Le Grenelle de l'environnement s'est terminé dans la joie d'avoir identifié les principaux problèmes et d'avoir défini des politiques pour s' y attaquer. Et comme pour la guerre de 14, nous voiçi tous parti joyeux , la fleur au fusil, en chantant bien sur contre les aggresseurs , les fameux gaz à effet de serre dont le plus connu est le CO2. Comme quoi les hommes en changeront pas... Personne ne semble avoir vraiment compris- ni mis en avant pour la compréhension de ceux qui vont souffrir-, que CO2 et développement économique étaient intimement lié.

Il est toujours possible d'améliorer le rendement des moteurs,de mieux isoler les immeubles ou d'améliorer l'efficacité énérgétique de nos industries, mais l'essentiel de l'effort proviendra d'une baisse de notre niveau de vie, soit parce qu'il faudra financer ces améliorations, soit parce qu'il faudra payer bien plus cher pour des éléments essentiels de notre mode de vie, soit parce que l'accès plus difficile à ces élements de confort se traduiront par des diminutions de poste et de l'accroissement de chomage. La hausse du prix du carburant, à cet égard, qui fait descendre dans la rue des professions entières dont certaines menacées de disparition, est tout à fait symptomatique de ce qui va se passer peu à peu.

En voici un autre exemple qui se présente avec la mise en place pour les compagnies aériennes d'une pénalité supplémentaire sur leur prix de revient et donc sur le prix de vente des billets. Il s'agit du nouveau régime de quotas  d'émissison de gaz à effet de serre auxquels les compagnies aériennes avaient réussi à échapper jusqu'à présent. Les ayatollahs de l'écologie ont bien fini par s'apercevoir de leur existence, des nuisances environnementales (relativement faibles néanmoins à 2/3pct) qu'elles apportaient à la planète et de leur capacité à payer des pénalités. Car dans ce jeu, il n'y a que deux possibilités: Vous êtes pauvre, on vous laissera crever à petit feu, vous êtes riche et bien portant, on vous taxe. Donc la Commission Européenne, les représentants des Etats Membres et le Parlement européen se sont mis d'accord pour savoir à quelle sauce le transport aérien sera mangé.

Les compagnies devront payer 15 pct de leurs émissions de CO2 à compter de 2012 et devraient se limiter à 97 pct de leurs émissions de 2005 en 2012 et 95 pct de 2012 à 2030. Ce qui signifie une hausse des billets d'avions à partir de 2012 d'une dizaine de pour cent et une rationalisation des flottes et des destinations avec suppression de certaines et remplacement des avions anciens par des nouveaux pour les compagnies qui en auront les possibilités financières.

Or la hausse des billets d'avions liée au pétrole produit déjà ses effets avec moins de clients et des centaines d'avions cloués au sol. Une couche de plus dans le mille feuilles des billets d'avions ne va bien sur pas arranger les choses.

Alors si vous avez de la famille à la campagne, gardez de bonnes relations avec eux car d'içi quelques années, au lieu d'aller dans des endroits paradisiaques, c'est chez eux que vous squatterez pour vos vacances comme nos parents le faisaient dans les années 50!

Tout ceci est hélas inévitable tant que nous n'aurons pas trouvé la méthode de production miracle d'énergie. Car un jour il n'y aura en effet plus ou peu de pétrole que l'on devra réservé pour les emplois pour lequel il est incontournable,l'aviation justement, le transport devenu quasi exclusivement collectif ou la chimie dans les applications qui en sont dérivées( plastiques etc). L'autre solution pour vous c'est d'aller vous installer dans un pays du tiers monde car eux n'ont pas l'intention de se restreindre dans leurs émissions au motif que ce sont les pays développés qui ont émis la très grande partie du CO2 qui est déjà dans l'atmosphère et que donc ils ont un droit à continuer à émettre du CO2 en se développant.

A suivre.