CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

24 mai 2008

Et si nous reparlions Controle des Naissances?

Le monde est inquiet de son avenir proche.Il voit se confirmer que la crise de l'énergie, contrairement à ce que l'on nous avait dit, n'est pas que le jeu de quelques spéculateurs ou une pénurie temporaire, mais au contraire une crise à long terme qui résulte du fait que la productioon ne peut plus s'adapter rapidement à une croissance permanente de la demande, générée par la croissance économique et l'appétit des populations pour le mode de vie européen ou américain.Canalblog054

Autre crise qui nous menace, la pénurie d'eau, de la gravité de laquelle nous sommes relativement peu conscient dans les pays développés et qui frappe dejà de nombreuses zones dans le monde et qui va se traduire par des migrations de populations considérables dans le monde avec les risques de conflits qu'elles entrainent. Il y a bien sur une solution absolue, celle du dessalement de l'eau de mer, mais elle nous ramène au problème précédent car il est très couteux en énergie.

Enfin, troisième source de catastrophe, celles liées aux problèmes écologiques et au réchauffement climatique qui va se traduire par des inondations des zones cotières, la hausse du niveau des mers et la réduction de la surface des terres émergées.Mais également par la desertification, le déplacement des cultures et la disparition de nombreuses espèces.

Or il n'est simplement pas possible que la totalité des habitants de la planète puisse avoir le même niveau de vie et les mêmes pratiques de vie journalières que celles des américains ou des européens.Alors peut être faudra t il s'intéresser à nouveau à une pratique qui existait ou que l'on essayait d'imposer dans certains pays avec plus ou moins de succés, le controle des naissances.

Car au dela des problèmes de l'energie, de l'eau ou des émissions de CO2, on trouve celui qui contribuent à les rendre infiniment plus critiques, celui de l'accroissement permanent des populations à la surface du globe.Nous devons en effet passer des 6.5 milliards d'individu actuels à pas moins de 9 milliards en 2050! La combinaison de l'amélioration de la medecine et de celle de l'hygiène et de la nutrition qui se traduit par l'accroissement de la durée de vie.

Il y a cinquante ans, des pays comme la Chine avaient mis en place la politique de l'enfant unique pour maitriser les famines qui à l'époque frappaient le pays. D'autres à forte démographie comme l'Inde, ont essayé de faire de même sans necessairement un grand succés. Le problème des retraites ou du déficit de femme en Chine en sont une conséquence.

Mais il faudra peut être que les pays du Sud contribuent de cette manière à l'effort commun que nous devons tous entreprendre pour maitriser l'ensemble de ces problèmes globaux. Car les pays développés, même s'ils ont été les responsables des dérèglements climatiques, ne pourront à eux seuls supporter le cout des bouleversements globaux qui nous attendent et accueillir les populations des pays du Sud.

Il est peut être plus facile de maitriser l'accroissement de la population mondiale au niveau de 7/7.5 milliards d'êtres humains que de chercher frénétiquement du pétrole sous l'Arctique, de couvrir la planète d'usine de dessalement d'eau de mer nucléaires et de multiplie par trois ou quatre la production de voiture. Qu'en pensez vous?

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19 mai 2008

Education Nationale:Les mouvements d'élèves "fausse barbe" des syndicats enseignants?

Dans le mouvement social qui perturbe l'Education Nationale actuellement, un exemple de collusion étonnante entre des organisations d'élèves qui appellent à la grève et celle, individuelle, d'un professeur.

Sur une chaine de radio, on nous passe un enregistrement d'une action d'élèves grévistes, qui ont choisi une forme d'action que je trouve astucieuse. Ils frappent à la porte d'une classe et demande au professeur de pouvoir interrompre son cours pour présenter aux élèves leur argumentaire pour les inciter à la grève. Le professeur accepte. Ils entrent en nombre et ont pour but de montrer aux élèves ce que donnerait une classe à quarante élèves.

Et de pénétrer à une douzaine dans la classe, de s'installer et de faire du bruit comme si la classe était de quarante èlèves. Vous pouvez imaginer le résultat. Les élèves repartent pour passer à la classe suivante.Le journaliste demande à la professeur ce qu'elle a pensée de leur intervention. Laquelle trouvera que c'était sympathique et que cela prouvait que les élèves n'étaient pas manipulés (?).

Rien à dire de l'action des élèves qui ont parfaitement le droit de vouloir faire grève et qui ont trouvé un moyen sympathique de promouvoir leur message. A ceci prêt néanmoins que l'on peut parfaitement avoir des classes de 35 calmes et que l'on peut, voire doit, promouvoir son message en dehors des cours. Mais passons.

Là où ça me parait plus étonnant, c'est le comportement du professeur qui "fraternise" avec les élèves alors qu'elle devrait  comprendre qu'élèves et professeurs ne jouent pas le même rôle dans l'Education Nationale et qu'elle est censée durant son cours leur apprendre un programme et pas nécessairement fournir une tribune à un mouvement d'élèves.

Elle a tout à fait le droit de vouloir s'opposer aux diminutions d'effectifs( globales et pas nécessairement de professeurs faces aux élèves) programmées par le ministère. Mais pourquoi dans ce cas, ne le fait elle pas dans le cadre de son syndicat plutot qu'en s'abritant derrière les mouvements des élèves?

A moins que finalement, et contrairement à ses commentaires, ils ne soient manipulés par les syndicats d'enseignants dans cette lutte....

Bien sur cette scenète,- qui est quand même parvenu à l'antenne d'une radio nationale- ne traduit qu'une réaction individuelle d'un professeur qui a pu être surpis par la question et je veux bien en donner crédit à l'ensemble des professeurs. Une collectivité peut néanmoins souffrir du comportement d'un seul de ses membres. Si cette collusion devait se confirmer, il serait plus valorisant, pour le rayonnement et le respect du au corps enseignant, que ce dernier assume lui même directement ses actions de protestations.

A suivre

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16 mai 2008

Pourquoi inventer soi même quand on peut copier?

Il est infiniment plus aisé de nos jours, pour un étudiant, de plancher sur un sujet de dissertation, littéraire, philosophique, social  ou politique qu'il y a 50 ans. La faute aux moteurs de recherches qui permettent en très peu de temps de trouver tout ce qui s'est dit et écrit sur un sujet dans les 20 dernières années et ensuite par la technique du Copier Coller d'en faire un montage qui donne en final une dissertation tout à fait présentable.Car curieusement il n'existe pas de sujet qui n'ait déjà été traité.

Pas de chance, les professeurs et les écoles n'aiment pas ça. Car disent elles, "ce que nous vendons aux entreprises,ce sont des gens qui savent construire du savoir et pas seulement en consommer!"

Vous noterez néanmoins que si c'est vrai pour les disciplines littéraires, économiques et sociales,commerciales voire politiques, c'est beaucoup moins vrai pour les disciplines scientifiques pour lesquelles résoudre un problème de mathématique ou de physique reste un exercice pour lequel il faut bien réflechir soi même.

Le plagiat, c'est comme cela qu'on l'appelle est donc devenu une plaie de l'enseignement moderne. Sachez que lors d'enquètes réalisées sur des populations d'élèves d'écoles de management, il s'est quand même trouvé 80 pct des étudiants pour déclarer avoir utilisé le copier coller! Quant aux professeurs, neuf sur dix ont déclarés y avoir été confrontés. C'est dire que la valeur de nos étudiants apparait être devenue très surfaite.

Pour lutter conttre le plagiat il existe des logiciels spécialisés antiplagiat dont  le plus connu s'appelle Compilatio. La plupart des écoles ont mis un tel logiciel à la disposition des professeurs et prévenus les élèves de son utilisation.Maigre impact à ce jour car les professeurs rechignent à l'utiliser.Est ce la difficulté à l'utiliser,la croyance que l'on est soi même plus fort que l'informatique( le NIH complex),ou l'opposition idéologique, fréquente chez les enseignants, à toute forme de controle et de repression, je ne sais.

Il n'en reste pas moins que le problème est sérieux et jette une ombre sur la qualité et l'intégrité de nos étudiants.Peut être devrons en revenir un jour exclusivement aux devoirs sur tables traditionnels 

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06 mai 2008

Sans commentaires...

Canalblog050Vous avez peut être vu dans vos journaux ces publicités pleine page d'une firme d'interim et de personnel temporaire.

Il est sans doute facile de faire des comparaisons sélectives avec tel ou tel pays sur tel ou tel indicateur favorable dans le pays considéré. il nen est pas moins triste qu'une telle campagne de publicité puisse montrer notre pays comme peu performant dans le domaine de l'emploi par rapport au reste de l'Europe alors que, quand même, le taux de chomage diminue significativement depuis maintenant plusieurs mois.

Il existent en plus d 'autres raisons objectives pour lesquelles nous devrions être bien meilleur dans ce type de comparaison puisque nous sommes le champion européen du faible taux d'emplois des séniors en France, lesquels libèrent d'autant plus des postes.

Alors, ils appartiendrait à nos hommes politiques de nous expliquer ce phénomène st surtout les mesures qu'ils ont prises ou comptent prendre pour nous ramener dans une moyenne européenne. Silence radio de leurs parts. De deux choses l'une, ou bien nous ne lisons pas les même journaux, ou bien c'est un sujet trop mineur pour justifier leur engagement à améliorer les choses.

Reveiller vous messieurs on attend vos commentaires.

On vous écoute messieurs, vous pouvez même répondre par des publicités pleine page sur vos solutions. Ca vous forcera de toute façon à devenir moins verbeux et plus précis...   

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05 mai 2008

Société de Confiance et réactivité contre Société de défiance et morosité

Nous sommes à l'heure où en France la confiance des ménages, telle qu'exprimée par les sondages, est durablement en berne. J'entends en même temps à la radio les résultats d'un sondage du même type aux Etats Unis qui donne des résultats étonnants pour nous, c'est à dire positifs. 89 pct des américains croient en effet que la crise n'est pas aussi grave qu'on veut bien nous le dire et qu'elle sera de courte durée ! Et d'ailleurs il y a des élements objectifs qui vont dans ce sens comme le retournement des chiffres du chomage qui commence à diminuer à nouveau ou la croissance de l'économie déjà acquise pour 2008 qui est dejà supérieur, à 1.1 pct, aux chiffres pessimistes pour l'année récemment annoncés par le FMI( une influence Strauss Kahn, peut être?).

Et le commentateur, journaliste français mais vivant aux Etats Unis, de faire le commentaire que les Etats Unis sont une société de confiance, dans l'avenir, dans leurs institutions, dans leurs dirigeants politiques ou économiques. Contrairement à l'Europe et surtout l'Europe du Sud qui est une société de défiance dans...tout. Peur de l'avenir,attitude critique vis à vis du pouvoir politique et encore plus vis à vis des dirigeants économiques et de l'entreprises.L'attitude résultante, d'après lui, est la réactivité de l'économie américaine alors qu'en Europe l'attitude est celle du repli sur soi, de l'attente du miracle venu d'ailleurs et de la morosité générale. Et d'ajouter que le matraquage permanent et la désespérance médiatique en France contribuait par elle même à amplifier la crise.

Si je vous relaie ces commentaires, c'est que pour avoir travaillé dans une société américaine et avoir vécu dans le monde anglosaxon, c'est également quelque chose que j'ai personnellement ressenti. Un exemple, celui de l'attitude vis à vis des cadres africains dans l'Afrique Francophone, sous supervision essentiellement de cadres français, par rapport à celle de la supervision des cadres anglo saxons dans l'Afrique anglophone.Le but des dirigeants de l'Afrique anglophone était d'identifier et de mettre en place des dirigeants africains.Avec un certaine naïvété, pensions nous dans la partie francophone dont "ils" reviendront quand il se seront fait voler. La confiance d'un coté contre la défiance de l'autre. Le résultat a été qu'ils se sont fait voler, mais pas plus que dans l'Afrique francophone, et qu'ils ont fait émerger un management africain valable. L'avenir dira qui avait vraiment raison mais le soucis omniprésent dans la culture française de ce " j'avais raison" toujours orienté vers le passé, n'existe pas dans le management anglosaxon.Un "j'avais raison" qui offre une forte consanguinité avec les délices de l'identification du coupable de tout ou n'importe quel évènement.

Il est vai que quand vous écoutez les médias français il est difficile d'être optimiste! Tout est toujours négatif, chaque nouvelle  négative est montée en épingle et chaque nouvelle positive est considérée comme normale et quasiment ignorée. Une attitude alimentée par le système économique régissant les médias et qui veut que les désastres se vendent infiniment mieux que les bonnes nouvelles. Une attitude liée également au biais permanent gauchisant de nos médias,- dont 90 pct des journalistes au sortir de l'école de journalisme se déclarent de gauche-, qui participent de la lutte politique droite/gauche beaucoup plus que du commentaire objectif sur les évènements et en particulier les évènements économiques.

Vous me direz cet article est lui même déprimant en nous identifiant justement collectivement comme des gens systématiquement négatifs et peu capable de réagir aux circonstances présentes alors que, finalement,notre économie se comporte plutôt positivement. Et il est vrai qu'économiquement nos entreprises sont parfaitement dans le coup et se développent avec succès partout dans le monde. Tout se passe en effet comme si nous étions schisophréniques avec d'un coté un monde médiatique très noir reflétant les luttes et les problèmes sociaux, l'omniprésence des problèmes de la fonction publique et la bataille politicienne et syndicaliste et d'un autre coté, un monde économique qui,lui, ne parle pas, qui est de plus en plus orienté vers le grand large où il engrange des succés dont on ne parle pas et dont nos journalistes et nos hommes politiques ne savent pas comment il fonctionne.

Si nous voulions retrouver ce moral qui nous manque quand même, peut être faudrait il que nos médias s'intéressent plus souvent au "vrai monde"  qu'au nombril de la France...

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01 mai 2008

Mon Mai 68 à moi.

On voir fleurir içi et là des livres des uns et des autres sur leur vécu de la période de Mai 1968, avec en premier lieu les grands leaders des évènements, je veux parler de Cohn Bendit, Alain Geismar et Jacques Sauvageot.J'étais à l'époque, pour y effectuer un début de thèse, dans un laboratoire de la faculté des Sciences de Jussieu et j'ai donc eu l'occasion de vivre cette période de l'histoire de France entre le quartier latin où je travaillais et la banlieue proche où j'avais une chambre d'étudiant.

Le professeur qui dirigeait le laboratoire était ce qu'on appellait un "mandarin", un professeur arrivé d'un certaine stature dans le milieu universitaire et qui avait rédigé un ou deux livres dans sa spécialité qui n'était en fait que des traductions en français de livre américains. Sur le plan scientifique, il n'était pas très bon, par contre il avait de grandes qualités relationnelles pour trouver des budgets à droite et à gauche.

Son laboratoire vivait donc bien sur le plan des crédits et des équipements, moins sur le plan des locaux, surpeuplés, petits et loin de toute notion de sécurité.

Au moment du déclenchement des évènements qui était une contestation du nepotisme de ces fameux mandarins, notre labo a été affecté comme les autres par la contestation du pouvoir du professeur. Plutot mollement, car le labo était subdivisé en sous sections sous la direction de Maitres de conférence ou de Maitres assistant, parfois d'un certain age, qui n'avaient rien de révolutionnaire et pensaient à leur carrière.

Quand les syndicats prire le relai pour déclencher la grève, notre professeur se trouvait à une conférence à Montpellier où il se trouva bloqué.Effrayés par les évènements et les informations sur la situation à Päris, il passa une partie de son temps au téléphone avec Maitres Assistants et Maitres de Conférence pour désamorcer la contestation de son pouvoir en promettant de partager ce pouvoir avec ...Maitre de Conférence et Maitres assistants.Pendant ce temps nous avions nos assemblées générales pour en discuter, avec le clivage entre les durs qui voulaient destituer le professeur et les mous qui pensaient que nous arriverions à faire changer d'attitude à notre "patron". Résultat des courses, quelques semaines plus tard , le professeur revint, fit des promesses face à ses étudiants et employés et tout rentra dans l'ordre sans modification significative.

A l'extérieur du labo, c'était une autre histoire.Nous allions aux assemblées générales permanentes, parfois à l'Odéon pour écouter quelques délires et nous nous sommes trouvés sur le boulevard Saint Michel entre pavés qui volaient et gaz lacrymogènes.Pour aller et venir, par contre c'était la galère. Au début de la grève générale il suffisait de faire du stop et tout le monde vous prenait dans la bonne humeur. Au fur et à mesure de la poursuite de la grève, les voitures devinrent plus rares, leur chauffeurs moins accommodants et leur humeur plus irascible. Au total, mon souvenir c'est beaucoup de marche à pied.

Sur le plan politique, c'est effectivement ce que De Gaulle à appellé la chienlit dont je me souviens. Tous les hommes politiques d'opposition qui hurlaient à la mort,un pouvoir en place inexistant et la disparition du Genéral De Gaulle. L'incertitude compléte sur la résolution de la crise et l'avenir du pays. Les syndicats appellant à la révolution et rejetant les étudiants qu'ils n'avaient jamais vraiment considérés comme étant des leurs.Même pas la reconnaissance du ventre pour ceux qui avaient déclenché ce début de révolution.Et puis il y eut Charlety, le grand meeting révolutionnaire avec Mitterrand et Mendés France prêt à prendre le pouvoir par la force.

Et puis De Gaulle rentre d'un mystérieux voyage en Allemagne.pour se ressourcer auprès du Génal Massu. Il parle à la télé avec son autorité retrouvée." Je ne partirais pas. Je dissoud l'Assemblée Nationale; et j'appelle à des élections générales". Et puis dans la foulée 1 million de personnes dans la rue pour la manifestation de soutien au Général De Gaulle sur les Champs Elysées.

La messe était dite. La grève fut levée, l'essence revint progressivement, les français repartirent en week end.Les elections furent un raz de marée pour la majorité gaulliste. Et Mitterrand repartit la queue basse  et révolution manquée.

La suite, le Grenelle des augmentations de Pompîdou, Edgar Faure pour mettre en musique la libéralisation des modes de pensées et de commander. Et quelques mois plus tard, la dévaluation du franc pour compenser

C'est moins glorieux sans doute que ce que les Cohn Bendit, Geismar ou Sauvageot vos ont raconté. La vision d'un français moyen au coeur d'un maëlstrom qui depassait tout le monde mais qui eut surtout un impact sur les relations entre les humains dans l'entreprise

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28 avril 2008

Tableaux d'une Exposition.

Hier,vous avez décidé d'aller voir l'exposition dont vous voyez les affiches dans les rues. Pour éviter de faire la queue, vous avez pris votre place sur Internet.

Vous voiçi donc à l'entrée de l'exposition devant laquelle la queue de ceux qui n'ont pas pris la précaution de commander par avance, s'allonge. Vous passez devant eux sans même les regarder et montez les escaliers pour entrer dans l'exposition. Premier obstacle à franchir, le barrage des "audioguidés" qui attendent leur appareil à la réception.

A gauche, autre barrage, le "clan des veuves",- et de quelques veufs-, qui attendent leur conférencière pour entrer dans l'exposition. Après avoir franchi le tourniquet vous voiçi enfin dans la première salle d'exposition. Pas de chance vous avez retenu pour 11hrs, l'heure de pointe dans les musées et expositions.

L'avancée piétinante et louvoyante commence parmi les audioguidés qui stagnent devant les tableaux en attendant la fin des commentaires sur le tableau qu'ils sont censés regarder. Curieusement ils semblent plus concentrés sur l'écoute du commentaire que sur la contemplation du tableau. Vous vous retrouvez bloqués derrière la conférencière dont les "veuves" boivent les paroles, coiffées de leur casque audio recouvert d'un filet protecteur, et qui vous explique longuement les intentions et le concept du peintre au moment de la création de son tableau alors que vous pensiez que l'acte de création etait quelque chose d'instinctif.

Vous vous frottez aux facheux qui visitent à marche forcée et passent devant tout le monde en pestant. Voiçi un grand père qui fait une halte pour reprendre son souffle. Vous écoutez les commentaires  plus ou moins éclairés des visiteurs qui veulent classer les oeuvres en fonction de l'appréciation personnelle qu'ils en ont. Certain(e)s préférent les tableaux dans les tons de bleus plutôt que ceux dans d'autres tons.D'autres préfèrent les portraits aux paysages ou vice versa. L'insignifiance ordinaire de nos conversations de tous les jours...

Finalement, vous arrivez au bout de l'exposition et repartez en arrière avant de sortir définitivement. Histoire de revoir ceux qui vous ont plu le plus( toujours cette manie du classement!). Ou encore pour en profiter un maximum et en avoir pour votre argent.Coup de chance, vous n'avez pas eu droit au facheux à téléphone portable!

Enfin vous décidez de partir et débouchez alors sur ...La Boutique! Ce lieu incontournable des "produits derivés" qui assure l'équilibre financier de l'exposition. Vous y trouverez reproductions, cartes postales,affiches de la manifestation, revues,livres d'art et DVD de l'exposition et des précédentes, bijoux etc. Une vitrine de ...cannes en provenance de la Corrèze et de chapeau de pailles fabriqués à Caussade, Tarn et Garonne. Le tout brillamment colorés et présentés pour maximiser les ventes. Et c'est ainsi que vous finissez par quitter votre exposition.

Vous avez noté que je n'ai jamais mentionné le nom de l'exposition qui m'a suggéré cet article. C'est parce que cette petite description sans prétention etait valable pour quasiment toutes les expositions. Un indice,néanmoins, pour que vous puissiez la découvrir si vous vouliez vous amuser à le faire. On y vendait aussi des cravates...en bois.

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07 avril 2008

Alitalia..ie..Aie...Aie !

Alitalia, la compagnie aérienne italienne en difficulté permanente depuis des décennies vit des heures critiques qui pourrait se terminer par le dépot de bilan à court terme.Une des raisons de cette descente aux enfers réside dans les sureffectifs qui la caractérise depuis des années et qu'aucun gouvernement italien n'a jamais réussi à régler.Il est vrai qu'Alitalia bénéficie(!!) de pas moins de 9 syndicats qui ont chacun leurs amis politiques et que ce fractionnement syndicalo politique est jugé responsable de la débacle du transporteur

Le gouvernement italien de Romano Prodi, sentant la situation de la compagnie nationale s'aggraver, a eu le courage de lancer un appel d'offre pour privatiser Alitalia. Infructueux dans un premier temps, il a fini par attirer dans sa seconde mouture une proposition d'Air France/KLM, déjà actionnaire très minoritaire et partenaire d'Alitalia au sein de son alliance de compagnies aérienne, Sky Team.Prudente néanmoins, connaissant bien le climat syndical au sein d'Alitalia, notre compagnie nationale subordonna sa proposition à l'accord des syndicats italiens !! Il est vrai que le projet de reorganisation proposé par Air France /KLM  passait par l'abandon de la desserte de l'aéroport de Milan Malpensa et par des restrictions d'effectifs très importantes certes mais qui se bornait à remettre Alitalia à parité avec ses concurrents.

Malgré des concessions faites par Jean-Cyril Spinetta, la proposition d'Air France/KLM a été finalement rejeté par le syndicats et Air France/KLM a déclaré retirer son offre.Le president d'Alitalia,Maurzio Prato, a aussitot démissionné, Romano Prodi a repris son baton de pèlerin pour convaincre Air France/KLM de poursuivre néanmoins les discussions et le Ministre des Finances,Tommaso Padoa Schioppa, ne voit d'autre porte de sortie qu'un dépot de bilan à très court terme. Seul trublion dans ce débat public, Silvio Berlusconi en campagne électorale pour reprendre la direction du pays fait allusion régulièrement à une proposition purement nationale dont personne ne voit la matérialisation se préciser à court terme.

Les syndicats sentent qu'ils sont allés trop loin pour certains d"entre eux et le personnel devenu très inquiet commence à peser lourdement sur eux.

Même si on assistait à un retournement brutal de ces syndicats, il n'est pas certain qu'Air France/KLM revienne à la table des discussions. Car, dans le cadre de la mise en place de l'accord Ciel Ouvert Air France/KLM n'a plus besoin des accés aux aéroports et des créneaux aériens que lui apporterait Alitalia. Alors ce n'est peut être pas la peine de se batrre pour les restes d'une société ingérable...C'est en tous cas ce que semblent en penser les actionnaires d'Air France/KLM qui ont salué l'abandon des discussions par une hausse conséquente du titre.

Comme le dit l'ex Président d'Alitalia Maurizio Prato:"Cette entreprise est maudite. seule un exorciste peut la sauver"...   

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22 mars 2008

Vous avez dit " Mourir dans la dignité" ?

Chantal Sébire qui se refusait à mourir comme un légume abruti par les calmants a été retrouvée morte chez elle. Son docteur a déclaré publiquement que sa maladie pouvait la faire disparaitre brutalement.

Le procureur de Dijon a décidé néanmoins, contre l'avis de ses enfants, de lui faire subir une autopsie. Sans doute pour savoir si elle ne s'est pas suicidée ou si "quelqu"un" ne l'a pas aidé à mourir. ET si cela se révélait être le cas, on pourrait mettre le dit "quelqu'un" en prison et faire un beau procès d'assises.La loi Léonetti a supprimé l'acharnement thérapeutique, la procureur de Dijon semble pratiqué, lui l'acharnement juridique.

C'est sans doute ce qu'on appelle en France "Mourir dans la dignité" que de devoir être charcuté par le médecin legiste parce que la loi vous a refusé d'échapper à la souffrance(même sous calmant à haute dose).

Je vous laisse juge, bien entendu, sur un sujet aussi délicat...

NB Incidemment je croyais la justice surchargée de travail.Pas le procureur de Dijon visiblement.

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19 mars 2008

Relations employeurs/employés: Des points de vues différents

Canalblog012Canalblog013Les employeurs et les employés potentiels ou salariés ont souvent des avis différents sur ce qui plait dans l'entreprise aux employés futurs ou actuels au moment de l'embauche et sur ce qui les fait partir au moment de la séparation.

Pour l'employeur,futur supérieur hiérarchique ou représentant des Ressources Humaines, c'est la réputation de la société et donc les possibilités d'évolution, qui comptent avant tout pour attirer le candidat chez vous. Pour le candidat, ce sont plutôt le contenu du poste lui même et des choses pratiques comme salaire et proximité du lieu de résidence et sécurité d'emploi qui comptent avant la réputation de l'entreprise. Ecart significatif donc, les uns voient le long terme, les autres le court terme et les contingences matérielles.

Lorsque, par contre, il s'agit de se séparer et que l'on analyse les raisons qui poussent un employé à quitter l'entreprise, on s'aperçoit qu'il y a, là aussi, une certaine divergence entre le salarié sur le départ et les Ressources Humaines ou la hiérarchie de l'employé concerné. Pour l'employeur ce sont des attentes insatisfaites sur le plan salaire, promotion ou évolution de carrière qui poussent un salarié à vous quitter, loin devant ses relations avec sa hiérarchie ou l'équilibre difficile entre la vie privée et la vie professsionnelle.

Pour le salarié en partance, c'est le stress au travail qui est la cause première des départs, une cause dont la hiérarchie et les Ressources humaines de l'entreprise ne semblent pas avoir conscience. Viennent ensuite les insatisfactions concernant salaire, promotion ou évolution de carrière sur l'importance desquelles les deux parties sont au moins d'accord devant la difficile cohabitation entre vie professionnelle et vie privée.

Un élement particulièrement important lors de l'embauche, la personalité du ou des responsables hierarchique. Un patron charismatique et d'apparence dynamique est toujours plus attractif qu'un revéche mal embouché, mais on le savait déjà.Au moment de la séparation, Ce sont les promesses faites et non tenues ou les attentes déçues qui sont responsables de la séparation.

Un peu comme en politique...

Posté par CaDerange à 07:57 - Social - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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