Je vous parlais récemment du problème des retraites et du système de répartition et des difficultés d'ajustement des recettes, qui proviennent des prélèvements sur les salaires des actifs, aux dépenses qui en sont les pensions servies aux retraités.Je vous avais indiqué qu'il n'y avait que trois possibilités d'ajuster le système, en auigmentant les prélèvements; patronaux et salariaux sur les salaires, d'ajuster l'age de départ en retraite à la hausse ( 65 ans voire 67?) ou de diminuer les pensions servies.

Dans le cas des discussions en cours sur le rétablissement des équilibres des retraites complentaires ARRCO et AGIRC, on est quasiment arrivé à un accord qui augmenterait les cotisations patronales et salariales contre une réévaluation des pensions servies inférieures à l'Inflation pendant 3 ans. En attendant mieux sans doute dans ce domaine car le problème est loin d'être résolu sur le moyen terme. Il est donc plus ou moins acté déjà que les retraités vont y laisser des plumes en pouvoir d'achat, alors que nombre d'entre eux, et les veuves en particulier, ne disposent que de petits, voire tout petit moyens.

Ce qui est bizarre dans cette négociation, c'est que les futurs tondus, les retraités,n'y sont pas représentés! Etonnant non?Ils sont pourtant 12,5 millions de retraités en France. Et pourtant il existe des associations de défense des retraités, comme la FNAR par exemple, Fédération Nationale des Associations de Retraités, ou encore la CFR, Confédération Française des Retraités, qui sont reçues de temps en temps dans les Ministères pour exprimer leurs revendications. Parmi celles çi, elles expriment de manière récurrente leur demande de pouvoir participer aux négociations qui concernent cette population, importante, de français.

Aucun gouvernement de droite comme de gauche n'a voulu à ce jour leur accorder ce droit. Savez vous pourquoi? Parce que nos syndicats traditionnels, les CGT,CFDT,FO,CFTC ou CGE/CFC considèrent que ce sont eux qui sont les représentants des salariés face au patronat et qu'ils veulent garder précieusement cette responsabilité. Ouste donc ces associations nouvelles qui viennent marcher sur leurs brisées! On ne partage pas l'assiette au beurre.

Or les participants aux négociations syndicales habituelles sont des actifs, élus par les actifs. Ils n'ont donc ni la connaissance pointue des problèmes que rencontrent les retraités ni la légitimité d'avoir été élus par ces derniers. Il ne leur sert à rien de s'intéresser à ces problèmes, ça ne leur rapporte rien!

J'ai eu parfois l'occasion de discuter, dans mon entreprise, de questions qui affectaient les retraités. Soit je tombais sur des interlocuteurs peu compétents et donc peu contributifs, soit il ne s'y intéressaient pas et souhaitaient que l'on passe le plus vite possible au point suivant.

En ce qui concerne la négociation avec l'ARRCO et l'AGIRC qui se passait au niveau national, nos lretraités, du privé, ont été défendus par des permanents nationaux de ces organisations syndicales et qui plus est par des anciens salariés de la fonction publique!

Pas étonnant que dans ces conditions, ils ne soient pas vraiment bien défendus....