• ScPrixdubaril014

    Le prix du baril reste très déprimé à cause d'un excédent d'offre sur un marché en contraction de demande. j'avais eu l'occasion de vous en énumérer les raisons,crise économique d'un coté, pétroles de schiste américains qui envahissent le marché de l'autre,situation politique troublée, voire des tentatives de déstabilisation du marché au détriment de la Russie, de l'Iran, de la Syrie de Bachar el Assad, et de Daech et des islamistes.
    On espérait que l'Arabie Séoudite jouerait , comme d'habitude, le régulateur du marché en baissant sa pro
    pre production. Et, pour ce faire, la réunion de l'Opep était très attendu des observateurs.
    Or, pas de chance, les dits producteurs ont réfusé de baisser leur production, au motif qu'ils considérent que c'est aux pays non Opep, qui produisent des pétroles à coûts élevés, de couper leur production et pas à eux.Sont visés les canadiens et leur pétroles bitumineux et les américains et leurs pétroles de schiste dont les coûts d'extraction et de production tournent autour des 60/80 dollars le baril.
    Les pays du golfe d'après le saoudien Ali al-Nouaimi ont pris leurs décision sur des bases strictement économique. "Il ne se passera rien avant Juin et il n'y aura pas de réunion extraordinaire", ont il proclamé.
    Profitez vite de l'essence ou du gasoil pas cher jusque là !!

  • Ce qu'il y a de très curieux dans cette chute vertigineuse du prix du pétrole, c'est que nos dirigeants semblent en être très satisfaits, comme s'ils venaient de trouver l'outil espéré pour relancer la croissance et l'économie mondiale. On a pu lire içi ou là dans la presse qu'il s'agissait d'une "bénédiction" pour l'économie française, et donc notre président au plus bas dans les sondages.Même la Directrice Générale du FMI, Christine Lagarde, affirme que les pays consommateur de pétrole ou de gaz vont voir leurs perspectives de croissance s'améliorer. Bref, c'est Bizance qui nous attend! Et avec cette croissance retrouvée, la croissance des émissions de CO2 qui ne s'étaient jamais arrêtées de croître d'ailleurs. 
    Et pendant ce temps là, les mêmes dont notre Président et sa Ministre de l'Environnement allaient plastronner à la Conférence des Nations Unies sur le Climat où ....il ne s'est rien passé. Mais qu'allait il donc faire à Lima s'il sont prêt à jeter leurs convictions environnementales aux orties au moindre hoquet de la conjoncture?
    Étonnant, tous nos braves politiciens seraient donc des écologistes convaincus quand des élections se profilent à l'horizon et accueilleraient avec bienveillance la relance économique à grand coups d'émissions de CO2 dès qu'elle se présente à eux?
    Les moins gâtés vont être les nôtres qui vont devoir, à la Conférence de Paris qui fera suite à celle de Lima en 2015, trouver le compromis historique. Notre Président, grand artiste des mots, a confiance, il pense même trouver l'accord historique par lequel il entend "laisser sa trace"!