16 mai 2008
Affaire Sevran: Europe 1 et Elkabbach se font taper sur les doigts
J'avais eu l'occasion dans un message du 25 avril de vous signaler la bourde magistrale de Jean Pierre Elkabbach sur Europe 1 qui avait annoncé aux informations la mort de l'animateur bien connu Pascal Sevran.
Ca s'était passé le 21 avril à 20hrs et l'annonce avait été aussitot relayé par France Télévision et Direct 8. Bonjour la vérification de la véracité des sources! Il suffisait pourtant de passer un coup de fil à l'intéressé dont le numéro personnel était sans nul doute connu des initiés de ces trois chaines.Passons...
Le CSA, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, s'etait saisi de l'affaire et avait auditionné Jean Pierre Elkabacch et le Directeur Général de Lagardère Active Broadcast qui possède la chaine de radio, Didier Quillot. Résultat des courses: Le CSA a addressé une mise en demeure officielle à Lagardère Active Broadcast d'assurer " l'honnèteté de l'information" comme l'y oblige en principe la convention signée avec le CSA..
Pas de sanction financière, pas de message officiel d'excuse à l'intéressé sur Europe 1, pas de suspension du journaliste responsable ! Quand je vous disais que les journalistes étaient surpayés par rapport à leur responsabilités....
Pourquoi inventer soi même quand on peut copier?
Il est infiniment plus aisé de nos jours, pour un étudiant, de plancher sur un sujet de dissertation, littéraire, philosophique, social ou politique qu'il y a 50 ans. La faute aux moteurs de recherches qui permettent en très peu de temps de trouver tout ce qui s'est dit et écrit sur un sujet dans les 20 dernières années et ensuite par la technique du Copier Coller d'en faire un montage qui donne en final une dissertation tout à fait présentable.Car curieusement il n'existe pas de sujet qui n'ait déjà été traité.
Pas de chance, les professeurs et les écoles n'aiment pas ça. Car disent elles, "ce que nous vendons aux entreprises,ce sont des gens qui savent construire du savoir et pas seulement en consommer!"
Vous noterez néanmoins que si c'est vrai pour les disciplines littéraires, économiques et sociales,commerciales voire politiques, c'est beaucoup moins vrai pour les disciplines scientifiques pour lesquelles résoudre un problème de mathématique ou de physique reste un exercice pour lequel il faut bien réflechir soi même.
Le plagiat, c'est comme cela qu'on l'appelle est donc devenu une plaie de l'enseignement moderne. Sachez que lors d'enquètes réalisées sur des populations d'élèves d'écoles de management, il s'est quand même trouvé 80 pct des étudiants pour déclarer avoir utilisé le copier coller! Quant aux professeurs, neuf sur dix ont déclarés y avoir été confrontés. C'est dire que la valeur de nos étudiants apparait être devenue très surfaite.
Pour lutter conttre le plagiat il existe des logiciels spécialisés antiplagiat dont le plus connu s'appelle Compilatio. La plupart des écoles ont mis un tel logiciel à la disposition des professeurs et prévenus les élèves de son utilisation.Maigre impact à ce jour car les professeurs rechignent à l'utiliser.Est ce la difficulté à l'utiliser,la croyance que l'on est soi même plus fort que l'informatique( le NIH complex),ou l'opposition idéologique, fréquente chez les enseignants, à toute forme de controle et de repression, je ne sais.
Il n'en reste pas moins que le problème est sérieux et jette une ombre sur la qualité et l'intégrité de nos étudiants.Peut être devrons en revenir un jour exclusivement aux devoirs sur tables traditionnels
15 mai 2008
Seniors:Et on leur trouve des jobs comment?
On va supprimer l'exemption de recherche d'emploi que l'on accordait aux séniors à partir de 57 ans et demi. Sur le principe je n'ai aucun problème acec cette décision et ne voit d'ailleurs pas bien pourquoi il faut attendre jusqu'en 2013 pour arriver à la supprimer complètement.A t on peur de notre ombre à ce point pour diluer dans le temps la mise en oeuvre d'une décision aussi simple? Craignons nous des manifs importantes dans nos rues des séniors de 57 ans et demi à 60?
Ceci dit, le problème n'est pas de supprimer cette exemption, c'est de leur trouver des jobs! A moins que l'ambition ne soit de créer de nouveaux postes à l'ANPE ou aux Assedics pour assurer le suivi des recherches d'emploi des 400 000 séniors que cela concerne.Si c'était le cas, espérons qu'ils seront réservés à des séniors...
Peut être nos médias et nos hommes politiques devraient il s'intéresser au seul critère de suivi de la lutte contre le chomage qui importe et qui est le nombre de création d'emplois. Un chiffre qui ne doit pas être trop difficile à établir puisqu'il est publié tous les mois aux Etats Unis. Curieusement, ce n'est pas un élément qui fait partie du débat public en France. Un trou dans le dispositif Insee peut être?
Controler que les séniors continuent à chercher des jobs c'est bien, leur en trouver c'est mieux! Mon expérience personnelle de l'ANPE et de l'APEC , c'est que ces organismes sont là pour remplir le formulaire qui prouve(?) que vous ètes actifs dans la recherche d'emploi mais pas de vous trouver un job. La seule aide que l'on vous apporte c'est l'accès libre à la presse et à Internet dans la salle à coté. Mais pas, comme en Angleterre, le conseiller qui vous suit qui prend son téléphone et organise pour vous un rendez vous. Et je ne pense pas que la fusion ANPE/Assedic améliore cette recherche. Au mieux elle diminuera les couts des implantations de ces organismes et en réduira peut être le personnel (si l'on ose bien sur).
Alors la suppression de l'exemption de recherche d'emploi pour les séniors? Un coup d'épée dans l'eau qui ne changera rien et qui ne mériterait pas plus qu'un mention très brèves aux infos au lieu des heures de commentaires inutiles que l'on nous inflige....
Pas brillant l'efficacité de nos aides à l'exportation !
Nous nous plaignons très souvent de l'insuffisance de nos performances à l'exportation et en particulier du manque de présence de notre tissu de PME dans ce domaine clé du développement économique, là où nos amis allemands semblent au contraire bénéficier d'une présence active et efficace des leurs. Or, en cette période où notre balance commerciale a tendance à se dégrader, il est important de leur fournir tous les outils susceptibles de les aider si nous voulons renverser la tendance.
Il existe pourtant des organismes et des dispositifs multiples pour venir en aide à ces PME potentiellement exportatrices et dont on constate souvent qu'elles ne sont pas passées à l'acte alors qu'elles en ont les moyens. A tout seigneur tout honneur, l'Etat oeuvre pour aider nos entreprises à exporter par l'intermédiaire de son bras armé Ubifrance,traditionnellement organisateur d'expositions pour promouvoir l'industrie française aux quatre coins du monde et qui s'est renforcé de l'ancien Centre Français du Commerce Extérieur, CFCE, puis plus récemment de la supervision des missions économiques à l'étranger implantées dans nos ambassades. Autres intervenants, les Chambres de Commerce et d'Industrie implantées partout en France. Enfin, les Régions nouvellement crées ont parfois cru indispensables de monter leurs propres structures ad hoc, dans leur région mais aussi dans divers pays du monde ce qui permet à leurs Présidents de joindre l'utile à l'agréable en promouvant les industries de leur région tout en faisant un peu de tourisme.
Les aides et dispositifs proposés sont de différentes natures.Des outils financiers comme l'assurance crédit ou l'assurance prospection de la Coface. Des participations( payantes) à des expositions ou à des stands présentant les produits français, de la documentation par pays, par secteur d'activité et par domaine d'intéret enfin des études à la demande effectuées par les missions économiques dans le pays concerné.J'oubliais un dispositif que j'ai eu l'occasion de brocarder dans ce blog pour cause de publicité à mon sens inadaptée à la fonction, celui des Volontaires Internationaux en Entreprise, les VIE, des jeunes diplomés frais émoulus de leur école ou université et dont Ubifrance pense qu'il sont bien adapté à aller "chercher le client", pour le compte des PME, tous seuls aux antipodes(!).
Autre dispositif d'aide aux exportateurs, celui offert par les Conseillers au Commerce Extérieur, des bénévoles exercant ou ayant exercé en entreprise et qui souhaitent faire profiter de leur savoir et de leur carnet d'addresses les PME exportatrices. Ces Conseillers au Commerce Extérieur sont regroupés au sein d'un Conseil des Conseillers au Commerce Extérieur dont le Président est l'ancien ministre Bruno Dutreuil. Ils sont au nombre de 2000 environ dont 1200 implantés à l'étranger et 800 sur le territoire national.De par leur connaissance du terrain et des besoins des entreprises qu'ils conseillent, ils sont particulièrement bien placés pour juger de l'efficacité de ces différents dispositifs.
Or il se trouvent qu'ils viennent d'effectuer une enquète auprès des sociétés qu'ils aident à exporter pour savoir si elles ont utilisés, et dans ce cas ce qu'elle en pensent, les outils mis à leur disposition par ces différents organismes. Les résultats en sont détaillés ci contre et sont plutôt préoccupants.
En ce qui concerne les outils financiers fournis par la Coface, ils sont peu utilisés(35pct pour l'assurance crédit et 30pct pour l'assurance prospection) et sur le nombre d'utilisateurs,80 et 60 pct seulement respectivement ont été satisfait de la prestation proposée.
Pour les services d'Ubifrance ( documentation, participation à des foires ou expositions et VIE) seulement 58 pct des entreprises y ont eu recours et 40 pct d'entre eux n'en ont pas été satisfait. Finalement le service le plus prisé est celui offert par les Missions Econonomiques à l'Etranger, pourtant souvent décriés, avec 86 pct d'utilisateurs et 75 pct de satisfaits du dispositif.Quant aux dispositifs des collectivités locales, seulement 10pct des entreprises y ont recours.
Les souhaits des entreprises pour améliorer ces services sont d'abord de mettre en place une coordination entre ces organismes, une sorte de "guichet unique" de l'aide à l'export. Ensuite, le plus important, et de loin, est la connaissance des réseaux locaux pour trouver clients eventuels distributeurs ou fournisseurs potentiels.Un vrai lobbying qui au lieu de répondre seulement à la demande de leurs bureaux, aille sur le terrrain pour prospecter, détecter les zones ou les secteurs à potentiel ou chercher des fournisseurs. Bref fasse un boulot de vrai commercial que ne semblent pas faire les fonctionnaires des missions économiques ou les VIE inexpérimentés.65 pct des entreprises expriment leur peu de satisfaction dans ce domaine
Unifrance en est conscient d'ailleurs car il a mis en place, dans certains pays ou certaines zones, des contrats de services avec des consultants locaux pour faire en quelque sorte...ce qui devrait être leur métier premier tel qu'il est ressenti par les entreprises.
Autre domaine ou les services d'Ubifrance pèchent, celui de l'aide à la recherche de personnels locaux à embaucher qui est l'un des premiers problèmes que rencontre une entreprise qui veut s'implanter et qui demande la connaisance des métiers pour lesquels les entreprises veulent embaucher mais également celle du marché de l'emploi local et des pratiques locales de Ressources Humaines.Il semble donc que c'est plus une question de compétences de base en commercial et ressources humaines des fonctionnaires des Missions économiques quie de leur bonne volonté qui est reconnue.
Le dispositif français d'aide à l'exportation est d'ailleurs en cours de réforme par ses nouveaux directeurs,Alain Cousin et Christophe Lecourtier,pour passer "d'une attitude passive à une politique d'offre". Anne Marie Idrac, ex SNCF, ex RATP, qui est la nouvelle secrétaire au Commerce Extérieur, veut faire changer Ubifrance dans ce sens. Souhaitons lui bonne chance dans cet effort de modernisation et signalons cette enquète à son attention.
Mais quel dommage qu'on n'ait pas saisi l'occasion du changement de direction à la tête d'Ubifrance pour y mettre en place des vrais spécialistes du Commerce. Comment peut on avoir la moindre idée de ce qu'est réellement un client , ses attentes et ses comportements en ayant passé sa vie dans des cabinets ministèriels ou à l'Assemblée Nationale?
14 mai 2008
Promotion et tromperie du spectateur.
Vous savez que, désormais, chaque nouveau film ou pièce fait l'objet d'une campagne de promotion dans les médias avec la participation obligatoire des acteurs( c'est contractuel à ma connaissance) pour, juste avant la sortie du film ou de la pièce, faire en sorte que le public soit convaincu que c'est la film ou la pièce à voir.
Nous nous sommes habitués à écouter ces campagnes de promotion et à les considérer comme parfaitement normales, même si, souvent, au spectacle du film ou de la pièce, on a l'impression de s'être fait avoir. C'est passé dans les moeurs que, acteurs et médias complices,vous dorent la pilule dans un but purement commercial.
J'ai encore en mémoire la "promotion", lors de l'émission de Fogiel, d'un film de Baer avec Jean Rochefort. Ce dernier que j'aime beaucoup en tant qu'acteur, avait su, avec le talent qu'on lui connait, nous faire croire que le film était très drole. En tous cas, lui semblait s'être beaucoup amusé à le tourner! Finalement le film était malheureusement un navet. J'ai eu l'impresssion que Jean Rochefort s'était joué de moi.
Ce week end c'était au tour de l'équipe Drucker, Serillon, Coffe et consors de faire la promotion des derniers films et pieces qui vont sortir incessament et comme d'habitude, tous, absolument tous, méritaient le détour ! Seule exception, Albert Dupontel,qui venait pour la promotion du dernier film de Jean Becker, Deux jours à tuer,à terminer rapidement son interview parce que justement, nous dit il, il n'aime pas la promotion...
J'ai beaucoup apprécié. Espérons que les Drucker and co prendront enfin conscience que se préter aux promotions comme ils le font,c'est se moquer de leurs spectateurs.
Les Bravos de CaDerange
Ils concernent cette semaine les personnes, organismes ou sociétés suivantes:
- Un Grand Bravo tout d'abord pour l'écrivain et journaliste Dominique Lapierre, bien connu pour son livre " La Cité de la Joie" qui, pour la première fois, nous décrivait les conditions de vie dans les bidonvilles de Calcutta. Il vient en effet, à 77 ans, de recevoir à New Delhi l'équivalent de la Légion d'Honneur en France, le Prix Padma Bhushan, de la main de la Présidente de l'Inde,Pratibha Patil. Ce n'est pas pour son livre qu'il a reçu cette distinction mais pour toutes les actions humanitaires qu'il a promu en Inde depuis plus de vingt ans, en particulier pour soutenir l'action de Mère Térésa.
Ce sont 70 000 pauvres du Bengale qui avaient pris la plume pour écrire au Premier Ministre ppur demander qu'il soit ainsi distingué. C'est le premier français à recevoir cette récompense officielle. Encore Bravo pour Dominique Lapierre et au dela pour l'institution française dans laquelle il a travaillé 14 ans, Paris Match. - Un Grand Bravo également à Alstom et à son patron Patrick Kron,qui, parti d'une situation de quasi faillite, a su redevenir unes des sociétés françaises les plus connues au monde, impliquée à la fois dans la construction des TGV et dans les construction des turbo alternateurs des centrales électriques et nucléaires en particulier. 2008 est une année particulièrement faste avec le lancement des nouvelles générations de TGV baptisés AGV, l'obtention dans ce domaine de la construction de la ligne à grande vitesse de Buenos Aires à Cordoba en Argentine ainsi que des centrales de tous types( récemment encore en Tunisie une centrale à gaz). Ou encore le contrat de métro de Dubai.
tout ceci s'est traduit par des résultats financiers exceptionnels cette année.
A mentionner néammoins l'action de Nicolas Sarkozy, alors Ministre des Finances, pour obtenir de la Commission de Bruxelles de pouvoir temporairement renationaliser partiellement Alstom en attendnat que ce dernier s'en sorte. Il fallait un pouvoir de conviction peu ordinaire pour y parvenir! - Toujours dans le domaine industriel, un grand bravo pour Véolia Environnement pour avoir remporté le contrat du traitement et de la distribution d'eau potable de la ville de Ryad, capitale de l'Arabie Séoudite, ainsi que celui de la collecte des eaux usées et de leur traitement.
Une ville qui s'étend à grande vitesse mais dont les habitants ne disposent d'eau au robinet que quatre heures par jours.Et un nouvel habitant doit attendre en moyenne deux mois et demi pour être accordé au réseau. C'est dire qu'il était urgent de faire quelque chose!
Dans le contrat qu'a accepté Véolia,l'eau devra être disponible 24 hrs sur 24hsr,le taux de fuite, un élement important dans la gestion des réseaux d'eau ramené de 50pct actuellement à 14 pct, et un delai de raccordement de 5 jours seulement. La rémunération se fera par un système de Bonus/Malus tandis que l'investissement sera assuré par les autoritrés saoudiennes.C'est le quatrième succés de Véolia dans la région qui avec ceux de Suez Environnement traduisent l'avance technique des sociétés Françaises dans le traitement de l'eau et l'assainissement. - Un bravo pour un homme peu connu en France alors qu'il a été un de nos,- rares-, prix Nobel, de medecine et en 1977 pour avoir été le premier à isoler l'hormone peptidique. Il s'appelle Roger Guillemin, est agé de 84 ans et vit et travaille toujours aux Etats Unis.Il est actuellement Directeur, par interim néanmoins, du laboratoire Salk, connu pâr la découverte majeure de son fondateur, le vaccin contre la polyomélite. Souhaitons lui de poursuivre encore longtemps une telle carrière.
- Vous avez peut être entendu que la société Delpeyrat allait, à l'occasion des Jeux Olympiques de Pékin,le foie gras qu'elle fabrique et distribue dans le pays. C'est le plus récent éclat de son nouveau PDG,Thierry Blandinières,natif de Brives et qui vient d'être sacré Entrepreneur de l'année 2008, un prix décerné par le groupe Entreprendre.
En quatre ans il a su quadrupler la taille de Delpeyrat et relancer la marque, un peu en perte de vitesse de la gestion de son propriétaire précédent, le groupe Louis Dreyfus et entend fédérer autour de cette marque d'autres entreprises locales pour en faire un Pôle Foies Gras pour se tourner vers le grand large de l'exportation tous azimuths.
Quant à la Chine, elle est prévue bénéficier d'un transfert de technologie, en clair fabriquer sur place avec la technique Delpeyrat.
13 mai 2008
Un exemple d'effets pervers d'une décision règlementaire
Je vous exprime régulièrement mes craintes concernant les effets pervers de telle ou telle décision de nos hommes politiques. Les décisions à caractère technique ou règlementaire qui peuvent avoir des conséquences financières suscitent souvent des effets collatéraux inattendus auxquels ceux qui édictent ces règlementations n'auraient pas pensés et qui peuvent avoir des conséquences non négligeables sur une activité ou une industrie. C'est le mystère de l'application de conditons commerciales dont le client potentiel use parfois de manière inattendue pour en maximiser les avantages à son profit.
L'exemple de dommages collatéraux que je voulais vous signaler concerne l'institution des bonus/malus dans les ventes d'automobiles dont je vous avais signalé précédemment qu'il allait modifier considérablement le paysage du commerce des voitures.Voici donc quelques mois que cette mesure a été instituée et nous commencons à avoir du recul sur son effet.Il était prévu que cette mesure allait orienter les ventes de nouvelles voitures vers les petits véhicules moins émetteurs de CO2 et diminuer les ventes des plus grosses et plus émettrices de CO2. C'est effectivement ce qui s'est passé et à ce titre,l'objectif est atteint.
Un des effets pervers, c'est que les ventes de petites voitures se faisant toujours à des prix extrémement tirés du fait de la concurrence très large sur ce créneau de marché, les concesssionnaires ne gagnent plus grand chose à les vendre non plus que les constructeurs d'ailleurs. Les voitures sur lesquelles constructeurs et concessionnaire font des marges plus généreuses, ce sont les berlines moyennes à grosses, les modèles de luxe et les 4X4. Le malus a fortement affecté leurs ventes à la baisse au point que certains véhicules lourdement pénalisés par le malus se vendent désormais très mal.A terme on devrait voir les choses se rééquilibrer avec une augmentation des prix des petites voitures et une stabilité de ceux des grosses ou alors la délocalisation des fabrications des petites voitures à l'est!.
Autre effet pervers,celui sur le marché de la voiture d'occasion récente qui est désormais en concurrence avec la voiture neuve "à bonus". Le marché de la voiture d'occasion récente, en particulier les voitures des flottes de voiture de location, est devenus très difficile et pour vendre il faut casser les prix pour compenser le bonus de la voiture neuve et être patient. Or c'était une source de revenus importants pour les concessionnaires. Que croyez vous qu'il arrivera?Des diminutions de postes d'ici quelque temps chez les concessionnaires et les constructeurs pour rétablir la rentabilité de leurs opérations...
Vous me direz, c'est pour le bien de la planète et il faut assumer les conséquences de notre politique. Je suis tout à fait d'accord avec vous mais on aurait peut être pu faire autrement pour éviter ces dommages collatéraux. Par exemple, l'institution d'une prime à la casse type balladurette pour permettre de changer les vieilles voitures terriblement polluantes aurait permis, à moindre cout, d'améliorer bien plus les émissions de notre parc automobile sans conséquences immédiates. Une telle mesure a néanmoins aussi un effet pervers qui est la chute des ventes quand on arrète la prime. Mais dans l'état de notre parc, nous en avions bien pour au moins dix ans avant d'éliminer les voitures anciennes polluantes du parc.
Pourquoi n'a t on pas envisagé cette solution? Parce qu'en France, on n'interroge jamais le praticien qui connait le marché et le client. Le savoir chez nous vient d'en haut....
Leclerc/Pharmaciens: 2 à 1 pour Michel Edouard...
Dans la bataille qui oppose le tueur des petits commerces, Michel Edouard Leclerc et la corporation des pharmaciens que certains peuvent considérer comme des privilégiés du numerus clausus, nous en sommes au troisième round.
Le premier,en faveur de la corporation des pharmaciens, est la décision du Tribunal de Grande Instance de Strasbourg d'interrompre la campagne publicitaire de Leclerc au motif qu'elle était mensongère et dégradante pour l'image des pharmaciens, décision accompagnée de dommages et intérêts.0-1 pour les pharmaciens.
Deuxième round, la déclaration de Monsieur Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat au Commerce et aux PME qui exprimait un avis personnel plutot favorable à la vente des médicaments de confort et des médicaments non remboursés par la Sécuité Sociale en grande surface.Il restera à Hervé Novelli à s'expliquer avec la Ministre de la Santé, elle même pharmacienne, Roselyne Bachelot. 1-1
Troisième round. Le jugement de la cour d'appel de Colmar a contrario du jugement du TGI qui, lui, a trouvé la publicité de Leclerc tout a fait acceptable, a infirmé le jugement du TGI et a donc autorisé Michel Edouard Leclerc à reprendre ses publicités. 2-1 en faveur de Michel Edouard.
Tout ceci ne change rien à la loi qui ne permet pas la vente de médicaments en parapharmacies, mais remet sur le tapis la question d'une certaine libéralisation de la distribution de médicament. Michel Edouard Leclerc, qui est particulièrement habile en communication n'est pas parti à la batille sans biscuits. Il doit penser, peut être à juste titre,- l'avenir le dira-, que les esprits sont désormais murs pour accepter que la grande distribution entre dans la vente des médicaments de confort. en attendant mieux sans doute. A suivre donc
12 mai 2008
Transport aérien en Italie:Lufthansa sera t il le gagnant?
Je ne parle pas, en émettant la question en rubrique, d'une reprise éventuelle d'Alitalia par Lufthansa car je ne crois pas qu'une reprise semblable à celle proposée par Air France/KLM permettra de régler un problème qui traine depuis plusieurs décennies, celui de l'incapacité d'Alitalia à se reformer et celui du jusqu'auboutisme suicidaire des syndicats qui y règnent en maitre.
Je constate seulement que pendant qu'Air France/KLM finalement perd son temps et son énergie à bien vouloir sauver Alitalia d'un faillite proche, son confrère allemand grignote le marché à bien moindre cout qu'il ne reviendrait à Air France/KLM si elle arrivait à prendre le controle de la société italienne. Jugez en plutôt.
Dans un premier temps, Lufthansa a lançé sa propre société aérienne italienne, Air Dolomiti, et coopère avec Air One, le "petit" italien également candidat à la reprise d'Alitalia en lui offrant l'accès au réseau de Star Alliance, le concurrent du réseau Sky Team d'Air France.Deuxième temps,Lufthansa/Air Dolomiti reprend les créneaux de vol abandonnés depuis le1er avril par Alitalia sur l'aéroport de Milan Malpensa. En d'autre terme il joue l'IIalie du Nord et Milan et l'Italie industrielle contre elle du centre, des politiques et de Rome.Ce n'est peut être pas idiot, n'est ce pas?
Lufthansa/Air Dolomiti positionnera ainsi début 2009 six appareils à Malpensa pour accroitre encore son nombre de liaisons et de vols(372 par semaine actuellement) entre Milan et l'Allemagne. Malpensa deviendra ainsi la tête de pont( le hub) de Star Alliance là où celui de Rome sera celui de Sky Team. Et les rapports entre les industriels du nord de l'Italie et ceux de l'Allemagne se renforceront.
Enfin il en coutera infiniment moins en argent et en efforts d'intégration du personnel à Lufthansa de renforcer sa filiale Air Dolomiti qu'à Air France/KLM de redresser et d'intégrer Alitalia. Bien sur Air France/KLM partenaire d'Alitalia dans Sky team ne pouvait pas faire autrement que de s'intéresser à Alitalia.
Mais franchement, entre racheter et intégrer un canard boiteux comme Alitalia pour desservir la Rome des politiques et développer Air Dolomiti à cout raisonable pour desservir les industriels du Nord, quelle approche vous paraitrait la meilleure?
Je vous laisse y réfléchir...
11 mai 2008
Développement Durable: le retour aux couches pour bébé lavables!!
Le Développement Durable vous a toujours été présenté sous des aspects très positifs, comme si l'obligation de consommer moins d'énergie et d'eau qui nous attend allait se faire sans effort ou avec peu d'effort de la part des consommateurs et utlisateurs. Bel effort de marketing pour une politique et un mode de vie qui ne sera pourtant pas facile à accepter au jour le jour. ,Rendons grace néanmoins à Yves Cochet pour avoir décrit assez précisément ce qui va se passer réellement c'est à dire peu ou plus de déplacement individuel, un chauffage réduit à sa plus simple expression, quasi plus de deplacement aérien,la vie en autarcie et un repliement général sur nous mêmes!
Sous le label développement durable, vous avez peut être remarqué une recommendation( pub?) pour repasser des couches pour bébé jetables qui depuis vingt ans ont facilité la vie de la jeune maman aux couches lavables de nos mères. La demonstratrice vous y indique que les couches lavables, entre l'eau necessaire à leur fabrication et celle pour leur lavage journalier, utilisent trente pour cent moins d'eaux que les couches jetables! Elle a trouvé ces données dans une thèse, nous dit elle. De même les couches lavables provoqueraient moins d'érythèmes fessiers chez les bébés que les couches jetables. Je ne sais si ces affirmations sont exactes ou pas. Acceptons en l'augure néanmoins.
Par contre, le recul de notre confort de vie que matérialise cette publicité risque fort d'être notre réalité de demain dans beaucoup de domaines au fur et à mesure que nos sources d'énergies s'épuiseront, que l'eau disponible à la surface du globe deviendra plus rare et que la population du globe et ses besoins augmenteront. Elle a le mérite de nous alerter sur ce qui nous attend dans beaucoup de domaines de notre vie de tous les jours et de nous faire nous rendre compte de l'ampleur des réductions de niveau de vie qui nous attendent.
Il est d'autant plus important de développer les énergies alternatives, toutes les énergies alternatives, qui soient capables de satisfaire en quantité suffisante les besoins d'énergies et de production d'eau dessalée d'un monde à 9 milliards d'hommes et de femmes.Toutes seront indispensables, avant que nous ne trouvions la source d'énergie inépuisable que le programme Iter nous promet pour la fin du siècle...
10 mai 2008
Quand les pays émergents vont coloniser les pays industrialisés...
J'avais eu l'occasion de vous expliquer que dans le face à face des Etats Unis et de la Chine, on jouait au jeu du "je te tiens, tu me tiens par la barbichette" entre un pays qui servait d'usine au monde développé et en engrangeait les bénéfices et un pays consommateur qui bénéficiait des bas couts de son producteur principal pour maintenir artifciellement son niveau de vie et consommer à tout va. Sur le plan financier, la Chine utilisait les liquidités qu'elle accumulait pour racheter des bons du trésor américains.La boucle était bouclé et les intérets des deux pays étaient ainsi étroitement liés.
On aurait pu penser que c'était l'énorme déficit du budget et du commerce extérieur qui allait faire éclater cet équilibre instable Eh bien non ce fut le déséquilibre intérieur sous la forme de la crise du subprime qui a brutalement jété à bas ce gentleman agreement historique de courte durée. En même temps,la Chine et les autres pays producteurs de matières premières étaient progressivement passés du système des prêts aux Etats Unis que représentait l'achat permanent des bons du trésor américains à l'investissement direct dans les plus grosses sociétés américaines ou européennes.L'occasion faisant le larron,c'est par des prises de participation de leurs fonds souverains dans les plus grandes banques américaines qu'a commencé cette prise de controle de l'économie mondiale.
Car, ne vous y trompez pas, dans ce nouvel ordre mondial que se met en place, c'est de cela qu'il s'agit. Jetez un coup d'oeil au tableau ci contre qui montre la montée en charge des fameux fonds souverains.Nous en sommes à environ 3500 milliards de dollars qui progressent de 25pct tous les ans depuis trois ans et que le maintien de prix très élevés du pétrole et des matières premières continuent à alimenter.
A ce rythme là, la puissance financières de ces fonds souverains depassera le Produit Intérieur Brut des Etats Unis ou de l'Union Europénne à partir de 2015.Ils vont depassser les banques centrales en capacité de prêt ou d'investissement !!!.
Où vont aller se placer ces immenses disponibilités financières? Opportunité oblige, c'est le secteur bancaire en détresse, mondial et américain en particulier, qui a fait l'objet de leurs premières attentions pour une petite centaine de Milliards de dollars. Mais désormais, ce sont des sociétés industrielles qui les intéressent et beaucoup plus diversifiées géographiquement.Sans surprise, ce sont les secteurs pétrolers et miniers qui viennent en tête de liste pour une vingtaine de milliards de dollars en janvier 2008. Et geographiquement c'est le continent africain qui est le plus visé.
Autre possibilité d'investissement,l'accès à des surfaces agricoles pour les mettre en culture comme on vient de voir au Cameroun pour y produire...du riz pour l'exportation.
Bref, nous voici condamnés peu à peu à devoir passer sous les fourches caudines des nouveaux maitres financiers de ce monde dont on peut craindre qu'ils ne soient pas très différents des fonds de pension, hedges fonds ou fonds d'investissement actuels en terme d'espérance de retour sur investissement.
Nous qui étions habitués à dominer le monde depuis des siècles, il va falloir nous habituer à devenir les colonisés du siècle prochain. Triste perspective, n'est ce pas?
09 mai 2008
Yahoo!: Qui trop embrasse mal étreint...
Monsieur Jerry Yang, fondateur et PDG d'un Yahoo plutôt en perte de vitesse depuis quelques temps a cru pouvoir faire monter Microsoft au cocotier jusqu'à en tirer les 37 dollars de l'action qu'il avait estimé être la valeur de sa société, alors qu'avant l'annonce de l'offre de Microsoft, elle se trainait aux alentours de 29 dollars.
Et puis patatras! Monsieur Steve Ballmer le PDG de Microsoft a estimé, lui, que Yahoo! ne valait pas ce prix là et a décidé de laisser tomber.
Qui est ce qui se retrouve Grosjean comme devant? Les actionnaires qui , hélas pour eux, ont laissé faire Jerry Yang pour laisser monter le prix, alors que c'étaient eux qui était intéressé au premier chef. Il est curieux, d'ailleurs, que dans ces affaires de rachat de sociétés, ce soient les PDG qui montent au créneau pour tirer le meilleur prix des circonstances. Il est vrai que les PDG d'aujourd'hui, avec le système des stock options ont un intéret personnel à vendre au plus haut cours. Peut être d'ailleurs se mord il les doigts en ce moment de son obstination...
En tous cas il va falloir qu'il explique son attitude à quelques fonds de placement plutôt remonté contre lui à l'heure actuelle.Le premier actionnaire de Yahoo! avec 17pct du capital, le fonds Capital Research Management ne décolère pas et a fait savoir publiquement qu'il aimerait bien connaitre "les actionnaires qui soutiennent la position de la direction de Yahoo!" comme ses dirigeants l'affirment. Le deuxième actionnaire avec 7pct du capital affirme aussi qu'il aurait regardé une offre ferme à 34/35 dollars comme l'avait proposé Microsoft.
Deux fonds de pension avaient déjà déposé une "Class Action" contre Yahoo! et ses dirigeants au momen où Yahoo! avait rejeté la première offre de Microsoft. Ils viennent d'étendre cette Class Action contre Jerry Yang et son comité de direction pour avoir "bloqué" la proposition de rachat.
A suivre à la prochaine Assemblée Générale de Yahoo! L'affaire n'est sans doute pas terminée
08 mai 2008
Brèves de blog ...pétrolières
- Les prix du pétrole n'arrètent pas de flamber sous diverses raisons, au gré des menaces réelles ou supposées sur la production dans telle ou telle partie du monde ou de rumeurs diverses. On peut accuser les spéculateurs, et il en existe, mais une période de prix élevés permanente sur des mois et toujours à la hausse ne peut être le résultat de la simple spéculation. La réalité est qu'il y une tension extrème entre une demande forte liée à la croissance des pays émergents et une offre qui a beaucoup de peine à suivre.
Les pays qui essayent de jouer les Messieurs Bons Offices sont l'Arabie Saoudite, dépositaire des plus importantes réserves de brut du monde dont c'est le rôle traditionnel et la Norvège qui gère ses réserves avec parcimonie mais qui en l'occurence pense de son devoir d'intervenir.Les deux pays se sont rencontrés récemment mais n'ont pas semble t il trouvé le remède miracle alors que le brut évolue dans la zone des 120 dollars le baril et que conflit social au Nigéria et fermeture temporaire de l'oléoduc de Forties otn alimlnetés les tensions du marché.
Phénomène inquiétant, alors que la chute du Dollar n'avait pas eu précédemment de répercussion sur le cours du baril, ses variations au jour le jour sont désormais intégrées instantanément dans la hausse des cours.Au point que le Président de l'Opep a quantifié à 4 dollars l'ajustement à la hausse pour un pct de baisse du cours du dollars.
Le baril à 200 dollars n'est plus tres loin sans que personne n'y puisse vraiment quelque chose - C'est dans ce contexte que doit s'analyser l'OPA amicale lancée par Total sur la compagnie canadienne Synenco Energy malgré les difficultés financières que cette dernière rencontre actuellement et qui sont liées à sa croissance très rapide, à une mauvaise gestion de projets très couteux qui l'ont fait basculé dans le rouge et à des besoins de financement énormes dans la mise en exploitation des gisements de sables bitumineux.
Car le principal actif de Synenco Energy est une participation de 60 pct dans le gisement de pétrole non conventionel Northern Light en Athabasca qui est censé contenir 1.1 milliards de barils, l'autre partenaire du projet étant le Chinois Sinopec.Or pour le mettre en exploitation il faut compter de l'ordre de milliards de dollars canadiens ppur la pârtie purement minière du projet.
Au dela de l'extraction du bitume, il faut aussi convertir ce bitume extra lourd en brut utilisable dans les raffineries conventionnelles du monde entier et pour cela disposer d'une unité de conversion, une sorte de raffinerie simplifiée qui couyte quand même 5 à 6 milliards de dollars. Or Total qui exploite deux gisements de sables bitumineux dans l'Athabasca a en projet une telle unité à Edmonton. L'alimenter en plus avec le bitume de Northern Light améliorerait sans doute la rentabilité de cet investissement.
Seul point noir, l'aspect environnemental de l'exploitation de ces sables bitumineux qui exigent beaucoup d'eau et d'energie pour les rendres utilisables. Mais c'est là qu'il faudra un jour arriver à concilier la protection de la planète et la réponse aux besoins sans cesse croissants d'un monde en expansion sans fin... - Autre évènement passé inaperçu dans l'actualité, la vente par ExxonMobil de ses activités de distribution au premier producteur de sucre et d'éthanol brésilien Cosan. Il s'agit de 1500 stations services dans 20 des 27 états du Brésil qui détiennent une part de marché de 7.2 pct dans un pays où l'essentiel de la consommation est maintenant d'alcool.
Si je le signale, c'est que ce désinvestissement d'une activité, la distribution, dans lequel l'industrie pétrolière a toujours été impliquée sans que cela ne lui ait jamais rapporté beaucoup, montre un changement dans la stratégie des pétroliers internationaux pour se concentrer, d'une part sur une exploration/production qui devient de plus en plus couteuse et d'autre part sur la recherche de nouvelle sources d'énergies.Passer du statut de pétrolier à celui d'Energéticien.
C'est ce virage vers les sources alternatives de production d'énergie que ne semble pas avoir fait encore le premier pétrolier mondial que certains actionnaires historiques, en clair la famille Rockfeller,réclament en demandant la séparation entre le poste de Chairman( Président) et de Chief Executive Officer( Directeur Général) de la compagnie actuellement regroupée sur la tête du PDG du groupe. - Les profits des pétroliers pour le premier trimestre 2008 reflètent le prix extraordinaire atteint par le brut avec des hausses pour Shell de 25 pct et pour BP de 63 pct. BP par exemple a vendu son brut 70pct plus cher qu'au premier trimestre de 2007 et son gaz 21 pct plus cher! Par contre la production stagne à 3.5 et 3.9 millions de barils /jours respectivement qui reflète le fait que les droits des pétroliers dans les contrats de partage de production qui régissent la profession diminuent lorsque le prix du baril de brut augmente.
Le corollaire c'est que la production de leurs partenaires dans ces contrats, les Etats, augmentent eux en même temps que leur prix ce qui doit au minimum doubler leurs revenus. Et comme ces revenus se reversent dans leurs fonds souverains respectifs, leur force de f'rappe pour racheter nos plus belles entreprises s'en trouvent considérablement renforcés !!
07 mai 2008
Un Grand Bravo à François Fillon pour son anglais
Ce n'est pas pour son action politique que chacun est à même de juger directement que j'adresse ce Grand Bravo à notre Premier Ministre François Fillon mais pour un élément de son action que vous pouvez juger futile mais qui me parait, moi, très important. Je veux parler du fait qu'il ait fait un discours en anglais lors de son récent voyage à Washington.
Si vous lisez ce blog régulièrement vous savez que je suis un adepte du principe de réalité et que je préfère, autant que faire se peut, me conformer à la réalité de notre monde d'aujourd'hui, qui est qu'il parle anglais, plutôt que de pratiquer des incantations permanentes à la résurgence du français. On aime ou on aime pas, je vous laisse juge de votre opinion sur le sujet.
Vous savez ou ne savez pas,- nos médias sont peu diserts sur le sujet -, que nos hommes politiques parlent peu ou mal l'anglais. La faute au fait que leur profession d'origine, fonction publique, avocats ou autre est très centrée sur la France hexagonale et que leur profession suivante, élus, représentants du peuple, ou homme politique ne necessite pas la connaissance de l'anglais. Par ailleurs, en auraient ils besoin qu'ils préfèreraient bénéficier du confort de l'interprétariat que leur offre la République.
Tout ceci fait qu'ils ne percoivent le monde extérieur qu'en des occasions infiniment moins fréquentes que le monde franco français et qu'il le font par l'intermédiaire du filtre de l'interprète dont on sait qu'il ne transcrit pas nécessairement toutes les finesses du sujet qu'il traduit. De la même manière quand il s'agit d'exprimer ses opinions ou ses suggestions, on est forcément infiniment moins compréhensible et donc moins convaincant dans sa langue natale traduite que si l'on est capable de conduire la conversation dans la langue anglaise.
Une anecdote à ce sujet. J'ai été à une époque Président d'un Comité Européen et à ce titre je devais faire le discours d'ouverture d'une des sessions. Je souhaitais, non pas faire un discours convenu sans grand intéret, mais passer un message fort à l'intention des constructeurs allemands présent dans la salle. J'ai choisi, après réflexion, de le faire en Français, langue officielle de la conférence soumise à traduction simultanée, plutôt qu'en anglais. J'ai eu la surprise de m'apercevoir que dans la salle, les participants ne firent même pas l'effort de mettre les écouteurs. Je me suis aperçu ce jour là que j'avais sacrifié la communication du "message" que je souhaitais passer à mon amour propre de français, le contenu au contenant.
Tout ceci pour dire que j'ai apprécié l'effort fait par François Fillon de s'addresser à son auditoire américain dans sa langue et que j'ai trouvé qu'il semblait la maitriser assez bien, même si effectivement son accent reste très français. Je suis sur que ses interlocuteurs lui ont su gré d'avoir fait cet effort pour eux.
A l'épôque où les ingénieurs et dirigeants français sont devenus des pratiquants habituels de la langue anglaise, il ne serait pas normal que notre corps politique continue à apparaitre comme retardataire dans ce domaine par rapport à ses homologues européens et mondiaux.
Si l'on veut influer sur le cours du monde, il faut en parler la langue...
La Wii Fit:Génial !
Sans doute avez vous remarqué cette publicité pour un objet qui ressemble à un pèse personne mais sans cadran indicateur de votre poids. Vous avez peut être même été intrigué par l'objet.
He bien, il s'agit bien d'un espèce de pèse personne que le groupe Nintendo créateur de la console de jeu Wii, la plus répandu dans le monde, vient de lancer pour trouver une autre utilisation à sa console de jeu !! Les consoles Wii et leurs consoeurs de Sony et Microsoft s'addressent en effet de préférence au jeunes. Or Nintendo voulait leur trouver une utilisation pour la ménagère de plus de 50 ans.
Son président, comme celui de Sony quand il créa le walkman,eut l'idée d'appliquer son produit à ses propres besoins, en l'occurrence celui de la lutte contre un début d'embonpoint.Il inventa donc une balance, Wifi tout de même, qui est reliée à sa console et qu'il baptisa Wii Fit.
Il faut donc insérer le logiciel d'exercice dans la console et suivre les mouvements proposés sur l'écran de son téléviseur. Génial comme tout ce qui est simple...
Lancé fin 2007 pour les fètes, il s'est vendu déjà à 1.8 millions d'unités. Et la montée en puissance de la demande est plus rapide que celle du logiciel de jeu. C'est dire que Nintendo a bien trouvé son coeur de cible.Il restera bien sur à pérenniser ces ventes dans le temps.
En attendant un grand Bravo au PDG de Nintendo,Satoru Iwata,pour cette idée de genie !
06 mai 2008
Sans commentaires...
Vous avez peut être vu dans vos journaux ces publicités pleine page d'une firme d'interim et de personnel temporaire.
Il est sans doute facile de faire des comparaisons sélectives avec tel ou tel pays sur tel ou tel indicateur favorable dans le pays considéré. il nen est pas moins triste qu'une telle campagne de publicité puisse montrer notre pays comme peu performant dans le domaine de l'emploi par rapport au reste de l'Europe alors que, quand même, le taux de chomage diminue significativement depuis maintenant plusieurs mois.
Il existent en plus d 'autres raisons objectives pour lesquelles nous devrions être bien meilleur dans ce type de comparaison puisque nous sommes le champion européen du faible taux d'emplois des séniors en France, lesquels libèrent d'autant plus des postes.
Alors, ils appartiendrait à nos hommes politiques de nous expliquer ce phénomène st surtout les mesures qu'ils ont prises ou comptent prendre pour nous ramener dans une moyenne européenne. Silence radio de leurs parts. De deux choses l'une, ou bien nous ne lisons pas les même journaux, ou bien c'est un sujet trop mineur pour justifier leur engagement à améliorer les choses.
Reveiller vous messieurs on attend vos commentaires.
On vous écoute messieurs, vous pouvez même répondre par des publicités pleine page sur vos solutions. Ca vous forcera de toute façon à devenir moins verbeux et plus précis...
La maitrise de nucléaire dans les pays émergents par Bernard Kouchner
La dissémination de l'industrie nucléaire civile dans les pays émergents est une tendance forte dans le monde pour répondre à la demande énergétique de ces pays.Elle fait peur par contre car la frontière entre le nucléaire civil et le militaire peut être de nos jours rapidement franchie. Du temps où le processus d'enrichissement de l'uranium passait par des usines extrêmement complexes et couteuses comme celles de Cadarache,passer du nucléaire civil au nucléaire militaire était quasiment impossible pour les pays en voie de développement. Avec la technologie de l'ultracentrifugation, tout le monde peut aujourd'hui le faire à condition d'avoir l'argent pour se procurer les milliers d'ultacentrifugeuses nécessaires et le temps pour procéder à cet enrichissement.
L'autre peur générée par l'installation de centrales nucléaires dans les pays émergents réside dans la nécessité pour exploiter des centrales nucléaires de disposer de processus de sécurité performants et surs. Entendons nous bien,il ne s'agit pas de mettre en place un Département Sécurité doté de pouvoirs très étendus au sein de la centrale mais d'instituer une veritable "culture de sécurité" dans l'ensemble du personnel de la centrale voire à l'extérieur.Or l'expérience des pays en voie de développement montre que s'il y a une culture qui est difficile à instituer dans des pays où la notion de sécurité dans les activités humaines au jour le jour est inexistante, c'est bien celle de ls sécurité au niveau où l'exige l'exploitation de centrales nucléaires. Si vous suivez ce blog régulièrement, vous savez sans doute que j'attribue une part de responsabilité importante dans la catastrophe de Tchernobyl à l'absence de cette culture en Union Soviétique à l'époque de la conception et la mise en place des centrales nucléaires soviétiques.
Un des préalables à l'existence d'une culture de sécurité est d'abord l'éradication de la corruption car dans un pays où tout s'achète, la sécurité devient facilement négociable !
Bref l'installation potentielle de centrales nucléaires dans nombre de pays émergents fait peur aux pays industrialisés sans que pour autant, on ne puisse s'y opposer sur la seule base de soupçons non documentés. Le débat public pour trouver les moyens de rendre le nucléaire civil accessible aux pays émergents en toute sécurité est par contre très pauvre...
C'est pourquoi, il faut saluer la reflexion personnelle sur le sujet de notre Ministre des Affaires Etrangères,Bernard Kouchner.Celui ci pose trois conditions pour pouvoir admettre la dissémination des techniques nucléaires civiles aux pays émergents. Tout d'abord renforcer les controles découlant du Traité de Non Prolifération et de son exécution par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique et interdire non seulement la vente de toute centrale aux pays qui ne respectent pas ces dispositions mais également de la technologie et des équipements utilisable pour l'enrichissement ou le retraitement des combustibles.
Ensuite, instaurer une Banque Internationale du Combustible qui aurait la responsabilité de fournir le combustible enrichi à tous les pays disposant de centrales et supprimerait le besoin pour ces pays de s'équiper de capacités d'enrichissement propres. Enfin, n'autoriser la vente que de réacteurs à eau légère qui sont, parait il, non proliférants.
Ce sont de bonnes idées mais qui vont rencontrer de formidables obstacles ( tel que l'universalisation du TNP, protocole additionnel inclu) avant de pouvoir devenir des obligations librement consenties par tous en contrepartie de la disposition d'une énergie bon marchée et non polluante.Elle en règle pas, à mon sens, la question de la culture sécuritaire pour laquelle Bernard Kouchner propose la création d'un Centre International de Formation à la Technologie, la Sureté et la Sécurité nucléaire.
Pourquoi s'en préoccuper, me direz vous? Il suffit de ne pas vendre ou autoriser de vendre aux industriels. Sans doute mais l'expérience de l'Iran, montre qu'il y a toujours dans le monde un "vendeur", industriel ou pays, et qu'il vaut mieux tenter de maitriser le problème que de laisser faire.
De nos jours, un pays qui veut se doter de nucléaire civil y parviendra inévitablement. Et par ailleurs, de quel droit pourrions nous l'en empécher? Mieux vaut donc essayer de controler le phénomène...
05 mai 2008
Société de Confiance et réactivité contre Société de défiance et morosité
Nous sommes à l'heure où en France la confiance des ménages, telle qu'exprimée par les sondages, est durablement en berne. J'entends en même temps à la radio les résultats d'un sondage du même type aux Etats Unis qui donne des résultats étonnants pour nous, c'est à dire positifs. 89 pct des américains croient en effet que la crise n'est pas aussi grave qu'on veut bien nous le dire et qu'elle sera de courte durée ! Et d'ailleurs il y a des élements objectifs qui vont dans ce sens comme le retournement des chiffres du chomage qui commence à diminuer à nouveau ou la croissance de l'économie déjà acquise pour 2008 qui est dejà supérieur, à 1.1 pct, aux chiffres pessimistes pour l'année récemment annoncés par le FMI( une influence Strauss Kahn, peut être?).
Et le commentateur, journaliste français mais vivant aux Etats Unis, de faire le commentaire que les Etats Unis sont une société de confiance, dans l'avenir, dans leurs institutions, dans leurs dirigeants politiques ou économiques. Contrairement à l'Europe et surtout l'Europe du Sud qui est une société de défiance dans...tout. Peur de l'avenir,attitude critique vis à vis du pouvoir politique et encore plus vis à vis des dirigeants économiques et de l'entreprises.L'attitude résultante, d'après lui, est la réactivité de l'économie américaine alors qu'en Europe l'attitude est celle du repli sur soi, de l'attente du miracle venu d'ailleurs et de la morosité générale. Et d'ajouter que le matraquage permanent et la désespérance médiatique en France contribuait par elle même à amplifier la crise.
Si je vous relaie ces commentaires, c'est que pour avoir travaillé dans une société américaine et avoir vécu dans le monde anglosaxon, c'est également quelque chose que j'ai personnellement ressenti. Un exemple, celui de l'attitude vis à vis des cadres africains dans l'Afrique Francophone, sous supervision essentiellement de cadres français, par rapport à celle de la supervision des cadres anglo saxons dans l'Afrique anglophone.Le but des dirigeants de l'Afrique anglophone était d'identifier et de mettre en place des dirigeants africains.Avec un certaine naïvété, pensions nous dans la partie francophone dont "ils" reviendront quand il se seront fait voler. La confiance d'un coté contre la défiance de l'autre. Le résultat a été qu'ils se sont fait voler, mais pas plus que dans l'Afrique francophone, et qu'ils ont fait émerger un management africain valable. L'avenir dira qui avait vraiment raison mais le soucis omniprésent dans la culture française de ce " j'avais raison" toujours orienté vers le passé, n'existe pas dans le management anglosaxon.Un "j'avais raison" qui offre une forte consanguinité avec les délices de l'identification du coupable de tout ou n'importe quel évènement.
Il est vai que quand vous écoutez les médias français il est difficile d'être optimiste! Tout est toujours négatif, chaque nouvelle négative est montée en épingle et chaque nouvelle positive est considérée comme normale et quasiment ignorée. Une attitude alimentée par le système économique régissant les médias et qui veut que les désastres se vendent infiniment mieux que les bonnes nouvelles. Une attitude liée également au biais permanent gauchisant de nos médias,- dont 90 pct des journalistes au sortir de l'école de journalisme se déclarent de gauche-, qui participent de la lutte politique droite/gauche beaucoup plus que du commentaire objectif sur les évènements et en particulier les évènements économiques.
Vous me direz cet article est lui même déprimant en nous identifiant justement collectivement comme des gens systématiquement négatifs et peu capable de réagir aux circonstances présentes alors que, finalement,notre économie se comporte plutôt positivement. Et il est vrai qu'économiquement nos entreprises sont parfaitement dans le coup et se développent avec succès partout dans le monde. Tout se passe en effet comme si nous étions schisophréniques avec d'un coté un monde médiatique très noir reflétant les luttes et les problèmes sociaux, l'omniprésence des problèmes de la fonction publique et la bataille politicienne et syndicaliste et d'un autre coté, un monde économique qui,lui, ne parle pas, qui est de plus en plus orienté vers le grand large où il engrange des succés dont on ne parle pas et dont nos journalistes et nos hommes politiques ne savent pas comment il fonctionne.
Si nous voulions retrouver ce moral qui nous manque quand même, peut être faudrait il que nos médias s'intéressent plus souvent au "vrai monde" qu'au nombril de la France...
Bioéthanol: Système U jette l'éponge.
Les critiques n'arrètent pas de monter contre les effets pervers de la culture des céréales pour produire des biocarburants. Les scientifiques, souvent oubliés sur ce sujet très médiatisé, ont fini par faire entendre leurs voix pour que nous comprenions que culture intensives de végétaux à biocarburants signifie consommation de carburants pour les cultiver et épandage d'engrais, et qu'il n'était pas sur que le fameux bilan de la plante à la roue soit si positif que cela.
Mais c'est surtout la crise alimentaire dans le monde qui s'est traduit par une prise de conscience mondiale que l'on ne pouvait impunément utiliser des terres dont l'utilsation première était à vocation alimentaire pour nourrir les populations de la planète pour des usages énergétiques.En d'autres termes, sous la pression écologiques et avec le franc soutien des milieux agricoles, nous avons joué à l'apprenti sorcier. Avertissement sans frais pour le monde.
Le groupement d'indépendants de la Distribution,Système U, s'était lancé depuis 2006 dans le développement de pompes à essence pour y distribuer du bioéthanol( E85?). Il en avait ainsi installé 22 dans toute la France, qui distribuait modestement 1000 litres/jours. Un four commercial donc mais porteur sur le plan médiatique qui est finalement ce qui intéresse la grande distribution quand elle distribue des carburants.
Système U avait néanmoins prévu de faire un bilan d'étape cette année. Ce bilan est sans appel puisque Système U a décidé de geler le développement de leur réseau de distribution de biocarburants. " Force est de constater que cet agrocarburant n'est pas une alternative crédible pour l'avenir" ont il affirmé en faisant référence au caractère très polluant de cette agriculture et à la diminution des surfaces cultivables pour l'alimentation.
La messe n'est sans doute pas tout à fait dite pour les biocarburants car il faut attendre les données de ceux de Seconde génération, mais à tout le moins c'est un sérieux coup d'arrêt à leur prolifération. Il est dommage qu'il faille en passer par une famine pour que nous retirions nos oeillères collectives.
Au fait qu'allons nous faire de ces raffineries en plein champ que nos agriculteurs nous ont construites à grand renfort de subventions publiques?
04 mai 2008
Les Bravos de CaDerange
Ils concernent cette semaine les personnes,sociétés ou organismes suivants:
- Aux Grandes Ecoles françaises qui se développent à grande vitesse un peu partout dans le monde. En voiçi un exemple avec l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse qui est présente depuis 1995 à Barcelone en Catalogne et où elle s'apprète à ouvrir un campus entièrement rénové sous le nom d'Escuela Superior Europea de Comercio.Un campus qui était la propriété de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Toulouse.Elle accueillera 350 étudiants à la rentrée 2008 et disposera de 1800 m2 en plein coeur de Barcelone , Place de Catalogne.
Le concept de Business School n'existe pas en Espagne.Toulouse et Barcelone sont des villes qui se doivent de construire des liens entre elles des deux cotés de la frontière et la création de cette école en est un signe concret.
Autre création de la même école, une implantation cette fois au Maroc en plein coeur de Casablanca qui doit demarrer à la rentréee 2008 avec 50 étudiants pour se développer jusqu'à des promotions de 250.
L'ESC Toulouse fait l'objet aujourd'hui de ce Grand Bravo de ma part mais beaucoup d'autres grandes écoles de commerce ou d'ingénieur française se développent également à l'International un peu partout dans le monde, preuve que le modèle français d'éducation se porte bien. Peut être nos Universités dont l'ambition semble être de cannibaliser ces grandes écoles en les ramenent dans leur sein, devraient elle en faire de même, après avoir réglés d'abord leur propres problèmes, bien sur. - Un Grand Bravo au Français Jacques Tits qui vient d'obtenir avec l'américain Greg Thompson, le prix Abel,attribué par l'Academie Norvégienne des Sciences, pour ses travaux sur la théorie moderne des groupes.Professeur au Collège de France il est "l'un des mathématiciens les plus influents et les plus originaux de notre temps".
- A l'electricien Français Suez pour avoir décroché à la tête d'un consortium avec le japonais Mitsui et devant trois autres consortium, le contrat pour la construction et l'exploitation à Ras Laffan au Qatar d'un ensemble de production d'électricité et de dessalement d'eau de mer.J'avais eu l'occasion de vous signaler la complementarité des techniques de production d'électricité et de dessalement d'eau de mer entre les deux parties de Suez, production électricité et environnement que notre Président - qui n'a rien d'un industriel- veut voir séparer. En voici un exemple probant.
Ras Laffan est une ville industrielle nouvelle sur la cote Nord de l'Emirat qui est un des sites où le nouveau Qatar doit se développer pour devenir comme le souhaite son Emir,Hamad bin Khalifa al -Thani, le Singapour du golfe. Pour cela, il faut de l'eau et de l'energie.
Les installations aliméntées au gaz naturel dont l'émirat est très riche, doivent flournir une puissance de 2730 Megawatts et 286 000 M3 d'eau dessalée par jour. Un Grand Bravo pour ce succés majeur. - A la société française Turboméca qui appartient à Safran( ex Snecma) et que l'on connait peu car situé à Bordes près de Tarbes dans les Pyrénées Atlantiques, spécialisée dans la fabrication de petits réacteurs pour helicoptères et qui vient d'atteindre un niveau d'activité historique en 2007 en augmentant sa production de 50pct!
Impliquée à la fois dans le militaire et le civil, en particulier l'exploration pétrolière,elle detient 50 pct du marché mondial face à l'américain Pratt et Whitney.Une position unique bati patiemment au fil des ans et dans la mouvance de Eurocopter ! Elle dispose de 14 sites à l'étranger et à pour clients tous les grands noms de la profession, Sikorsky, Agusta ou autres. Elle est fortement implantée en Chine avec 50pct de ce marché et une implantation récente à Pekin,Beijing Turboméca Changkong.
Enfin sur sept ans elle a embauché 200 personnes et crée 500 emplois nouveaux. A part ça elle est quasiment inconnue du grand public et des médias tout en étant bien plus utile au pays que ceux qui le sont!
A la société française de jeux vidéo Ubisoft qui a vu son chiffre d'affaire progresser de 37 pct en 2007 et qui devrait bientot atteindre le milliard d'euros. Un parcours tout à fait similaire à celui de Turboméca ci dessus mais dans un domaine tout à fait différent!
Son produit phare est le jeu vidéo Prince of Persia, en vente depuis plusieurs années. Quand à sa dernière création, appellée Assassin's Creed, qui a necessité trois ans de programmation, il connait un accueil à succès avec 6 millions d'exemplaires vendus depuis son lancement en novembre.La conjonction de Moyen Age pour le thème et de la haute technologie poour la réalisation.
L'entreprise doit embaucher cette année 900 créatifs pour compleéer des effectifs de 4100 personnes sur le plan mondial. Seule inconvénient la plupart d'entre eux sont au Canada où les conditions pour créer une entreprise sont bien plus accueillantes qu'en France...