Nous venons de vivre le week end dernier deux exemples des limites de la démocratie. Celui du vôte démocratique et par référendum organisé en Grande Bretagne pour décider si ce pays devait rester dans l'Union Européenne, le Remain, ou en sortir, le Brexit ou le Leave, ou en Espagne pour essayer de trouver une majorité de gouvernement pour ce pays.  

Le débat public entre les partisans de l'un et de l'autre avait en principe exposé et donné aux électeurs les conséquences de l'un et de l'autre et en principe tous les éléments pour faire le choix entre l'une ou l'autre position.Il reste à appliquer et c'est là que l'on s'aperçoit que les problèmes existants ( Espagne), ou les conséquences annoncées (Grande Bretagne), n'ont pas été résolus ou vont bien se produire et largement au delà de ce que la gent politicienne avait annoncé.

Dans le domaine économique, il va se produire les conséquences annoncées, c'est à dire un retour vers l'Union Européenne d'un partie de l'industrie bancaire et financière qui faisait quand même vivre le Royaume Uni, la baisse de la livre qui pourrait affecter les industries exportatrices avec des conséquences sociales, dans un sens ou dans l'autre, comme dans l'industrie automobile.Sans compter les décisions à venir des 27 pays de cette Union Européenne dont l'une pourrait bien être le rétablissement de droits de douanes sur les produits en provenance de Grande Bretagne

Dans le domaine sécuritaire, qui était le second volet d'opinion qui ont influencé lourdement ce vote, la Grande Bretagne devrait se fermer d'une manière ou d'une autre à l'immigration puisque cet argument est l'un de ceux qui a fortement infliuencé les électeurs. 

Il reste pour autant un vaste domaine inconnu de conséquences dont personne, parmi un personnel politique qui a une fois de plus démontré son manque de sérieux et la primauté de la recherche d'avantages personnels dans sa motivation profonde, n'avait averti les électeurs.

Ceci est vrai également pour le personnel politique des 27 pays restant de l'Union Européenne dont on n'a pas l'impression non plus qu'il avait vraiment prévu le Brexit ni envisagé ses conséquences. Est il normal par exemple que l'on apprenne le lendemain du vote que la seule Grande Bretagne doit faire part aux 27 autres pays membres qu'elle invoque le  fameux article 50 pour les quitter et qu'elle à deux ans pour le faire??? On peut se demander, le jour ou cet article a été rédigé et où le traité a été signé, où était nos politiciens et notre "haute" administration!!

Quant au vôte espagnol, il s'est traduit par la quasi reconduction des résultats du vôte précédent sans majorité réelle qui permette de gouverner, même si le Partie Populaire ait gagné quelques députés supplémentaires.Faudrait il recommencer une troisième fois ce scrutin ou faut admettre que le système démocratique ne fonctionne plus au delà du bipartisme traditionnel? Si c'est le cas nos penseurs politiciens pourraient ils se fatiguer un  peu pour nous proposer des solutions alternatives?

Pas très brillant tout çà, Non ?