Et maintenant, des éoliennes flottantes...
L'industrie des éoliennes a commencé par construire les dites éoliennes à terre ce qui a suscité des phénomènes de rejets des populations environnantes pour cause de bruits moins bien maitrisés que les techniciens avaient bien voulu nous dire, de dommage aux paysages et de... baisse forte des prix des propriétés entourées de ces éoliennes.
On est passé ensuite à l'éolienne en mer dont les projets initiés par le gouvernement précédent au large des cotes de Bretagne et de Normandie sont un bon exemple. Plus de plaintes des propriétaires environnants, encore des plaintes içi ou là des pécheurs mais gérables, et des emplois en plus pour en fabriquer mâts, pales, et alternateurs sans compter les besoins de services pour les ériger. Comme on n'est plus limité en hauteur on peut accroitre la taille des mats et des pales et les équiper d'alternateurs de plus en plus puissants jusqu'à 6 MW désormais. Quelques inconvenients cependant, celui, congénital, qui fait que les 6 MW dont on nous parle sont ceux que l'on peut produire à pleine puissance et très peu de temps dans l'année ( 5 pct du temps?) car il faut à la fois pour les atteindre du vent fort, pas trop de vent néanmoins sinon c'est la mise en drapeau, de la demande de courant, et celui de la faible période de fonctionnement de ces matériels, 25 pct seulement du temps pour des causes diverses, absence de vent ou trop grande force du vent, absence de demande de courant, maintenance,tempète etc!
Autre problème majeur, la fixation au sol au fond de la mer de l'éolienne.Plusieurs techniques sont en compétition dont les avantages varient en fonction de la profondeur d'eau à l'endroit de l'implantation. Pour les faibles profondeurs, jusqu'à 30 m ce sont les monopieux qui dominent comme ils le font sur les fermes danoises. Il s'agit d'un pieu en acier de 5 à 6 m de diamêtre que l'on enfonce dans le sous sol marin soit en forant un trou prélablement (monopieu foré) soit en l'enfonçant avec un marteau hydraulique (monopieu battu). Autre technique, les fondations en béton comme pour les éoliennes terrestres. Plusieurs techniques existent pour déposer cette base en béton, seul ou en base mixte avec de l'acier qui doivent être suffisamment lourdes et stables pour résister aux conditions de mer extrème et supporter le poids de l'ensemble. Enfin on peut utiliser la technique des pétroliers sur leur plateformes pétrolières et adopter des fondations dite jacket dans laquelle le mat de l'éolienne est posé sur uin trillis tubuliare lui même ancré au sol sous-marin par quatre pieux.C'est ce que l'on appellle des éoliennes posées
Nouvelle étape en cours, celle des éoliennes flottantes qui sont prévues être utilisée plus loin des rivages et dans des profondeurs d'eau plus importantes de 50 à 300 m de profondeur. Flottantes ne voulant pas dire dérivantes, ce sont des matériels qui sont ancrés d'une manière ou d'une autre au fond de la mer et voguent à la surface de l'eau en fonction de ses liens avec les fonds marins. Il en existe plusieurs types dont certaines en développement. Technip en est un des promoteurs et à déjà construit et mis en place depuis deux ans pour le pétrolier norvégien Statoil une plateforme du type Spar, une technologie courante dans l'industrie pétrolière, au large de Stavanger. Dans cette technologie l'eolienne est monté sur un cylindre d'acier de 100 m de long qui lui sert de flotteur, est rempli d'eau et de roches et relié au fond par des cables et des ancres.
Il existe également les plateformes dites TLP (Tension leg platform) dans lesquellles la plateforme porteuse de l'éolienne est reliée directement au fond par des quatre cables en tension et des ancres.Autre variante les systèmes semi submersibles dans lesquels l'éolienne est reliée à une barge ballastée ancrée au fond de la mer.Quelques desseins de sociétés françaises dans cette catégorie avec le système Winflo développé par la DNCS avec l'italien Saipem ou encore le système Ideol d'un start up de la Ciotat.
Dernière nouveauté l'éolienne flottante à axe vertical ci contre dont EDF Energies Nouvelles s'apprète à mettre en place 13 exemplaires en Méditerrannée, à 20 kilometres au large de Fos sur Mer, grace a un financement de 37 millions d'euros de la Commission Européenne.Le projet a été baptisé Provence Grand Large et offrira une puissance de 25MW.
La technologie, originale, a été développé par une start up appellée Nenuphar avec Technip comme ingéniérie. C'est le projet Vertiwind qui offre l'avantage de ne pas necessiter la grande hauteur de mât et de pâle des éoliennes à axe horizontal.Sa hauteur réduite et son poids réduit permet, de par son centre de gravité bas, d'adopter une plateforme à faible tirant d'eau,et donc de pouvoir la ramener à terre pour la maintenance.
Un projet qui a été proposé pour inclusion dans les programmes de recherche d'avenir financés par le grand emprunt.
Vous voyez que, coté éolien, l'industrie est très active partout dans le monde. C'est la Grande Bretagne qui est de loin le plus en avance dans ce domaine suivie du Danemark. la plus grande ferme au monde est celle de Thanet au Royaume Uni pour 300 MW suivi de celle de Horns Rez II et Rodsand II au Danemark pour respectivement 209 et 207 MW. Les fermes en construction les plus importantes sont celles de London Array, en Angleterre, d'une puissance de 630 MW composée de 175 éoliennes Siemens suivi de celle de Greater Gabbard de 140 éoliennes pour 504 MW. Quant à celles en projet c'est la Grande Bretagne qui en a de très grande puissance avec des puissances prévues de 9000 MW(!) pour Doggerbank,7200MW pour Norfolk Bank,4200 pour Irish Sea et d'autres pour un total de 11 500 MW. C'est dire qu'il y a de l'avenir pour l'éolien.
La France, elle, reste à la traine très loin derrière Grande Bretagne,Danemark, Allemagne et d'autres...
