On vient d’annoncer que le gouvernement, dans ses efforts pour maîtriser ses dépenses, venait de décider d’instituer pour les fonctionnaires, une journée de carence, c'est-à-dire une journée non rémunérée en cas d’arrêt de travail pour maladie, alors qu’il n’en existait pas dans le secteur public précédemment. Bénéfice pour le budget de l’Etat, 130 millions d’euros par an et pour celui des collectivités territoriales et des organismes employeurs type hôpitaux ou autres, 110 millions d‘euros.

Dont acte. Ce qui est plus curieux , c’est que l’on nous raconte que cette journée de carence est instituée par soucis d’équité avec les salariés du secteur privé et que dans le même temps l’on institue une quatrième journée de carences pour ces derniers. Car dans le privé la règle était jusqu’à présent de 3 journées de carence, parfois pris en charge dans les grandes sociétés ou en fonction des accords de branche par l’employeur.

A mon sens, l’équité serait plutôt en sens inverse, j’augmente le nombre de jours de carence dans le secteur privé, et, par équité envers eux, j’en institue un aussi pour ceux du secteur public. Mais pas, comme j'ai perçu que cela nous était présenté, que l’institution de ce jour de carence rapproche le statut des fonctionnaires de celui des salariés du privé ! Il y a bien toujours 3 jours de carence en plus dans le cas du salarié du privé rapport à celui du public.

Est-ce une incompréhension de ma part, un abus de langage du Premier Ministre pour faire passer la pilule aux fonctionnaires,ou une présentation contestable des médias, je ne sais. En tous cas, et comme dans le cas des retraites (dernier salaire comme référence pour le calcul des pensions contre la moyenne des 20 dernières années de travail !!!) il demeure toujours une injustice considérable entre les statuts des uns et des autres …. .