En cas de sécheresse, nous en voyons en France les effets sur les cultures à la télévision et nous subissons l'interdiction des lavages de voitures ou de l'arrosage des jardins.C'est l'essentiel des conséquences visibles pour le français moyen, autant dire rien.

Dans beaucoup d'autres pays arides, voire désertiques, la situation est autrement sérieuse et les politiques se posent des questions sur la meilleure manière de gèrer le problème. Pour les pays pétroliers du golfe dont l'augmentation du prix du baril a encore renforcé les possibilités financières, c'est simple on construit à tour de bras des usines de dessalement.

Pour les pays moins riches, plus peuplés ou dont les activités agricoles sont très importantes, la situation est différente. Certains ont pris la décision de revenir sur un tabou dans nos sociétés qui est la non utilisation des eaux usées retraités. Celles çi sont traditionnellement rejetés en rivières alors qu'elles pourraient être utilisées pour certaines applications.

En Australie, Suez vient de remporter un contrat pour la ville de Pimpama dans le Queensland, pour retraiter les eaux usées au delà de la purification traditionnelle par filtration sur membranes et desinfectisation. Elles seront utilisées pour l'arrosage des espaces verts et pour l'alimentation des WC d'un nouveau quartier qui sera construit sur ce principe.Ce n'est d'ailleurs qu'une industrialisation du principe de récupération des eaux de pluies en citerne que l'on trouve en Belgique et dans le nord de la France.

Deux villes dans le monde sont allés plus loin encore en réutilisant leurs eaux uséees après retraitement pour la consommation humaine, Singapour, haut lieu de la propreté, et Windhoek en Namibie. De sérieuses barrières pyschologiques à franchir pour une telle réutilisation !

Le problème reste l'agriculture, très grosse consommatrice et de plus en plus avec l'essor de l'irrigation, qui, de toute éternité, a fonctionné sur le principe de l'eau gratuite, don du ciel, quelle rend à la comunauté pourtant polluée de pesticides qu'il faut bien enlever aux frais de cette communauté. Elle consomme environ 65 pct de l'eau disponible contre 25pct pour le secteur industriel et 10 pct pour le résidentiel. L'Australie, qui vit sa sixième sécheresse, vient pourtant de voir une prise de position radicale en faveur des utlisateurs urbains plutôt qu'agricoles. Son premier ministre, John Howard, vient en effet d'interdire aux 50 000 fermiers du bassin de la Murray-Darling le droit d'irriguer leurs cultures !

L'Australie a ainsi mis en place une "échelle de Richter" de la sécheresse qui est connu des habitants et correspinbd à des limitations d'utiulisation. A l'echelle  4 un seul seau pour laver sa voiture, à l'échelle 3 lavage autorisé seulement les mercredi et samedi etc. Gageons que cette manière pratqiue de passser les consignes ne tardera pas à se repandre dans le monde.

Tout ceçi pour dire qu'avec le réchauffement climatique nous sommes à la veille de quelques révisions déchirantes de nos manières de gérer l'eau....