11 juillet 2008
Un point sur l'expérience Velib': c'est bien mais ca coute cher.
Le Velib' a connu un succès immédiat à Paris comme en avait rencontré le Velo'V, la version lyonnaise qui avait précédé le Velib et qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, le vélo de base ayant été étudié et fabriqué dans les deux cas par la société bien connu JCDecaux. Ceci dit l'intéret de ce concept n'était pas dans sa capacité à faire réélire le maire qui l'avait installé( ça a pourtant bien marché de ce point de vue!), mais residait plutôt dans sa capacité à réduire la circulation automobile pour un cout admissible. Car même si pour l'instant, c'est la publicité, toujpours elle, qui finance l'opération sur Lyon comme sur Paris et les autres villes de France, il faut que l'opérateur, Decaux ou Clear Channel, puisse en vivre pour que l'opération se prolonge dans la quasi gratuité.
Sur Paris, nous en sommes à 25 millions de locations par an,à 120 000 trajets en moyenne par jour de 22 minutes avec des pointes jusqu'à 180 000 les jours de grève et à 200 000 abonnés.
Par contre,curieusement, je n'ai jamais réussi à trouver des statistiques sur l'impact qu'avait pu avoir cette opération sur la circulation dans les centres villes.Tout le monde semble considéré comme acquis que les trajets effectués en vélo diminuent les trajets automobiles et le simple bon sens voudrait qu'effectivement ils soient pris sur un autre moyen de transport.Mais cela n'est pas si sur qu'il y parait. Car effectivement les trajets vélo peuvent venir en remplacement de la marche à pied( on fait son shopping en passant d'un site à l'autre en vélo). En quelque sorte ce sont des déplacements supplémentaires qu'apporterait la possibilité de disposer d'un vélo. Il peut également prendre des clients... aux transports publics! J'avais cru comprendre à mots couverts que sur la ville de Lyon, ça n'avait touché que très marginalement le trafic automobile dans le centre ville mais que justement ça avait fait baisser la fréquentation des transports publics! Si un lecteur à des informations plus précise sur l'effet de ce type d'opération sur les autres modes de déplacement, merci de commenter sur ce sujet.
Sur les couts viennent d'apparaitre quelques élements concernant l'opération parisienne.Sur Paris c'est une société spécialement constituée pour l'opération, Cyclocity,qui la gère et donc fournit les vélos, 16000 sur Paris dans 1300 stations pour l'instant, assure le réapprovisionnement des stations tous les jours et entretien le matériel. Le réapprovisionnement des stations est rendu nécessaire par le fait que les usagers aiment bien prendre les vélos quand le trajet est en descente mais préfèrent prendre les transports publics quand il s'agit de remonter! Pour une ville relativement plate comme Paris( sauf la zone de Montmartre) ce n'est pas un gros problème, c'est plus difficile dans une ville très accidentée et à forte pentes comme Lyon.
L'entretien est par contre une grosse charge et constitue la surprise désagréable du concept. Sur Paris, JCDecaux a enregistré quelques 3000 vols en un an soit 18 pct du parc en circulation et à peu près autant de dégradation et vandalismes divers. Globalement c'est donc 30pct du parc qui est sujet à réparation ou remplacement. Une mesure comme un autre du phénomène des incivilités! Il parait qu'on en retrouve en circulation jusqu'au Maroc ou en Roumanie.
La machine elle même a du être renforcée pour pouvoir résister à un tel usage sans précaution. Il a fallu par exemple renforcer les chaines,ou souder plus fortement les paniers pour en éviter le vol. Au point que chaque vélo vaudrait désormais 2500 euros alors que les calculs initiaux de rentabilité de système portait sur un vélo à 1000 Euros.Et les 1500 vélos à réparer dans la nuit nécessiterait un personnel important, supérieur à celui estimé initialement.
JC Decaux étant une société cotée, son Président se retranche derrière l'information financière prioritaire pour rester discret sur les chiffres d'exploitation et le retour sur un investissement de 85 millions d'euros. Tout au plus sait on que sur Lyon, JCDecaux perdrait 3 millions d'euros par an. Les incivilités risquent donc d'avoir popur résultat de devoir réajuster le programme via une contribution plus forte des mairies ou en jouant sur la variable d'ajustement restante, le tarif au client.Nul doute que les mairies( qui encaissent des bénéfices pour l'instant,30 millions pour Paris) ne laisseront pas faire facilement pour mettre la main à la poche et resteront très vigilantes sur les révisions de tarifs à la hausse. Il faudra pourtant bien trouver une solution....
A suivre.
Une grève qui passe inaperçue, celles des ports!
Notre Président s'est laissé aller à une petite phrase provocatrice qui lui a valu l'ire des syndicats et des partis de gauche rélayée par les médias.
Il est pourtant une grève dont on ne vous parle pas et donc qu'on peut considérer comme passant inaperçue et qui pourtant affecte sérieusement l'économie française. C'est celle des dockers dans les ports de France, initiée par la CGT contre la loi nouvelle d'organisation de la manutention portuaire qui vient d'être votée par nos élus.
Pendant tout le mois de Juin, les ports de France ont vécu en pointillé, perturbé qu'ils ont été par les grévistes dockers et portiqueurs, menés par la CGT dont ce combat est l'alter ego de celui mené et perdu il y a 20 ans dans le domaine du livre, autre profession dans laquelle il faut avoir sa carte de la CGT pour pouvoir être embauché! Il était donc prévisible que la réforme des ports serait une lutte à mort avec la CGT.
Blocage de l'accés aux terminaux conteneurs,arrêt de l'activité sur les terminaux vrac,attente des navires au large. Toutes les activités,pétrole, conteneurs, céréales, minerais, même la réparation navale ont été touchées tour à tour à l'exception des activités passagers qui ne font pas appel à des personnels des ports.La loi a finalement été votée mais la CGT fait le forcing maintenant sur les décrets d'application en essayant de faire appliquer la loi au port par port.
Où est l'intérêt de l'industrie portuaire et des enfants de dockers actuels? Une perte de part de marché en Europe sur beaucoup des classes de marchandises et surtout sur le marché qui monte celui du transport des conteneurs où nous sommes les derniers d'Europe. Pourquoi débarquer vos conteneurs au Havre ou à Marseille plutôt qu'a Anvers, Rotterdam, Barcelone ou Gènes et prendre le risque des grèves perlées et de l'absence de continuité du fret vers l'hinterland avec une SNCF fret dont on connait le manque de fiabilité et de performance?
Du jamais vu, on a même vu les patrons marseillais excédés manifester et haranguer les passants sur la base du mot d'ordre " Le Port de Marseille ne doit pas mourir. Oui à la réforme" !!
Notez au passage la grande variété de nos jours des mouvements de grève. Ce peut être des mouvements traditionnels de salariés contre leurs patrons ou contre l'Etat, mais désormais des mouvements de patrons contre l'état ou les syndicats( Routiers ou Ports). Etonnant.
Notons que la tendance dans le transport maritime est à la constitution de mega "hub" comme on dit dans le secteur voisin du transport aérien, avec des ports d'éclatement des énormes bateaux d'aujourd'hui équipés d'un grand nombre de portiques monumentaux et des bateaux plus petits ou des transports ferroviaires ou routiers pour acheminer les marchandises vers le consommateur final. C'est ainsi que Malte accueille plus de trafic de conteneurs que Marseille et le Havre réuni et que le port de Tanger qui se construit sera le port d'éclatement de l'entrée de la Méditerranée.Sans compter que la rapidité de chargement/déchargement de ces gigantesques bateaux est infiniment plus rapide dans ces mega hubs qu'à Marseille ou au Havre
Alors que cherchent on à faire? Rester compétitifs en s'équipant avec ceux qui le peuvent, les sociétés privés, et en devenant plus productifs, ou bien ne rien changer, conserver statut d'état et avantages et ne pas laisser de job à nos enfants?
02 juillet 2008
Le dernier système féodal dans le monde disparait
Vous connaissez sans doute les iles anglo normandes, ces iles situées dans la Manche au nord de Dinard et à l'ouest de Granville et du Cotentin,qui appartiennent à sa majesté la reine d'Angleterre et qui s'appellent en français les iles de Jersey Guernesey et Sercq.Sans doute est ce à l'exil de Victor Hugo dans une de ces iles(Guernesey ?) que nous devons de les connaitre.
Sercq est la plus petite de ces iles avec seulement 5 km2. Elle dispose d'un seigneur, vassal de la Reine et sans doute descendant lointain de Helier de Carteret, ce seigneur de Jersey à qui Elizabeth 1ere avait donné, en 1565, jurisprudence sur ce rocher, à charge pour lui de le coloniser, de le protéger des Français et d'en chasser les pirates qui, à l'époque, infestaient les lieux. Il dirige les destinées de l'ile avec l'aide des descendants des quarantes familles d'origine( les tenants) réunis dans un Parlement et quand même de 12 dépûtés élus.
Le mode de vie en est toujours médiéval avec pour seul moyen de locomotion les voitures à cheval et pour activité économique le tourisme( vert bien sur). Seul signe de modernisme, les boites postales chères à tout paradis fiscal...
Les 600 habitants de l'ile avaient en effet en octobre 2006 voté pour se doter d'une Chambre des députés de 28 membres élus au suffrage universel. Depuis on attendait le bon vouloir de la Reine actuelle Elizabeth II. Après consultation de son Conseil Privé et sous la pression du gouvernement britannique, elle vient d'entériner cette décision.
Sercq va donc devenir un pays démocratique. Longue vie à son Parlement et à ses habitants.
15 juin 2008
Voyager sans camions: Le rève!
Grace à la grève des routiers, j'ai pu traverser l'Espagne de la frontière française au fin fond de l'Andalousie sans rencontrer un seul camion sur les routes espagnoles. Bien sur il a fallu un peu ruser pour éviter les deux bouchons au Nord et au Sud de Madrid mais à part ce petit blocage que l'on pouvait contourner en prenant l'autoroute ( avis préalable sur les panneaux pour le conseiller), le reste de la route a été un vrai plaisir sur le plan de l'intensité du traffic.
C'est dans une occasion comme celle là que l'on se rend compte de l'importance qu'a pris le transport routier dans l'approvisionnement de nos villes,usines et de toute la vie économique des pays. Rien de bien différent en France où il suffit de prendre l'autoroute A1 vers la Belgique et le nord de l'Europe pour se rendre compte que deux voies sur les trois disponibles sont occupées par les camions. En gros donc la moitié du traffic autoroutier est du au transport de marchandises.
A noter les conséquences à longue distance d'un tel blocage de la vie économique. L'usine Peugeot de Mulhouse bloquée faute de transporteurs en provenance d'Espagne et une usine automobile allemande toute proche de l'être. Autre blocage, la zone la plus importante de production de primeurs et fruits d'Europe, les environs d'Alméria a du jeter une partie de sa production à la poubelle faute de camions pour l'évacuer. Et comme le train n'a ni la souplesse ni le cout pour remplacer le camionage, c'est à se demander comment nous ferons lorsque nous en serons arrivés au stade pas si éloigné de la pénurie de carburant. Sans compter qu'il n'y a guère qu'en France et grace au nucléaire que le transport ferroviaire peut se prévaloir d'être à base d'énergie renouvelable, (n'est ce pas Greenpeace?).
Autre question que cette grève pose. Dans un monde où j'avais cru que le transport routier s'était industrialisé avec de très gros transporteurs à 2/4000 camions chacun comme les Norbert d'Entressangle, Giraud et autres comment se fait ils que nous ayions autant de chauffeurs grévistes sur les routes? Car si les chauffeurs sont devenus des salariés de ces grands groupes, quel intérêt ont ils à se mettre en grève et bloquer les routes? Aurions nous par hasard comme cela semble être le cas chez les pécheurs, inventé cet hybride de salarié et de patron qui touche une paye de son patron mais paye une partie de son carburant sans avoir pouvoir pour négocier le prix de vente de ses transports? Il me semble en effet me souvenir d'un vocable pour les désigner, les tractionnaires.
Toute autre explication est plausible bien sur, manipulation par les gros transporteurs pour faire défendre leur cause, occasion trop belle pour les syndicats de faire augmenter les salaires des chauffeurs salariés, ou prédominance encore effective du petit transporteur/chauffeur. Le problème des chauffeurs de camions citerne de la Shell en Angleterre semble différent puisqu'il semble que, dans ce cas, nous parlions bien de salariés de Shell qui continuerait à posséder sa propre flotte de camions, une pratique abandonnée depuis longtemps par l'industrie pétrolière.
Si un lecteur à une explication sur l'organisation du transport routier, il est bienvenu à commenter.
08 juin 2008
Mariage annulé ou le pire pour la mariée?
L'affaire du mariage annulé entre deux époux de religion musulmane défraye la chronique sociopolitique du pays et scandalise 80 pct des français qui y voit l'entrée d'une considération d'ordre religieux dans notre justice alors que la séparation de l'Eglise et de l'Etat est un des acquis forts de la révolution française et que la laïcité a été encore recemment réinstituée dans nos institutions.
Quelques commentaires qui ne changent rien au fond du probleme mais permettent peut être d'en donner un certain éclairage.Tout d'abord il s'est agit d'un accord des deux parties, le mari qui s'est estimé floué et la mariée qui a sans doute ainsi exprimé sa peur du traitement qui l'attendait dans sa belle famille, pour mettre un terme à cette union. Une union traditionnelle c'est à dire arrangée entre deux familles comme il se faisait en France dans les "bonnes" familles il y a une centaine d'années. A ce titre on peut considérer que la décision de la juge relevait du seul pragmatisme qui consistait effectivement à éviter le pire à la mariée dont on peut penser qu'elle aurait été mise au banc de sa belle famille, méprisée voire violentée, et surement rendu effroyablement malheureuse.
La réaction de soutien à la juge de la Ministre Rachida Dati relève pour moi du même pragmatisme de quelqu'un qui avait, elle, l'avantage de connaitre et de pouvoir apprécier l'étendue et peut être la cruauté de ce qui attendait la mariée parjure si l'union n'était pas finalement dénouée.Ce faisant la décision de la Juge et le soutien de sa ministre était à contrario de l'opinion publique et de la loi française qu'il a fallu tortiller dans tous les sens pour trouver l'excuse du mensonge à cette rupture du mariage.
Depuis Rachida Dati s'est reprise( au sens de la "normalité" de l'opinion française) et a demandé au Procureur Général de Douai de faire appel de ce jugement. Je crains malheureusement que le remède ne soit pire que le mal et que si par hasard on en arrivait à annuler ce jugement, le sort de la mariée ne soient finalement bien pire que celui qu'elle aurait eu en le maintenant.
La question que pose ce jugement est de savoir comment empécher les traitements(rejet, mise à l'écart etc) qui peuvent être appliqué dans la société d'obédience religieuse dans laquelle elle vit, à celle qui n'aurait pas respecté cette obligation formelle pour une jeune femme musulmane qui est de conserver sa virginité jusqu'à son mariage. Alors que plus ou moins partout ailleurs dans la société française, il est devenu admis que la virginité ne se perd plus le jour de la nuit de noce.
Une chose me parait sure. Si par hasard la justice revenait sur ce jugement et reinstituait ce mariage comme parfaitement légal ce serait condamner la mariée, je le crains, à un chatiment bien pire que la "honte" éventuelle de cette annulation.Réfléchissons y.
NB Peut être une solution pour éviter le retour de tels cas serait il de créer une annulation de mariage par consentement mutuel, dans certaines conditions de délai par exemple?
29 mai 2008
Toujours le problème de l'anglais...
Avec la globalisation des marchés et des entreprises, toutes les entreprises du CAC 40 ont désormais des filiales et des implantations partout dans le monde. Pour beaucoup d'entre elles, la majorité de leur chiffre d'affaire est désormais à l'international. Ce que n'ont d'ailleurs toujours pas compris ni leurs syndicats ni nos hommes politiques, ni nos médias, si j'en juge par leurs réaction stéréotypées et immuables chaque fois qu'elles annoncent leur bénéfices. Eh oui, si on devait redistribuer les bénéfices de Total à ses employés, ce serait à des employés saoudiens ou angolais voire iraniens que cette distribution supplementaire irait, pas vraiment aux employés français.
Mais passons, car là n'est pas mon propos.Toutes ces sociétés devenus multilangues ont du choisir une langue véhiculaire pour arriver à se comprendre. Et comme le français n'est plus la langue universelle depuis Louis XIV, il a fallu se rendre à l'évidence et choisir... l'Anglais, hélas.Au grand dam des employés français qui ont de la peine à admettre que l'on n'en soit rendus dans une société française à parler et correspondre en Anglais. Et de se plaindre de ce que, dans la langue de Shakespeare, on s'exprime, nous français, avec moins de subtilité que dans notre langue natale et de ce que dans une réunion en anglais, on n'ose intervenir parce qu'il nous est plus difficile d'exprimer notre pensée.
C'est effectivement vrai et j'ai parfois personnellement "passé" sur tel ou tel commentaire par manque de fluidité de mon anglais. Mais outre que s'exprimer ne veut pas dire necessairement que nous ayions quelque chose d'intéressant à dire, il ne faut pas oublier que c'est aussi le lôt des 20 ou 50 nationalités autres que la notre pour lesquelles cette difficulté existe dans les mêmes proportions et qui s'en accommodent. Je dirais même que comme la possibilité de parler dans leur langue natale ne se pose même pas, ils adoptent sans barguigner cette langue véhiculaire là où nous même passons notre temps à nous plaindre.
On peut trouver cette hégémonie de la manière de penser anglo saxonne regrettable, mais ce n'est pas seulement lié à ,la langue elle même mais plutôt à l'éducation que les anglais donnent à leur enfants par rapport à la notre.Comme jai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises dans ce blog, notre enseignement est un enseignement de l'écrit et l'enseignement britannique un enseignement de l'oral. Pas étonnant dans ces conditions que les anglo saxons interviennent plus facilement dans des réunions internationales que leur homologues français !
Ce problème n'est pas nouveau et c'était il y a au moins cinquante ans qu'il aurait fallu s'en inquiéter. Hélas par une combinaison de suffisance, d'ignorance de l'évolution du monde extérieur et de mepris des activités commerciales,seules demanderesse d'un bon anglais, nous n'avons rien fait à cette époque. Il n'est d'ailleurs que de voir nos hommes politiques anonner en anglais là où leurs homologues sont parfaitement bilingues pour se rendre compte de la perte d'influence que cette carence provoque pour nos idées...
24 mai 2008
Et si nous reparlions Controle des Naissances?
Le monde est inquiet de son avenir proche.Il voit se confirmer que la crise de l'énergie, contrairement à ce que l'on nous avait dit, n'est pas que le jeu de quelques spéculateurs ou une pénurie temporaire, mais au contraire une crise à long terme qui résulte du fait que la productioon ne peut plus s'adapter rapidement à une croissance permanente de la demande, générée par la croissance économique et l'appétit des populations pour le mode de vie européen ou américain.
Autre crise qui nous menace, la pénurie d'eau, de la gravité de laquelle nous sommes relativement peu conscient dans les pays développés et qui frappe dejà de nombreuses zones dans le monde et qui va se traduire par des migrations de populations considérables dans le monde avec les risques de conflits qu'elles entrainent. Il y a bien sur une solution absolue, celle du dessalement de l'eau de mer, mais elle nous ramène au problème précédent car il est très couteux en énergie.
Enfin, troisième source de catastrophe, celles liées aux problèmes écologiques et au réchauffement climatique qui va se traduire par des inondations des zones cotières, la hausse du niveau des mers et la réduction de la surface des terres émergées.Mais également par la desertification, le déplacement des cultures et la disparition de nombreuses espèces.
Or il n'est simplement pas possible que la totalité des habitants de la planète puisse avoir le même niveau de vie et les mêmes pratiques de vie journalières que celles des américains ou des européens.Alors peut être faudra t il s'intéresser à nouveau à une pratique qui existait ou que l'on essayait d'imposer dans certains pays avec plus ou moins de succés, le controle des naissances.
Car au dela des problèmes de l'energie, de l'eau ou des émissions de CO2, on trouve celui qui contribuent à les rendre infiniment plus critiques, celui de l'accroissement permanent des populations à la surface du globe.Nous devons en effet passer des 6.5 milliards d'individu actuels à pas moins de 9 milliards en 2050! La combinaison de l'amélioration de la medecine et de celle de l'hygiène et de la nutrition qui se traduit par l'accroissement de la durée de vie.
Il y a cinquante ans, des pays comme la Chine avaient mis en place la politique de l'enfant unique pour maitriser les famines qui à l'époque frappaient le pays. D'autres à forte démographie comme l'Inde, ont essayé de faire de même sans necessairement un grand succés. Le problème des retraites ou du déficit de femme en Chine en sont une conséquence.
Mais il faudra peut être que les pays du Sud contribuent de cette manière à l'effort commun que nous devons tous entreprendre pour maitriser l'ensemble de ces problèmes globaux. Car les pays développés, même s'ils ont été les responsables des dérèglements climatiques, ne pourront à eux seuls supporter le cout des bouleversements globaux qui nous attendent et accueillir les populations des pays du Sud.
Il est peut être plus facile de maitriser l'accroissement de la population mondiale au niveau de 7/7.5 milliards d'êtres humains que de chercher frénétiquement du pétrole sous l'Arctique, de couvrir la planète d'usine de dessalement d'eau de mer nucléaires et de multiplie par trois ou quatre la production de voiture. Qu'en pensez vous?
19 mai 2008
Education Nationale:Les mouvements d'élèves "fausse barbe" des syndicats enseignants?
Dans le mouvement social qui perturbe l'Education Nationale actuellement, un exemple de collusion étonnante entre des organisations d'élèves qui appellent à la grève et celle, individuelle, d'un professeur.
Sur une chaine de radio, on nous passe un enregistrement d'une action d'élèves grévistes, qui ont choisi une forme d'action que je trouve astucieuse. Ils frappent à la porte d'une classe et demande au professeur de pouvoir interrompre son cours pour présenter aux élèves leur argumentaire pour les inciter à la grève. Le professeur accepte. Ils entrent en nombre et ont pour but de montrer aux élèves ce que donnerait une classe à quarante élèves.
Et de pénétrer à une douzaine dans la classe, de s'installer et de faire du bruit comme si la classe était de quarante èlèves. Vous pouvez imaginer le résultat. Les élèves repartent pour passer à la classe suivante.Le journaliste demande à la professeur ce qu'elle a pensée de leur intervention. Laquelle trouvera que c'était sympathique et que cela prouvait que les élèves n'étaient pas manipulés (?).
Rien à dire de l'action des élèves qui ont parfaitement le droit de vouloir faire grève et qui ont trouvé un moyen sympathique de promouvoir leur message. A ceci prêt néanmoins que l'on peut parfaitement avoir des classes de 35 calmes et que l'on peut, voire doit, promouvoir son message en dehors des cours. Mais passons.
Là où ça me parait plus étonnant, c'est le comportement du professeur qui "fraternise" avec les élèves alors qu'elle devrait comprendre qu'élèves et professeurs ne jouent pas le même rôle dans l'Education Nationale et qu'elle est censée durant son cours leur apprendre un programme et pas nécessairement fournir une tribune à un mouvement d'élèves.
Elle a tout à fait le droit de vouloir s'opposer aux diminutions d'effectifs( globales et pas nécessairement de professeurs faces aux élèves) programmées par le ministère. Mais pourquoi dans ce cas, ne le fait elle pas dans le cadre de son syndicat plutot qu'en s'abritant derrière les mouvements des élèves?
A moins que finalement, et contrairement à ses commentaires, ils ne soient manipulés par les syndicats d'enseignants dans cette lutte....
Bien sur cette scenète,- qui est quand même parvenu à l'antenne d'une radio nationale- ne traduit qu'une réaction individuelle d'un professeur qui a pu être surpis par la question et je veux bien en donner crédit à l'ensemble des professeurs. Une collectivité peut néanmoins souffrir du comportement d'un seul de ses membres. Si cette collusion devait se confirmer, il serait plus valorisant, pour le rayonnement et le respect du au corps enseignant, que ce dernier assume lui même directement ses actions de protestations.
A suivre
16 mai 2008
Pourquoi inventer soi même quand on peut copier?
Il est infiniment plus aisé de nos jours, pour un étudiant, de plancher sur un sujet de dissertation, littéraire, philosophique, social ou politique qu'il y a 50 ans. La faute aux moteurs de recherches qui permettent en très peu de temps de trouver tout ce qui s'est dit et écrit sur un sujet dans les 20 dernières années et ensuite par la technique du Copier Coller d'en faire un montage qui donne en final une dissertation tout à fait présentable.Car curieusement il n'existe pas de sujet qui n'ait déjà été traité.
Pas de chance, les professeurs et les écoles n'aiment pas ça. Car disent elles, "ce que nous vendons aux entreprises,ce sont des gens qui savent construire du savoir et pas seulement en consommer!"
Vous noterez néanmoins que si c'est vrai pour les disciplines littéraires, économiques et sociales,commerciales voire politiques, c'est beaucoup moins vrai pour les disciplines scientifiques pour lesquelles résoudre un problème de mathématique ou de physique reste un exercice pour lequel il faut bien réflechir soi même.
Le plagiat, c'est comme cela qu'on l'appelle est donc devenu une plaie de l'enseignement moderne. Sachez que lors d'enquètes réalisées sur des populations d'élèves d'écoles de management, il s'est quand même trouvé 80 pct des étudiants pour déclarer avoir utilisé le copier coller! Quant aux professeurs, neuf sur dix ont déclarés y avoir été confrontés. C'est dire que la valeur de nos étudiants apparait être devenue très surfaite.
Pour lutter conttre le plagiat il existe des logiciels spécialisés antiplagiat dont le plus connu s'appelle Compilatio. La plupart des écoles ont mis un tel logiciel à la disposition des professeurs et prévenus les élèves de son utilisation.Maigre impact à ce jour car les professeurs rechignent à l'utiliser.Est ce la difficulté à l'utiliser,la croyance que l'on est soi même plus fort que l'informatique( le NIH complex),ou l'opposition idéologique, fréquente chez les enseignants, à toute forme de controle et de repression, je ne sais.
Il n'en reste pas moins que le problème est sérieux et jette une ombre sur la qualité et l'intégrité de nos étudiants.Peut être devrons en revenir un jour exclusivement aux devoirs sur tables traditionnels
06 mai 2008
Sans commentaires...
Vous avez peut être vu dans vos journaux ces publicités pleine page d'une firme d'interim et de personnel temporaire.
Il est sans doute facile de faire des comparaisons sélectives avec tel ou tel pays sur tel ou tel indicateur favorable dans le pays considéré. il nen est pas moins triste qu'une telle campagne de publicité puisse montrer notre pays comme peu performant dans le domaine de l'emploi par rapport au reste de l'Europe alors que, quand même, le taux de chomage diminue significativement depuis maintenant plusieurs mois.
Il existent en plus d 'autres raisons objectives pour lesquelles nous devrions être bien meilleur dans ce type de comparaison puisque nous sommes le champion européen du faible taux d'emplois des séniors en France, lesquels libèrent d'autant plus des postes.
Alors, ils appartiendrait à nos hommes politiques de nous expliquer ce phénomène st surtout les mesures qu'ils ont prises ou comptent prendre pour nous ramener dans une moyenne européenne. Silence radio de leurs parts. De deux choses l'une, ou bien nous ne lisons pas les même journaux, ou bien c'est un sujet trop mineur pour justifier leur engagement à améliorer les choses.
Reveiller vous messieurs on attend vos commentaires.
On vous écoute messieurs, vous pouvez même répondre par des publicités pleine page sur vos solutions. Ca vous forcera de toute façon à devenir moins verbeux et plus précis...