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Les gaz de schistes continuent de défrayer la chronique avec des annonces positives et d'autres négatives dans le monde comme suit:

  • En Amérique du sud, tout d'abord, l'Argentine est considérée comme un eldorado à venir avec des réserves de gaz de schistes estimées être les secondes du monde et les quatrièmes du monde pour les pétroles de schistes Le tout sur 30 000 km2 situés dans le sud du pays en Patagonie, là où les forages ne devraient pas déranger grand monde! 
    Un potentiel considéré comme 6 fois plus important que celui de la France et porteraient sur 22 000 milliards de M3 .Tout ceci est très préliminaire mais pour un pays en situation économique difficile, c'est forcement une aubaine.
    Reste à trouver les investisseurs car on parle de sommes énormes à y investir alors que la société nationale, YPF, Yacimientos Petroliféros, n'est pas très riche et qu'il faudrait d'abord que l'Argentine règle son problème de remboursement de dette.
    Total et Shell sont très intéressés et Chevron a dejà signer un contrat pour y investir 2 milliards de dollars. A suivre
  • L'Arabie Séoudite, elle aussi, investit massivement dans les gaz de schistes, nous dit le PDG de Saudi Aramco, la compagnie nationale séoudienne.7 milliards de dollars d'investissements nouveaux qui viendront se rajouter aux 3 deja dépensés a t il annoncé. Les reserves de gaz de schistes du pays ont été estimées à 17 000 milliards de M3, soit deux fois les réserves de gaz conventionnel prouvées actuelles.
    La production d'électricité dans le royaume est largement faite en brulant du pétrole.Le remplacer par du gaz, moins valorisable et plus difficile à transporter, serait sans aucun doute intéressant. D'ailleurs les premieres découvertes dans le nord du pays sont prévues être employés pour alimenter une centrale électrique de 1000MW, soit l'équivalent d'une tranche nucléaire.
    D'autres forages sur des gisements dit de "Tight Gas", Gaz serrés, vont avoir iue avec le russe Lukoil. Quant aux grands pétroliers internationaux nul doute qu'ils se positionnent auprès du Royaume pour participer aux enchères. Le Royaume qui juge qu'il dispose chez Saudi Aramco de la technologie nécessaire ne semble pourtant pas pressé d'en ouvrir.
    Reste un problème important à,résoudre dans ce pays désertique. Trouver l'eau indispensable aux forages...
  • Dans le sens négatif, la Pologne dont le sous sol avait été jugé favorable à la découverte de gaz de schistes, avec des estimations de réserves de 2000 Milliards de M3, n'a pas montré un seul puits foré exploitable à ce jour.Ce n'est pas faute d'avoir essayé puisque 66 puits ont été forés dont 25 avec de la fracturation hydraulique.Les experts disent que c'est un problème géologique, les roches dans lesquelles le gaz est piégé ne réagissant pas ou pas assez à la fracturation hydraulique.
    C'est ExxonMobil qui a abandonné en premier, il y a trois ans suivi plus tard par Total et ces jours çi par Chevron qui a jugé que, par ces temps d'argent difficile, il avait d'autres permis à explorer d'abord. Reste quelques indépendants et les compagnies nationales pour poursuivre...
  • Le Royaume Uni avait ouvert l'exploration aux gaziers et pétroliers pour exploiter les gaz de schiste sur son territoire avec le but de pouvoir remplacer par cette ressource nouvelle, les ressources déclinantes de la mer du Nord. Les réserves estimées n'en étaient pas très importantes, 736 milliards de M3, 5 fois moins que celles de la France, mais l'acceptabilité de telles explorations y était supposées satisfaisantes.
    Pas de chance, l'opposition travailliste et le pays de Galles et l'Ecosse viennent de réduire fortement le  territoire dispsonible à l'exploration. Tout d'abord la fracturation hydrauqlue a été interdite dans les parcs nationaux et les sites protégés et les parlements gallois et écossais ont mis en place un moratoire sur leurs territoires.Ensuite une opposition locale forte s'est manifestée dans le Lancashire pour interdire certains forages du fait des nuisances associées à ces forages.Reste à savoir dans ce conflit local qui aura le dernier mots des autorités locales ou du gouvernement central.
    Bien sur il reste des hectares laissé à l'exploration, mais tout de même alors que l'on se rapproche d'échéances électorales, c'est préoccupant...
  • En France enfin, rien n'a changé et nos pouvoirs publics restent toujours farouchement opposés à la fracturation hydraulique alors qu'aucune évaluation sérieuse de la technique n'a été faite, que nos organismes gouvernementaux qui sont censés travailler sur ce genre de sujets (IFP,BRGM) n'ont pas été autorisé à le faire et que personne n'est allé.
    voir,ailleurs qu'au cinéma, comment on peut survivre aux Etats Unis dans de telles conditions
    Un certain nombre d'entreprises françaises qui ont besoin, pour leurs affaires en dehors de France, de développer ces techniques viennent de constituer un organisme chargé de rassembler de l'information scientifique sur ces techniques.Il s'appelle le CHNC, Centre Hydrocarbures Non Conventionnels, et est dirigé  par des personnalités scientifiques de la Science, de la Technolopgie et de la Médecine. L'idée n'est pas de vouloir forcer la main des pouvoirs publics et du législateur mais de développer les arguments scientifiques et technique qui leur permettent de prendre une position censée sur ce sujet.
    Il est vrai que si l'on se réfère au débat sur les OGM, nos politiques cherchent à éliminer tous ces scientifiques qui se permettent de biaiser les choix électoralistes de nos politiques!