21 octobre 2012
Brèves de blog
- Une large publicité a été accordée par nos médias à ce que l’on appelle l’étude Seralini du nom du professeur qui l’a réalisée avec son équipe de l’Université de Caen.. Publiée dans la revue scientifique Food and Chemical Technology, elle y montre des rats boursouflés de tumeur cancéreuses grosses comme des balles de ping pong après avoir été soumis durant deux ans à l’ingestion de maïs OGM NK603 de Monsanto, en principe autorisé par les autorités sanitaires européennes.
L'étude a suscité une forte émotion et a fait monter au créneau les autorités sanitaires allemandes, BfR, et l’autorité européenne l’Efsa qui supervise toutes ses consoeurs nationales. Résultat des courses, « la méthodologie employée aurait été discutable » et « les conclusions des auteurs ne seraient pas scientifiquement valables ».
Et donc il ne serait pas nécessaire de réexaminer l’évaluation précédente réalisée sur la sécurité du mais NK603 !
L’Efsa publiera d’içi la fin du mois une analyse plus complète, tenant compte des informations complémentaires demandées aux auteurs de l’étude. Seulement voilà les auteurs se refusent à fournir toute information complémentaire sous le pretexte qu'il ne peuvent, eux, avoir accès aux détails des études qu'a utilisé l'EFSA pour autoriser l'utilisation du maïs Monsanto.Il me semble, moi, que le cas est suffisamment inquiétant pour que l’on impose aux dits auteurs, par voie de justice éventuellement, de fournir ces informations et aux agences de sécurité sanitaire européennes et à l’Efsa de reproduire cette étude dont les résultats sont néanmoins alarmants. A suivre… - L'inactivité physique est un danger plus grave pour les populations et la santé publique que la cigarette. C'est ce que dit une étude de l'American Collège of Sports Medicine qui estime qu'en deux générations, l'activité physique de nos concitoyens a diminué de... 32 pct, soit 38 minutes de moins par jours! La faute à qui? Aux nouvelles technologies et au machinisme dans les pays développés
L'étude attribue à cette inactivité et aux troubles physiologiques qui en découlent dont l'obésité, la mort prématurée de 5,3 millions d'êtres humains dans les trois pays les plus peuplés du monde, les Etats Unis, la Chine et l'Inde.Il en aura couté 200 milliards de dollars pour les soigner... - Le Labo de la Fnac s'est intéressé au coût de l'impression maison, c'est à dire, celle que vous effectuez chez vous sur votre imprimante personnelle à partir de document internet ou de pièces attachées en Word pu PDF à tel ou tel message. Le matériel, c'est à dire les imprimantes sont devenus quasiment "données" à des prix qui vont de 50 à 150 euros pour des imprimantes grand public. Difficile à ces prix là, même en fabriquant en Chine d'y gagner sa vie.Où donc les fabricants font ils leur bénéfices?Sur les consommables bien sur.
Combien d'encre croyez vous que contienne une cartouche d'encre? 7,8 grammes de liquide utilisable! Au prix d'une telle cartouche en grand distribution, il vous en coute 1921 euros le kilo d'encre. Bien plus cher que le caviar le plus cher dans un magasin de luxe comme Pétrossian qui ne dépasse pas les 1400 euros.
Combien vous coûte de ce fait l'impression d'une seule page sur votre imprimante? De l'ordre de 1,4 à 1,6 euros la page. Vous comprenez maintenant pourquoi les imprimantes elles mêmes sont si peu couteuses. Un client capturé, même au prix d'une promotion poussée, ça ouvre la voie à un chiffre d'affaire 5 fois plus important que celui réalisé en vous vendant la dite imprimante, entre les cartouches et le papier...
Il fut un temps où l'on nous disait que l'informatique allait éliminer le papier. C'est loin d'avoir été le cas! - Le leader mondial de l'agrochimie est une société suisse, Syngenta. Elle est numéro un mondial dans les pesticides avec son insecticide Cruiser que l'on accuse, en France, de participer à la destruction des abeilles mais qui visiblement doit bien se vendre... ailleurs. Elle est surtout en pointe dans les semences et en particulier les semences de maïs, de céréales et de riz, la céréale la plus consommée dans le monde après le blé. Elle est présente dans les semences OGM et vient de racheter le belge Devgen, spécialiste des semences de riz hybride. Elle est peu endettée et envisage sereinement l'avenir avec un chiffre d'affaire qui passerait des 13,3 milliards de dollars actuels à 25 milliards à l'horizon 2020.Ses concurents? Les chimistes allemands BASF et Bayer qui multiplient aussi les acquisitions en agrochimie et le Français Limagrain/Vilmorin qui est forcé de développer ses semences OGM en dehors de France et pour des clients étrangers.
- Le chimiste belge Solvay a racheté il y a un peu plus d'un an, le français Rhodia, qui est ce qui restait de l'empire de Rhone- Poulenc à sa belle époque. Il lui a d'ailleurs surtout acheté son PDG, Jean Pierre Clamadieu, brillant polytechnicien qui, s'est retrouvé quasiment dans la foulée aux commandes de Solvay. Cerise sur le gateau, Solvay s'est trouvé en pole position pour entrer au CAC 40 en remplacement de PSA en difficulté;
Rhodia avait une spécialité particulière qui était de savoir produire et séparer les unes des autres des terres rares, ces matériaux peu connus, au nombre de 17, et peu disponibles sur la planète alors qu'ils sont indispensables pour l'industrie électronique et celle des semi conducteurs.Il en commercialisait 12000 tonnes par an.
Or, les minerais dans lesquels ces terres rares se trouvent, mélangées ensembles, ne se trouvent pour l'instant qu'en Chine qui en est le seul extracteur au monde( 97pct du marché!) avec 130 000 tonnes/ans. La Chine, qui est également un très gros producteur de matériel électronique a décidé de garder pour sa propre industrie la majorité de ces terres rares et de réduire à 30 000 tonnes/an les terres rares mise à disposition des industries étrangères.Résultat, les prix en ont considérablement montés et tout le monde se serre la ceinture pour vivre avec ses quotas.
Il existe d'autres gisements de terres rares qu'en Chine dans le monde mais ils n'avaient pas été exploités à ce jour. La forte hausse de la demande et des prix va surement résulter dans la mise en exploitation de certains de ces gisements mais il faudra quelques années pour que ces quantités nouvelles arrivent sur le marché. Et en attendant, il faut vivre!
C'est ainsi que Solvay a décidé de développer une des activités de Rhodia qui était de récupérer ces métaux dans...les ampoules basse consommation. Si vous avez entendu à la radio des publicités pour le recyclage des ampoules, vous savez maintenant pour qui et pour quoi c'est! Solvay va investir 15 millions d'euros dans ce processus de récupération sur ses sites de Saint Fons, à coté de Lyon, et de La Rochelle.
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