Deux exemples récents d'application des biotechniques laisse entrevoir le potentiel de ces techniques pour résoudre les problèmes de la planète, en l'occurence la production de biocarburants de deuxième génération et l'élimination du CO2.

Je vous avais fait part dans une série de messages des 23,25,27, et 29 octobre 2006 du rendement médiocre de la conversion des végétaux dit de première génération en biocarburants et de la nécessité de passer rapidement aux biocarburants de deuxième génération c'est à dire ceux qui proviennent de végétaux dont on peut convertir la totalité du végétal en sucres qui donneront ensuite de l'éthanol. Pour cela il faut arriver à transformer la cellulose, l'hemicellulose et la lignine grace soit à un degradation thermique, soit à une dégradation biologique.

Les recherches sur la dégradation biologique progressent à partir de l'utilisation d'un champignon tropical qui a la propriété de dégrader les tissus en coton et donc la cellulose. Les chercheurs de l'Inra ont identifié, eux, des champignons filamenteux dans la forêt guyanaise qui ont la propriété de dégrader le bois, particulièrement riche en hemi cellulose et lignine.L'Agence Nationale de la Recherche a  approuvé,- et va financer- ce programme dans le cadre du programme national de recherche sur les bioénergies en coopération avec l'Institut Français de Pétrole.L'idée finale est de greffer la partie de génome "utile" sur celles d'un autre champignon aux propriétés complémentaires.Il faudra néanmoins accepter d'içi là le principe de la modification génétique...

Autre exemple de réalisation à partir de processus biologiques, cette fois dans le domaine de l'élimination du CO2, un procédé d'élimination à l'aide d'algues développé par des chercheurs allemands. Il s'agit d'utiliser la lumière du jour pour activer l'absorption de CO2 par les algues qui se multiplient.Un prototype de bioréacteur fonctionnant sur ce principe doit être présenté très bientot. Le procédé devrait permettre à partir d'un hectare de "capture de lumière" d'absorber 200 fois plus de CO2 qu'une forêt de chène ou de hêtres de même surface tout en produisant des algues valorisables.

Des techniques à suivre.