A quoi aura donc servi le NON ...Suite
Sur le plan FrancoFrançais,le NON , en montrant l'écart voire l'incompréhension entre les dirigeants(certains tout au moins) et les électeurs du Parti Socialiste et en faisant en quelque sorte éclater le Parti Socialiste en tendances plus ou moins favorables au libéralisme, permettra d'assister, face aux électeurs et militants à un débat longtemps repoussé pour causes bassement électoralistes, sur le fameux modèle éuropéen.
Car l'Europe que nous avons, celle de Maastricht et de Nice, est pour moi une Europe socialiste, de par les hommes qui l'ont édifiée, F Mitterand tout d'abord, signataire de Maastricht, ses ministres d'alors, Mauroy, Fabius et Rocard, L Jospin signataire du traité de Nice en même temps que J Chirac et les présidents successifs de la Commission de Bruxelles, J Delors qui en a été un grand batisseur et son successeur Romano Prodi.Sans compter les socialistes des autres pays européens, comme Monsieur Blair, qui tronait avec ses collègues Français au premier rang des photos des réunions de l'Internationale Socialiste présidée par Pierre Mauroy.
Monsieur Mitterand , en fin de règne et en piètre santé, et les éléphants socialistes, n'ont par contre jamais pris la peine d'expliquer à leurs électeurs et aux Français en général que Maastricht était l'acceptation de l'économie de marché et d'un modèle libéral social qui va avec et l'abandon du concept de la société protégée d'origine socialo-communiste qui était le rêve français jusqu'a la chute du communisme.Le Parti Socialiste ensuite a préféré surfé sur sa clientèle traditionnelle sans jamais oser lui expliquer dans quel système nous étions maintenant. Un vrai gachis!
Et maintenant? Il y a ceux qui, comme Fabius,vont devoir assumer leur NON en créant peut être un nouveau PSU, ceux qui comme Jean Marie Bockel, maire socialiste de Mulhouse, ancien ministre et sénateur, peut enfin expliquer que le New Deal britannique est une chance pour l'Europe et les éléphants restants qui peaufinent leurs positions respectives en esayant de récupérer leurs électeurs sur fond de marquages à la culotte respectifs en prévision des prochaines présidentielles.François Hollande, un peu en perdition, essaye de définir un réformisme de la gauche alors que DSK , essaye lui aussi de conceptualiser une nouvelle voie.
Une synthèse difficile à faire. A suivre