Comme vous savez, nous ne savons pas soigner la maladie d'Alzheimer et donc encore moins la guérir. La recherche médicale partout dans le monde s'attache à chercher des solutions pour maîtriser cette maladie tout en sachant que trouver des traitements prendra beaucoup de temps.

Un neurochirurgien canadien de l'Université de Toronto vient d'essayer une méthode en cours de développement, la stimulation profonde du cerveau.C'est une technique qui consiste à implanter des électrodes dans le cerveau dans des zones bien précises pour stimuler telle ou telle fonction qui sont affectées ou impliquées par/dans telle ou telle maladie. La difficulté, c'est d'abord de connaitre ces zones dont le plus ou moins bon fonctionnement est lié à l'émergence de la maladie, de les localiser parfaitement et de pouvoir les stimuler avec une sorte de pacemaker, un générateur d'impulsion.Une méthode qui a été mise au point au CHU de Grenoble dans les années 90 dans le cas de la maladie de Parkinson pour en supprimer les tremblements, mais qui présente néanmoins toujours quelques risques,à l'heure actuelle.

Appliquée à la maladie d'Alzheimer, on a constaté qu'elle a accru la consommation de glucose par le cerveau et surtout qu'au bout d'un an de stimulation, elle a généré un accroissement du volume d'un organe profond du cerveau impliqué dans la conservation de la mémoire, l'hippocampe, ainsi appellé de par sa forme.Les deux patients atteint d'Alzheimer peu sévère et traité par cette méthode ont vu leur hippocampe grossir de 5 et 8 pct respectivement alors qu'il diminuait d'autant chez les patients témoins.

Reste que la maladie d'Alzheimer affecte la majorité du cerveau et pas seulement l'hippocampe et provoque des troubles du comportement et pas seulement de la mémoire. On est donc encore loin d'avoir découvert la méthode miracle mais tout au moins c'est un élement du puzzle de cette maladie et une piste intéressante pour les études à venir.Un essai de plus grande ampleur sera organisé l'année prochaine par l'équipe canadienne sur un échantillon de 50 personnes dont la moitié seront instrumenté avec un stimulateur cérébral.

A suivre donc.