21 janvier 2015
Brèves de Blog ...pétrolières
- La chute du prix du baril de pétrole extrèmement brutale et bien plus prononcée que l'on aurait pu penser, a affecté dramatiquement certaines économies dont les budgets avaient eté calculés sur la base d'un baril de 100, 120 dollars voire au delà.Elles se trouvent de ce fait dans des conditions difficiles pour exécuter ces budgets.
Pour visualiser cet effet sur le premier producteur mondial et le seul à pouvoir baisser significativement sa production sans conséquences désastreuse,l'Arabie saoudite, voiçi ci dessus l'impact sur les recettes et les dépenses du pays.
Les recettes ont diminué en deux ans d'une cinquantaine de milliards de dollars et sont prévue diminuer encore de 37 milliards en 2015 à 250 milliards de dollars. Les dépenses elles ont régulièrement augmentées ce qui s'est graduit pour la première fois dans l'histoire du pays par un déficit de 15 milliards de dollars en 2014. En 2015 entre baisse de recttes et augmentation de dépenses, ce seront 40 milliards de dollars de déficit qui risquent d'être constatés.
Car l'Arabie saoudite avec 28 millions d'habitants, un taux de chomage de 25 pct de la population masculine(les femmes ne travaillent pas), des besoins en infrastructures et des besoins sociaux importants, a choisi de ne pas couper sur ses budgets d'investissements.
Elle le peut car riche de réserves très importantes et très peu endettée, mais il faut la croire quand elle affirme pouvoir tenir deux ans au prix actuel du baril, mais pas vraiment au delà... - Je vous laisse penser ce que peut donner la même évolution budgétaire des recettes et dépenses dans d'autres pays pétroliers moins riches, plus peuplés et plus dépensiers comme l'Iran, l'Irak, l'Egypte, la Russie et surtout le Vénézuela qui était déjà au bord de la faillite du temps d'Hugo Chavez
- Les compagnies pétrolières ont rapidement compris que la crise était sérieuse et profonde et qu'il faudrait réagir vite c'est à dire réduire la voilure des dépenses tout en poursuivant les projets déjà entamés.C'est ainsi que BP qui avait vendus 43 milliards d'actifs sur quatre ans pour payer la catastrophe du Golfe du Mexique a annoncé malgré tout une coupe à 1 milliard de dollars sur les 5 trimestres à venir.ConocoPhillips a annoncé également une réduction de ses investissements de 20 pct en 2015 à 13,5 milliards de dollars et la suspension de certains projets dans les pétroles non conventionnels en Amérique du Nord.
Statoil a annoncé le report dans le temps de 30 de ses 100 projets potentiels dont celui de Snorre 2040 en Mer du Nord. Shell a annoncé qu'il pourrait fermer 10 ans plus tôt son champ de Draugen. Bref tout le monde est à la manoeuvre pour renforcer encore les diminutions en nombre de projets nouveaux qui avaient déjà subi un eàohase dev restrictions pour faire face à l'explosion récente des coûts.
Une étude récente du consultant britannique Energy Aspects avait donné comme prix d'équilibre d'exploitation de 80 dollars le baril pour des sables bitumineux au Canada, de 76 dollars pour des pétroles non conventionnels aux Etats Unis,de 75 dollars dans l'offshore très profond brésilien,et de 70 dollars pour certains projets mexicains.
D'après cette étude avec un baril durablement à 70 dollars on verrait la production diminuer de 1,5 millions de barils/jour, Mbj dès 2016 et de 1 Mbj supplémentaire en 2017.
C'est le prix à payer pour voir les cours remonter et retrouver l'équilibre dans lequel nous vivions
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