• Les treize pays membres de l'Opep ont perdus en 2015 pas moins de 350 milliards de Dollars quand leurs recettes ont chuté de 753 à 404 Milliards de dollars après que le cours du baril ait chuté durant l'été 2014 de 113 dollars à 50 puis à 28 dollars début 2016.
    En 2016 année durant laquelle le baril est remonté jusqu'à 50 dollars avant d'osciller entre 40 et 50, les recetttes globales de l'Opep ont encore baissées de 60 milliards de dollars pour des recettes globales de 341 Milliards de dollars.
    Pour 2017, l'AEIA prévoit un remontée globale de ces recettes de 25 pct à 427 Milliards. C'est dire l'impact de ces variations sur leurs recettes et les niveaux de vie de leurs populations.
     
  • Les pays producteurs dont les budgets de fonctionnement étaient basés majoritairement sur leurs recettes pétrolières souffrent énormément de la chute du prix du Baril. Le Nigéria par exemple, plus grand producteur d'Afrique mais aux conditions d'exploitation de ce pétrole chaotiques et pays très peuplé ( + de 100 millions d'habitants) a subi de plein fouet la baisse de ses revenus qui ont fait qu'il est entré en récession avec une baisse de PIB sur deux trimestres successifs et une inflation à17 pct. Son président a refusé de dévaluer la monnaie, le naira, en temps utile et a du restreindre l'accès aux devises avant d'accepter une dévaluation. .Il vient de lancer un emprunt international sur 20 ans à la Banque mondiale ,celle du Japon et l'Eximbank chinoise.

    Le Vénézuela  qui gaspillait son pétrole et l'argent de son pétrole du temps de Hugo Chavez, fait vivre un véritable enfer à ses habitants privés de tout , tout en s'approchant de la faillite. La société pétrolière nationale, PDVSA, essaye de négocier l'echange d'obligations quasiment à terme contre des actions de sa filiale américaine plus sure mais sans grand succès.Et comme son successeur Maduro risque un jour d'être obligé de partir personne ne se risque à miser un kopeck sur sa dette. A suivre

    L'Arabie saoudite , très riche en pétrole mais dont le budget est  basé à 80 pct sur ses recettes pétrolières, vient de se résoudre à emprunter pour la première fois. Et pas qu'un peu, 15 milliards de dollars qu'il n'aura pas de mal à placer même si le taux, qui n'est encore connu, n'est peut être pas très attractif. A l'epoque des taux d'intérêt négatif, qui hésiterait à mettre son argent à l'abri à Ryad à 0,9 pct?
    L'effondrement des recettes pétrolières mi 2014 a crée un trou béant dans les comptes publics. 100 milliards de dollars en 2015 et autour de 90 cette année. Mais il n'y a pas de risques. Le pays dispose de 3 ans et demi de réserves, son taux d'endettement même après trois années d'endettement n'en serait qu'à 35 pct de son PIB et il dispose d'une arme majeure, la privatisation de Saudi Aramco,
      qui devrait rapporter au moins 100 milliards de dollars.

A suivre