Comme Lucky Luke mais dans le domaine de la parole, notre Président dégaine parfois plus vite que son ombre!

En, voici un exemple récent avec ses commentaires personnel sur le cas de Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, pour lequel, tout en regrettant de parler sur le cas d'une personne en grande difficulté, il considère que ce dernier "ne peut s'exonérer de ses responsabilités dans la perte des 4.9 milliards de sa société" lors d'une allocution prononcèe à Orsay devant les étudiants de l'Université Paris Sud. Et d'ajouter "Mais quand il y a un évènement de cette nature,ca ne peut pas rester sans conséquences s'agissant des responsabilités. Chacun doit s'interroger sur ses responsabilités". C'est ce principe qu'à appliqué Daniel Bouton d'ailleurs en donnant sa démission à ses actionnaires qui,parait il, l'auraient refusée.

Simplement, notre Président rappelle ce principe moral quasiment en même temps que l'action de l'Etat se trouve condamnée en justice à rembourser des montants tout à fait comparables dans des impositions abusives. Je veux parler du systême du precompte mobilier ,inventé en 1965, qui avait pour résultat de taxer les dividendes versé par des filiales étrangères à leur maison même française plus lourdement que celle de leurs filiales françaises.Système jugé discriminatoire par la Cour d Justice Européenne et supprimé en 2004 sur injonction formelle de la Commission Européenne. Depuis diverses sociétés ont attatqué l'Etat en récupération des montants indument perçus et ont obtenus à ce jour réparation en justice pour 845 mlillions d'euros à ce jour. Les Echos estiment que l'ardoise totale se montera à...4.2 milliards d'euros.

Le montant n'est donc pas très différent de celui de l'affaire Société Générale, le dirigeant en cause est désormais bien payé lui aussi, seule différence le "conseil d'administration" dont il détient ses pourvoirs est l'ensemble des français au lieu d'actionnaires privés. En s'appliquant à lui même les principes moraux que rappellaient Nicolas Sarkozy, vous devriez vous attendre à ce qu'il mette sa démission sur notre table .....Chiche!

Plus sérieusement, notre Président y gagnerait à ne pas se laisser aller parfois à sa facilité de parole.