Je suis toujours surpris de voir avec quelle légèreté nos médias se resaisissent régulièrement d’un sujet à chaque nouveau hoquet de l’actualité sur le sujet sans jamais rafraîchir un peu leur savoir sur ce sujet et réactualiser leurs commentaires. Comme ils influencent fortement, voire forment l’opinion publique, leur inertie, voire leur fainéantise, à se tenir au courant d’un sujet ressort finalement à formater cette opinion publique sur une idée préconçue ou sur la tendance politique prédominante.

Je fais allusion à la présentation au journal télévisée de BFM du sujet des gaz de schistes à l’occasion de la conférence environnementale qui allait s’ouvrir. Pas une once de nouveauté sur le sujet depuis trois ans. On nous reparle toujours des fameux produits cchimiiiques qui accompagnent la technique de fracturation sans nous dire de quoi il s’agit ni en quoi ils sont toxiques. Sachant que le jus de citron,le savon de Marseille ou les détergents sont des produits chimiques, peut être nos chers journalistes pourraient ils se renseigner sur les produits dont ils nous parlent et trouver un vrai scientifique,- et pas un porte parole politique-, pour nous parler de leur nature et des risques encourus. Nous avons par exemple un  Institut Français du Pétrole que nous finançons depuis des décennies par une taxe sur chaque litre de carburant consommé qui doit bien avoir quelques lumières sur le sujet et quelques spécialistes pour nous en parler.
Car, si le dit produit chimique est du même type que les détergents de nos machines à laver, en quoi le risque de pollution des nappes phréatiques serait il plus élevé dans un cas que dans l’autre ? Et si c’est du jus de citron… 

Autre exemple, la séquence s’est terminée avec, en arrière plan, le fameux robinet qui brûle qui provient d’un film de Al Gore si mes souvenirs sont bons. Je ne remet pas en cause la véracité de cette séquence, je pense que, depuis dix ans qu’a commencé aux Etats-Unis l’exploitation des gaz de schistes et vu l’ampleur prise par leur extraction, il serait étonnant que les techniques actuelles ne se soient pas considérablement améliorées sur ce sujet et que les normes américaines actuelles puissent encore permettre de telles pollutions. Sinon les journalistes auraient depuis longtemps averti le public de tels dangers et les politiques auraient sorti la dernière norme pour les empêcher. 

Autre sujet critique actuellement dans les médias, celui du mariage des homosexuels dont on nous vante tous les jours l’humanité et la faisabilité. La aussi je suis toujours très étonné que ces messieurs/dames journalistes se bornent à s’en tenir au catéchisme socialo/ gauchisant du moment et oublient systématiquement de parler de la partie la plus critique de cette avancée législative et sociale, qui est l’adoption éventuelle d’enfants et l’impact de l’absence d’un père ou d’une mère sur leur éducation. Le seul problème en effet est bien là de ne pas oublier, comme cela semble être le cas, l’intérêt de l’enfant.

Serais ce trop leur demander que de consulter le corps médical, les pédiatres et les psychologues pour nous informer des difficultés déjà rencontrées dans l’éducation de leurs enfants adoptés par les couples « normaux », de celles rencontrées dans les familles monoparentales avant de nous parler de celles que serons susceptibles de rencontrer ces familles nouvelles à deux parents mais du même sexe. Il me semble, de la littérature que j’ai lu sur le sujet, que pédiatres et psychologues considèrent qu’un père et une mère ont des rôles bien différents dans la construction de la personnalité de l’enfant et que donc…. il serait préférable que cet enfant puissent disposer des deux.

Dans un cas comme dans l’autre, je comprends et ne suis pas opposé aux évolutions sociétales dont nous discutons, je suis simplement étonné que nos médias ne prennent pas le temps de réfléchir aux conséquences de telle ou telle décision ou non décision et de nous éclairer avec de vrais scientifiques sur leur impact technique, économique ou social dans tous les domaines. S’ils semblent vouloir s’en tenir à l’air du temps, ils devront prendre leur part de responsabilité  dans les difficultés humaines ou économiques que nous risquons de rencontrer dans quelques années. Ceci dit nos hommes politiques ne font pas mieux qui de ce fait en sont encore plus critiquables…