elle sera reliée à deux champs gaziers off shore, Prélude et Concerto, à partir desquels elle produira 3.5 millions de tonnes de GNL par an à destination des consommateurs de la zone pacifique, coréens et japonais en tête.

Cette technologie de plateforme flottante permettra d’exploiter des champs de dimensions moyennes où éloignés des côtes dont la taille ou l’éloignement n’aurait pas permis de justifier les infrastructures( gazoduc) nécessaires pour les relier à une usine de liquéfaction sur la terre ferme. C’est le cas en Australie où 3900 milliards de M3 de réserves gazières étaient ainsi considérées jusqu’à présent comme «  hors d’atteinte » mais aussi au large du Brésil ou en Indonésie.

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29 octobre 2009

Pôles de compétitivité: Ca ne marche pas vraiment?

L'Etat a inventé le concept de pôles de compétitivité et les a mis en place il y a trois ans, en 2005. Certains ont d'ailleurs été d'ores et déjà renouvelés pour trois ans supplémentaires jusqu'en 2011. Et pourtant la Cour de Comptes a constaté qu'une faible partie des fonds mis en place a été réellement utilisé( 23.4 pct seulement !!), que les PME ont peu participé, voire se sont méfiées, du système, et que donc, globalement, ce n'est pas un grand succès. Reconnaissons néanmoins que c'était une sorte de gageure de faire se parler la recherche publique et les entreprises privées avec des cultures aussi différentes et des agenda sans commune mesure.

Pour avoir moi même participé à l'un de ces pôles de competitivité dans un groupe de travail regroupant quatre PME et les représentants de la recherche publique, j'ai pu observer les phénomènes suivants:

- Un point positif, le contact initial entre chercheurs et industriels a été bon malgré l'effet assez déplorable de la visite des laboratoires publics,sans intérêt et dans un état déplorable. C'est bien simple on s'est demandé comment les chercheurs avaient pu developper des résultat intéressants avec d'aussi pauvres moyens;

- une première phase intéressante avec la mise sur pied d'un programme de recherche éventuel susceptible d'intéresser tous les participants.

- rapidement la constatation que privé et public avaient des délais de réaction très différents. Là où il était souhaité par les PME des solutions aux problèmes rencontrès dans les 8/10 mois, les laboratoires ne pouvaient demarrer les études que dans un ans et demi. Pourquoi? Il fallait proposer un programme à tel ou tel organisme de financement pour la session de juin dont on aurait le résultat en septembre après quoi il fallait trouver et embaucher le doctorant qui travaille sur le sujet pour au mieux septembre.

- Le programme proposé,à forte composante pratique et commerciale, ne fut pas jugé assez "recherche" par le jury qui comportait d'ailleurs un laboratoire concurrent de celui dans le programme de recherche proposé. Les retombées commerciale éventuelles ne sont pas un argument suffisant pour les autorités de ma recherche qui pilotent, qu'on le veuille ou non, ces pôles de compétitivité.

- Il fallu réorienter les recherches de subvention ou de personnel vers d'autres organismes avec à chaque fois la necessité de monter un dossier complexe pour présenter à tel ou tel jury de chercheurs.

- Que croyez vous qu'il arriva? Certaines des PME se découragèrent, d'autres traitèrent de gré à gré avec tel ou tel laboratoire pour résoudre leur problème. Dans tous les cas, il fallut un expert en ingénieurie des financements publics,( il en existe de très bon dans le public) pour arriver à quelque chose.

Etonnez vous après un telle expérience de la méfiance des PME pour de telles activités. Séduit au début par les possibilités techniques et le savoir, ils comprirent très vite que, malheureusement, ces programmes n'étaient absolument pas fait pour eux.

Et est ainsi que sur les 730 millions d'euros budgétés, 560 sont encore non utilisés et ne le seront pas, car, en plus, ils ne sont pas reportables sur l'exercice suivant....

Posté par CaDerange à 07:31 - Etat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

OGM: Bannis à l'Ouest, appréciés à l'Est...

Au dela des annonces ou des déclarations des uns et des autres sur les cultures d'OGM, toujours biaisées dans un sens ou un autre suivant les positions idéologiques des différents intervenants, il est difficile pour le français moyen de se rendre compte des avantages et inconvénients qu'elles présentent réellement.Or les nouveaux pays membres entrés dans l'Union Européenne en janvier 2007 avaient eu une large expérience de ces cultures nouvelles que ces pays avaient autorisés quelques années avant que l'Union Européenne ne les refusent, bien plus pour des raisons d'inacceptabilité par les populations que de démonstration effective de risques encourus.

C'était le cas de la Roumanie qui les avaient autorisés en 2000 et cultivait du soja OGM par exemple sur plus de 200 000 hectares sans qu'apparemment il ne soit apparu d'inconvénients significatifs à leur culture dans ce qu'on peut appeller un essai en vrai grandeur. Par contre l'écart de productivité  entre la semence normale et celle modifiée génétiquement pour ne pas être affectée par l'herbicide total produit par Monsanto, le Round Up, était impressionnant. Là où le soja non modifié donnait 1.2 tonnes à l'hectare, le soja modifié en donnait 3.5! La raison: l'état déplorable des terres cultivées roumaines, très riches, voire envahies par les mauvaises herbes. Non seulement, disent les agriculteurs roumains,les rendements étaient infiniment plus élevés pour la variété transgénique mais l'utilisation de l'herbicide Round Up dans le cas du soja classique exigeait des dosages de 15 litres d'herbicide à l'hectare pour 4 litres seulement pour le soja transgénique.

Autant dire que les agriculteurs roumains eurent quelque peine à comprendre les arguments de l'Union Européenne pour leur interdire cette culture! Depuis les surfaces plantées en soja classique, devenus non rentables dans les conditions de culture traditionnelle, ont decru très sensiblement de 75 pct et le soja, toujours transgénique, est désormais importé du Brésil ou de Chine. Or l'Europe est largement déficitaire(37 millions de tonnes importées) pour la production de cet oléagineux, largement utilisé pour la nourriture du bétail.

Même incompréhension pour les variétés de maïs résistantes au parasite "diabrotica" ou pour des variétés de prunier ou de pomme de terre résistant à différents prédateurs.

Les autorités roumaines demandent la réintroduction du soja transgénique pour "permettre à ses agriculteurs d'avoir accès à la dernière génération de produits biotechnologiques" mais bien entendu en vain.

Un sujet de réflexion pour un monde qui, à court terme, ne pourra plus subvenir aux besoins alimentaires de base de ses 9 milliards d'habitants. 

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28 octobre 2009

Collectivités territoriales:Ah! Qu'il est dur de restreindre ses dépenses

S'il est une action, pourtant nécessaire, qui a beaucoup de peine à se mettre en place dans la pratique, c'est bien la diminution des dépenses de notre monstre étatique et administratif, gigantesque Moloch qui réclame tous les jours d'être nourrit à la mesure, pense t il, de ses mérites!

Jusqu'içi personne n'a vraiment osé y toucher ou très marginalement via la RGPP, la Révision Générale des Politiques Publiques, qui se poursuit à son rythme sans que les résultats ne nous en crèvent les yeux.Il est vrai qu'au plus haut niveau, on ne montre guère l'exemple, que l'on a choisi la méthode douce avec des réformes qui prennent leur temps et que de toute façon, ceux qui doivent voter ce serrage de ceinture sont justement ceux qui bénéficient de ces crédits. Comme l'a dit avant moi le professeur Sapin, professeur d'économie à la faculté de Paris Dauphine, le système est incapable de se reformer de l'intérieur puisque c'est lui qui en est le bénéficiaire!

Nous assistons en ce moment à la démonstration de cette impuissance avec deux réformes importantes en discussion à l'Assemblée et au Sénat, celle sur la taxe professionnelle et celle sur la réforme de l'organisation administrative de la France.

La réforme de la taxe professionnelle en effet, dont le but est d'alléger la fiscalité qui plombe la compétitivité de nos PME,affecte directement les sommes percues par les collectivités locales dont c'est une ressource majeure.Les discussions préliminaires sur la réforme de cette taxe ont eu tendance à restreindre les ressources des collectivités locales mais surtout à leur en faire perdre la maîtrise que la décentralisation leur avait accordée. Il y a une bonne raison à cela. C'est que les déficits et les dettes des régions et des collectivités locales entrent dans le calcul du déficit et de la dette globale de l'Etat qui se doit au titre de Maastricht de respecter la limite des 3pct du PIB du pays et des 60pct de ce PIB pour la dette.Or nos collectivités locales, tout à la joie de profiter de cet immense espace de liberté que la décentralisation leur avait accordée se sont largement laissé aller, d'autant plus qu'entre temps 22 sur 23 des régions étaient passées dans l'opposition.

Et donc pendant que le gouvernement faisait des efforts pour diminuer déficit et dette au niveau des limites de Maasrtrucht,ces même efforts étaient plombés par l'inconséquence des collectivités locales qui dépensaient et empruntaient à tout va! Ce temps n'est plus puisque les 3pct et 60 pct sont pour l'instant une obligation de pure forme mais le gouvernement n'en a pas oublié pour autant l'impossibilité de maitriser les dépenses des collectivités locales.Et avait donc prévu de reprendre le controle des dépenses des collectivités locales en leur attribuant des dotations en lieu et place de la fixation directe des taux de l'ex Taxe professionnelle.

Nos députés, qui sont en très grande majorité à la fois député, maire, conseiller général voire conseiller régional ont donc essayés de reprendre aux entreprises une partie de ce que le gouvernement leur avait attribué et de reprendre également la maîtrise de la fixation du taux de la nouvelle "Contribution Complémentaire" et de sa perception directe. La compétitivité des Entreprises? On s'en moque, nous d'abord ont repondu les parlementaires. Et comme à la suite de la dernière réforme de la constitution, nous sommes désormais en "coproduction législative ", il a finalement été négocié que les collectivités locales reprendraient la maitrise de leur fiscalité, taux et perception, mais qu'elles conserveraient le barème fixé par le gouvernement.

Ce n'est pas terminé néanmoins car après l'Assemblée Nationale, il y a le Senat qui est composé de représentants des collectivité locales. Alors....AA_007

Autre exemple la réforme de l'organisation administrative préparé par la Commission Balladur et dont le but est de diminuer si possible l'empilement de niveaux de responsabilités dans cette organisation administrative, de la Commune à la Région.

Le premier jet en a été annoncé par le nouveau Ministre de l'Intérieur,Brice Hortefeux.EIle se base sur la création de pôles communes-intercommunalités, et sur la création de pôles département-régions et pour les zones urbaines, de métropoles de plus de 450 000 habitants, et de pôles métropolitains plus vastes géographiquement comportant une ou plusieurs villes de plus de 200 000 habitants, sans compter le cas particulier du Grand Paris

Cela aura comme conséquence d'éviter les doublons dans le investissements ce qui semble le cas actuellement pour un quart des projets financés par départements et régions.En d'autres termes on "saucissonne" les projets et on les duplique au niveau département puis région.A priori ce n'est pas une mauvaise idée et cela devrait permettre une meilleure maîtrise et une diminution de dépenses qui, sur la France entière, représentent 18 milliards d'euros

Seul inconvenient( pour les élus!) cette combinaisons département/régions se traduirait par une diminution du nombre d'élus( Conseillers généraux et Conseillers régionaux) de 6062 à 3000 Conseillers territoriaux( c'est leur nouveau nom).Ce qui veut dire la perte d'un poste de Conseiller général ou régional pour environ la moitié d'entre eux.

A ce point, fureur du Sénat qui représente ces élus. Même la perspective  de voir leurs salaires ou indemnité augmenter de 20 pct au dela du salaire de Conseiller régional ne les a pas calmé. Et comme ce sont eux qui vont voir le projet en premier, ce promet une semaine difficile pour le gouvernement. Où est l'intéret de la France dans ce genre de débat? Vraisemblablement largement oublié, le contribuable n'ayant pas directement voie au chapitre.

Nous verrons bien ce qui sortira de ces propositions de réformes. Je crains hélas que cela ne diminue pas beaucoup les dépenses de notre millefeuille administratif tellement nos émus sont habiles à justifier un immobilisme qui leur convient parfaitement.

Nos élus n'arrètent pas de faire campagne sur le "changement" mais à condition qu'il ne s'applique pas à eux...
A suivre

   

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27 octobre 2009

Allemagne: On reporte l'abandon du nucléaire civil !

Le pays européen le plus engagé dans l'abandon du nucléaire civil était l'Allemagne. Très marqué par la proximité géographique de la catastrophe de Tchernobyl, avec un Parti Vert sans doute le plus populaire de l'Union Européenne, l'Allemagne était allé le plus loin dans le bannissement de l'industrie nucléaire en planifiant le démantèlement programmé de ses 17 centrales nucléaires à partir de 2010 de façon à ce qu'elles soient toutes fermées pour 2020.

Mais, c'était avant la prise de conscience mondiale du réchauffement climatique et de ses conséquences désastreuses pour la planète qui ont rendu la chasse aux émissions de CO2 incontournable. Or les autres types de centrales, au fioul, au gaz ou pire au charbon( dont l'Allemagne est riche) sont des désastres écologiques sur le plan des émissions de CO2 par rapport aux centrales nucléaires. Les autres formes de production d'électricité sans émissions de CO2,- et quoique les écologistes aient voulu nous faire croire-, c'est à dire la biomasse, l'éolien ou le photovoltaique, n'offrent pas la capacité quantitative de remplacer les centrales nucléaires pour la production de masse qui est désormais nécessaire à nos besoins énergétiques. Elles sont en effet efficaces seulement 25 pct de leur temps, dépendantes qu'elles sont du vent ou du soleil.Elles sont très couteuses en investissements et de ce fait nécessitent d'importantes subventions pour en justifier la construction.

Elles sont donc dévolues à un rôle d'appoint dans le système de production global d'électricité de quelque pays que ce soit. La preuve? L'Allemagne, malgré des efforts tout à fait considérables pour installer de grosses capacités de production éoliennes et malgré un politique de promotion très poussée du photovoltaique pour l'habitat individuel, n'en est encore qu'à un pourcentage de sa production électrique issu d'énergies renouvelables de seulement 7.1 pct là où les centrales nucléaires en fournissent 25pct. En d'autres termes il faudrait installer quatre fois plus d'éoliennes, de centrales à biomasse ou d'installation de production photovoltaiques qu'il n'en existe actuellement pour pouvoir se permettre de fermer toutes les centrales nucléaires existantes!

Et encore à condition qu'entre temps des besoins de capacité nouvelles de production d'électricité n'apparaissent pas alors que, dans le même temps, on nous promet un fort taux d'équipement en voitures hybrides ou électriques ou en train à grande vitesse pour pallier à la raréfaction des produits pétroliers. Autant dire que les prévisionistes savent parfaitement que l'on ne pourra pas se passer dans l'état actuel de la technique du nucléaire pour produire notre électricité.

Lors de la campagne des législatives précédentes,Angela Merkel,avait souffert de sa position favorable au nucléaire et avait, de ce fait, du partager le pouvoir avec le SPD en oubliant de facto cet axe de sa politique énergétique. Cette fois, elle a gagné largement avec l'aide du Parti Libéral, FDP, et va donc pouvoir appliquer la totalité de son programme. Et d'ores et déja elle a choisi la prorogation du fonctionnement des centrales nucléaires plutot que de ne pouvoir tenir ses engagements de réduction d'émissions de CO2.

Ainsi donc, comme je vous l'avais annoncé, l'Union Europénne( en dehors de la France) n'avait pas d'autre solution au réchauffement climatique que de tourner sa veste sur l'utilisation du nucléaire et au minimum de maintenir en l'état les centrales existantes. Avec l'Allemagne dernier convaincu , c'est désormais acquis, l'Union Européenne sera nucléaire.

Ce qui veut dire néanmoins qu'il va falloir maintenant pousser les feux sur la résolution définitive du problème des déchets et se pencher sur la sécurité d'approvisionnement en combustible...      

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26 octobre 2009

Les Bravos de Ca Derange

Ils vont cette semaine aux organismes, sociétés ou personnes suivantes:

  • A Sébastien Loeb pour son sixième titre de Champion du Monde des rallyes, qui plus est consécutifs. Un titre et une saison qui ont finalement été très durs pour lui avec un gros passage à vide et de la malchance en milieu de saison qui avait permis à son principal concurrent, le finlandais Mirko Hirvonen sur Ford, de prendre assez largement la tête du classement. Heureusement Loeb s'est bien repris en remportant les deux derniers rallyes.
    L'année prochaine on prend les mêmes et on recommence avec l'objectif pour Loeb d'arriver au même nombre de titres de Champions du monde que, dans une discipline voisine,Michael Schumacher, qui avait réussi à en accumuler 7 en Formule 1.Souhaitons lui Bonne Chance pour ce challenge.
    Un Bravo également pour la marque qui a fourni à Sebastien Loeb, la monture pour gagner ce sixième titre: Citroën, qui elle aussi, empoche le titre de Champion du Monde Constructeur pour 2009
  • Toujours en automobile, un Grand Bravo cette fois à Jean Todt qui a été élu Président de la Fédération Internationale de l'Automobile, la FIA, en remplacement de Max Mosley atteint par les scandales. Une grande reconnaissance pour ce français qui après avoir été vice champion du monde des copilotes en rallye avec Guy Fréquelin au volant  a su mener Peugeot Talbot Sport à la victoire comme directeur d'écurie, toujours dans la discipline des rallyes, avant de sauter le pas, devant l'indécision de Peugeot, pour entrer en Formule 1 pour y diriger l'équipe la plus prestigieuse du monde( et l plus difficile à diriger!), l'Equipe Ferrari, alors en grande difficulté. Il saura la remettre dans le sens de la marche et du succès Il saura lui faire gagner, avec son complice Schumacher,cinq doublés mondiaux pilotes/constructeurs et redonner à l'équipe le lustre et la gloire que toute l'Italie attendait. Il fut le Premier non italien à savoir gérer les énormes pressions qui pèsent sur tout directeur d'une telle équipe et à lui apporter la rationalité dont elle avait besoin pour se transformer en écurie "industrielle" capable de delivrer de la performance au long cours.
    C'est un nouveau challenge qui l'attend après un Max Mosley plutôt sulfureux, pour remettre dans le sens du monde nouveau qui l'attend une Fédération Internationale de l'Automobile qui ne sait plus trop de quoi demain sera fait.Il a les qualités de manager pour y parvenir.
    Comme il la dit lui même: "Je n'ai jamais rien gagné, j'ai dirigé des équipes gagnantes". Dans le monde d'aujourd'hui c'est tout aussi prestigieux.AA_006
  • A Christophe de Margerie, Président Directeur Général de Total, qui vient de se voir distinguer par ses pairs internationaux de l'industrie pétrolière comme le " Dirigeant Pétrolier de l'Année".
    Une distinction unique qui lui a été remise à l'occasion de la 30ème conférence du magasine international "Oil and Money" à l'Hotel Intercontinental de Londres les 20 et 21 octobre dernier.
    Une récompense inattendue dans une industrie traditionnellement dominée par les anglo-saxons mais qui traduit, outre les qualités de manager de son Président Directeur Général, la montée en charge du groupe Total qui a su fédérer Total, Elf et Fina pour "monter" en première division des compagnies pétrolières.
    Reconnu, à cette occasion, pour sa capacité à rendre public de manière simple et claire( candid en anglais), les défis qui attendent l'industrie de l'énergie avec des formules telles que " l'éolien c'est du vent", il a recommencé récemment, en rappelllant qu'à un court terme de 10 à 25 ans, il n'y a que les combustibles fossiles pour faire tourner l'économie.
    Une manière de rappeller que l'electricité aura déjà beaucoup de peine, à une moyenne de dix ans pour construire une centrale nucléaire, aura beaucoup de peine à répondre à tous les besoins qu'on lui voit remplir à court terme, du chauffage de l'habitat à la mobilité individuelle avec les voiture électriques ou à ma mobilité collective avec les batteries de TGV que l'on nous prépare..
    Un Grand Bravo pour cette reconnaissance internationale.

Posté par CaDerange à 07:20 - Les Brèves et les Bravos - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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