On commence à voir apparaitre içi et là quelques élements chiffrés sur l'ampleur de la pratique des prêts "Subprime " aux US et donc sur l'ampleur prévisibles des victimes de ces prêts.

Il y aurait eu, entre 2004 et 2006 qui correspond au pic des prêts subprime accordés aux Etats Unis, environ 14 millions de prêts immobiliers accordés pour acheter ou batir des logements. Sur ces 14 millions, environ 4.2 millions soit 1 prêt sur trois en moyenne ont été accordés dans des conditions de revenus et d'endettement dites "subprime", en clair par des ménages qui n'avaient pas les possibilités financières d'acheter un logement. Le pari était bien sur que le taux de l'argent n'augmenterait pas et que la valeur des biens achetés continueraient à augmenter et à garantir les prêts. Les deux tiers de ces prêts étaient des prêts à taux variable,- une pratique très répandue dans les pays anglosaxons-, donc susceptibles de voir les remboursements mensuels croitrent en fonction de la hausse de loyer de l'argent.

Autre déficience du système bancaire, ces prêts ont parfois été accordés avec une periode initiale à taux particulièrement bas compensée par une hausse des taux un ou deux ans plus tard quand les revenus du ménage auraient augmenté.Or, nous entrons maintenant, pour certains d'entre eux, dans la periode durant laquelle cette hausse des taux va venir s'ajouter à la hausse naturelle du loyer de l'argent. 2.2 millions de prêts comportant une telle clause de taux différé auraient ainsi était accordés dans ces conditions.

Pour l'instant, le taux des prêts subprime en retard de paiement atteint 16 pct. En fonction des éléments ci dessus il devrait augmenter dans les mois à venir.Un Sénateur Démocrate estime  à 3 millions le nombre de ménages qui pourraient se voir obligés de quitter leurs logements. La Mortgage Bankers Association estime, elle, que déjà 550 000 emprunteurs "subprime" ont vu leurs biens saisis.

Beaucoup d'américains moyens dans la tranche de revenus annuels de 30 000 à 60 000 dollars se sont laissés prendre à ces prêts et à leurs vendeurs sans doute particulièrement motivés par des rémunérations aux résultats ou des bonus conséquents.

D'autres victimes sont à ajouter à cette liste, avec les charettes de licenciements annoncés à Wall Street( plus de 20 000) mais encore à Londres et en Allemagne.Sans compter l'industrie du batiment qui sera touché par une baisse des ventes qui ont déjà reculé de 10 pct par rapport à l'an 2006 en rythme annuel.

Merci à nos banquiers, souvent critiqués pour leur manque d'aggressivité d'avoir bien fait leur travail et une grande bronca pour le système bancaire américain....

Quant à aux autorités monétaires, les commentateus commencent à pointer du doigt une forte responsabilité de leur part dans cette crise pour avoir privilégié, par des taux de base particulièrement faible, l'activité économique en oublaint les rsique de bulle spéculative. Monsieur Greenspan, le Dieu de la Banque fédérale américaine, encensé par le monde entier, économistes, politiques,observateurs de tous poils et médias aurait il joué pendant 5 ans à l'apprenti sorcier?