CaDerange

Réactions à l'actualité politique et sociétale de manière dérangeante.Une forme de pensèe alternative.Des suggestions au grand public , au monde politique et médiatique....

15 juillet 2008

Quels objectifs pour les émissions de GES?

Dans la droite ligne du Grenelle de l'environnement, la Présidence française veut imposer à l'Europe des 27 des  objectifs encore plus ambitieux que ceux qu'elle s'était imposés jusqu'à présent. Par contre elle veut aussi faire rentrer en grace le nucléaire, d'où la concordance entre la prise de présidence de Nicolas Sarkozy et l'annonce de la décision de construire un deuxième EPR en France.Sans doute au déplaisir de l'Allemagne qui, en pleine situation préélectorale (élections en mi 2009), ne voit pas nécessairement d'un bon oeil l'activisme de notre président dans ce domaine.

Il est vrai qu'il y a sans doute besoin de relancer la machine dans ce domaine.canalblog068car les statistiques montrent qu'au dela des discours il ne se passe pas garnd chose. La preuve ci contre avec la courbe d'évolution de nos émissions depuis 1990, date de référence de Kyoto, qui montre que depuis l'an 2000 nos émissions restent stables, -ce qui n'est déjà pas mal-, alors que nos engagements militaient pour une baisse déjà tangible.

Or le protocole de Kyoto se termine en 2012 et doit donner lieu à l'adoption d'un nouveau consensus aussi large que possible en Décembre 2009 à Copenhague lors de la conférence des Nations Unies qui s"y tiendra. Le compte à rebours pour arriver à tenir les délais montre qu'il faudrait arriver au niveau de l'Union Européenne à faire approuver le consensus "européen" de baisse d'émission de Gaz à Effet de Serre lors du dernier Conseil des Chefs d'Etats européens fin décembre 2008. Un challenge quasi impossible.

Impossible n'est pas français, bien sur. C'est donc le challenge que s'est fixé notre Ministre de l'environnement , Jean Louis Borloo. Mais pour compliquer les choses il a en plus remis sur le tapis un objectif qui avait été envisagé avant d'être abandonné: une diminution de nos émissions de gaz à effet de serre de 30pct d'içi 2020 par rapport à nos émissions de 2005 au lieu des 20pct admis jusqu'içi !!

Pourquoi pas 40 ou même 50 pct me direz vous?Parce que ,comme j'ai eu l'occasion de le mentionner plusieurs fois, il y a un lien automatique entre émissions de CO2 et activité économique et qu'à vouloir aller trop loin on peut arriver à une désindustrialisation de l'Europe. Vouloir reconsidérer l'objectif 2020 revient à prendre un risque sérieux de délocalisations extensives vers des pays aux ambitions plus modestes en réduction d'émissions voire pas d'ambitions du tout.L'avenir dira si nos partenaires vont accepter nos ambitions extrèmes...

Autre difficulté que cette sévérisation de nos objectifs fait ressortir. Comme sur le plan mondial, les pays peu développés comme les nouveaux pays membres de l'Europe de l'Est, font ressortir que ce sont les pays développés qui ont générés le CO2 qui est dans l'atmosphère et qu'il n'y a pas de raison que leur propre développement soit géné par des objectifs très sévères dans ce domaine. Il a dejà été admis que Bulgarie et Roumanie pouvaient bénéficer d'une relaxation des objectifs que la Commission Européenne leur avait fixé. L'annonce d'un durcissement de ces objectifs a immédiatement générés des demandes de relaxation de tous les pays faiblement développés ou de compensation monétaires. On a déjà parlé d'une cinquantaine de milliards à payer par les pays "riches" aux pays moins riches au sein de l'Europe. Monsieur Borloo doit penser que nous sommes un pays riche...

Des négociations difficiles qui ne font que commencer et qui vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année. A suivre donc.

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06 juillet 2008

Environnement: le repliement sur nous mêmes se rapproche

Le Grenelle de l'environnement s'est terminé dans la joie d'avoir identifié les principaux problèmes et d'avoir défini des politiques pour s' y attaquer. Et comme pour la guerre de 14, nous voiçi tous parti joyeux , la fleur au fusil, en chantant bien sur contre les aggresseurs , les fameux gaz à effet de serre dont le plus connu est le CO2. Comme quoi les hommes en changeront pas... Personne ne semble avoir vraiment compris- ni mis en avant pour la compréhension de ceux qui vont souffrir-, que CO2 et développement économique étaient intimement lié.

Il est toujours possible d'améliorer le rendement des moteurs,de mieux isoler les immeubles ou d'améliorer l'efficacité énérgétique de nos industries, mais l'essentiel de l'effort proviendra d'une baisse de notre niveau de vie, soit parce qu'il faudra financer ces améliorations, soit parce qu'il faudra payer bien plus cher pour des éléments essentiels de notre mode de vie, soit parce que l'accès plus difficile à ces élements de confort se traduiront par des diminutions de poste et de l'accroissement de chomage. La hausse du prix du carburant, à cet égard, qui fait descendre dans la rue des professions entières dont certaines menacées de disparition, est tout à fait symptomatique de ce qui va se passer peu à peu.

En voici un autre exemple qui se présente avec la mise en place pour les compagnies aériennes d'une pénalité supplémentaire sur leur prix de revient et donc sur le prix de vente des billets. Il s'agit du nouveau régime de quotas  d'émissison de gaz à effet de serre auxquels les compagnies aériennes avaient réussi à échapper jusqu'à présent. Les ayatollahs de l'écologie ont bien fini par s'apercevoir de leur existence, des nuisances environnementales (relativement faibles néanmoins à 2/3pct) qu'elles apportaient à la planète et de leur capacité à payer des pénalités. Car dans ce jeu, il n'y a que deux possibilités: Vous êtes pauvre, on vous laissera crever à petit feu, vous êtes riche et bien portant, on vous taxe. Donc la Commission Européenne, les représentants des Etats Membres et le Parlement européen se sont mis d'accord pour savoir à quelle sauce le transport aérien sera mangé.

Les compagnies devront payer 15 pct de leurs émissions de CO2 à compter de 2012 et devraient se limiter à 97 pct de leurs émissions de 2005 en 2012 et 95 pct de 2012 à 2030. Ce qui signifie une hausse des billets d'avions à partir de 2012 d'une dizaine de pour cent et une rationalisation des flottes et des destinations avec suppression de certaines et remplacement des avions anciens par des nouveaux pour les compagnies qui en auront les possibilités financières.

Or la hausse des billets d'avions liée au pétrole produit déjà ses effets avec moins de clients et des centaines d'avions cloués au sol. Une couche de plus dans le mille feuilles des billets d'avions ne va bien sur pas arranger les choses.

Alors si vous avez de la famille à la campagne, gardez de bonnes relations avec eux car d'içi quelques années, au lieu d'aller dans des endroits paradisiaques, c'est chez eux que vous squatterez pour vos vacances comme nos parents le faisaient dans les années 50!

Tout ceci est hélas inévitable tant que nous n'aurons pas trouvé la méthode de production miracle d'énergie. Car un jour il n'y aura en effet plus ou peu de pétrole que l'on devra réservé pour les emplois pour lequel il est incontournable,l'aviation justement, le transport devenu quasi exclusivement collectif ou la chimie dans les applications qui en sont dérivées( plastiques etc). L'autre solution pour vous c'est d'aller vous installer dans un pays du tiers monde car eux n'ont pas l'intention de se restreindre dans leurs émissions au motif que ce sont les pays développés qui ont émis la très grande partie du CO2 qui est déjà dans l'atmosphère et que donc ils ont un droit à continuer à émettre du CO2 en se développant.

A suivre.

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26 juin 2008

Faire remonter Venise.

Venise, la Sérénissime, la plus belle ville du monde à mon sens, est en danger de mort depuis des années pour cause Canalblog315d'enfoncement progressif dans la lagune.Ceci se traduit par un phénomène appellé par les vénitiens Aquae Altae(hautes eaux) qui se traduit par le fait que quasiment chaque année la place Saint Marc est inondée et que vous ne la traversez que sur des chemins de planches surélevés. Si vous y louez un appartement d'ailleurs pour un séjour, vous avez toute chance d'y découvir dans un placard de l'entrée une ou deux paires de bottes en caoutchouc!

Depuis des années des scientifiques étudient comment sauver la ville et un projet pharaonique baptisé Mose( Moïse en français) pour Module expérimental electromécanique a été approuvé par le gouvernement italien, contre l'avis d'ailleurs de la municipalité.Il s'agit d'un système de gigantesques écluses pivotantes qui empécheront l'entrée de la marée dans la lagune lors des marées d'équinoxes.Le tout pour 4 milliards d'euros et une mise en oeuvre effective pour 2011.

Dans le même temps d'autres scientifiques étudient d'autres solutions car il n'est pas certain que le dispositif  Mose soit suffisant pour barrer la route à la montée des eaux liée au réchauffement climatique. La dernière proposition en date est celle de scientifiques de l'université de Padoue, sur la cote en face de Venise, qui proposent d'injecter dans d'immenses puits de 700 m de profondeur de l'eau salée sous la couche d'argile qui se situe a environ 500 m sous Venise. L'idée est que sous la pression de l'eau injectée, cette plaque d'argile étanche puisse se soulever de 25 à 35 cm.

Pour cela il faudrait creuser une douzaine de puits tout autour de Venise, y injecter des quantités d'eau de mer pompée au large considérables et maintenir en permanence un pompage plus modéré pour conserver la surrection de la ville . Ce sont des techniques classiques et maitrisées, en particulier dans l'industrie pétrolière, mais dans ce cas existe un risque que la plaque d'argile souterraine se soulève de manière irrégulière ce qui pourrait créer des fractures à la surface voire en profondeur des passages d'eau par les failles crées dans la plaque d'argile.

On en est donc seulement à des essais préliminaires pour verifier la viabilité de la technique proposée.Ce préporjet revoit deb tester ces hypothèses dans une zone de la lagune proche de Venise en forant trois puits à des profondeurs de 600 à 800 m et en y injectant de l'eau de mer .L'idée est intéressante, les sites pour les puits ont été identifiés, il ne reste plsu que l'essentiel, le nerf de la guerre qui reste à trouver. 

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18 juin 2008

La Chimie au secours du réchauffement climatique

La chimie n'a pas bonne presse auprès des popultaions aunpoitn qu'il devient même difficile de recruter des étudiants pour ses écoles d'ingénieurs. Et pourtant comme j'ai eu l'occausion de vous en faire part dans un message récent, tout, dans notre monde, est produit chimique, de notre nourriture quotidienne à nos matières premières, voiure à notre corps lui même!!

Un domaine dans lequel elle peut aider à compbattre nos mauvaises habitudes est celui de l'environnement par l'intermédiaire d'une classe de composés chimiques toujours en cours de développement les matériaux poreux.Ce sont des composés assemblés en réseau à partir de matériaux organiques ou inorganiques,extrèmement poreux et capables de ce fait de retenir au sein de leurs structures toutes sortes d'autre composés chimiques en grande quantité. Une de leur application est ce que l'on appelle la catalyse d'une réaction chimique. Le dit catalyseur, une éponge poreuse qui retient la substance catalysant la réaction, permet d'accélerer considérablement et d'améliorer le rendement de la réaction catalysée.Canalblog051

La porosité de ces matériaux est leur caractéristique majeure qui permet de présumer de ses performances futures comme catalyseur ou pour d'autres applications. La photo ci contre vous montre la structure du dernier né d'entre ces matériaux, le MIL-101, l'éponge la plus poreuse au monde puisqu'un M3 de ce matériau peut stocker jusqu'à 400 M3 de...CO2!

C'est dire qu'en ces temps de réchauffement climatique ce matériau à de l'avenir devant lui.Nous cherchons désespérément à stocker d'une manière ou d'une autre les tonnes de CO2 que notre activité économique envoie fatalement chaque jour dans l'atmosphère. Voilà un début de solution sans aucun doute moins couteux que de réinjecter ce gaz au fin fond des reservoirs pétroliers ou gaziers.On pourrait imaginer par exemple qu'une telle éponge à CO2 soit placée en sortie de cheminée industrielle ou même à la sortie de votre pot d'échappement pour y capter les exhalaisons de votre moteur.

On peut également penser que l'on pourrait s'en servir comme d'un réservoir à Hydrogène, le vecteur d'énergie de l'avenir, pour alimenter votre moteur en carburant.Il faudra néanmoins, nous dit le représentant de l'Institut Lavoisier à St Quentin en Yvelines, créateur de ce matériau, une dizaine d'année pour passer de la théorie à la pratique, c'est à dire en maitriser la fabrication et adapter les caractéristiques du matérau aux applications que l'on pressent pour lui.

Autre application envisageable, celui de cage à médicament qui permettrait le relargage progressif dans le corps humain de telle ou tel principe médical, l'insuline pour les diabétiques, des anticancéreux ou des antiinflammatoires pour les sportifs.

Longue vie au MIL-101 et à ses successeurs

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16 juin 2008

Quand les ONG non toujours pas accepté l'avantage du nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique...

La réaction de Greenpeace à la suggestion du Premier Ministre François Fillon de construire un deuxième EPR est révélatrice de la difficulté idéologique qu'ont nos ONG à admettre qu'il faudra bien en passer par le redéploiement du nucléaire pour satisfaire nos besoins en énergie primaire. Je reconnais que, pour elles, c'est devoir avaler un très grand chapeau, mais on ne peut être considérée comme une ONG responsable comme, je crois, Greenpeace l'est, sans devoir admettre les évidences et penser à la satisfaction des besoins de ses compatriotes.

Car la crise pétrolière actuelle montre bien que nous sommes à la limite des possibilités de la planète dans l'extraction journalière de pétrole brut face à une demande qui ne cesse de croitre. Par ailleurs on ne voit pas bien au nom de quelle logique on devrait priver les pays émergents et les autres encore plus pauvres, de leur développement économique. Enfin certaines des mesures présentées par les écologistes comme des solutions miracles commencent à faire long feu. On construit des éoliennes à tout va partout dans le monde sans que nous n'en voyions l'effet sur la demande pétrolière. Parce que cette dernière augmente certes du fait du développement économique mais surtout parce que l'éolien n'est pas une énergie de masse et qu'elle demande la mise en place,chaque fois que l'on construit une ferme éolienne, d'une capacité de production classique, au gaz ou au fuel vu les puissances concernées, pour le suppléer quand les éoliennes ne tournent pas soit 75pct du temps (!).

Mème problème pour les panneaux photovoltaîques qui ne produisent rien la nuit et par temps couvert. On ne sait toujours pas stocker l'énergie électrique.

Je passe sur les biocarburants, censés être la panacée et dont on s'apercoit qu'ils "prennent", modestement certes, sur les surfaces consacrées à l'alimentation humaine. Comme les centrales photovoltaïques d'ailleurs.

Alors? Il faut, certes, développer éolien et photovoltaïque, mais on peut discuter de leur cout extrèmement elevé par rapport à d'autres sources d'énergie. Il faut,certes, diminuer considérablement le gaspillage d'énergie en isolant les logements existants, en poussant via le système des bonus/malus vers les équipements les moins consommateurs d'énergie. Il faut, certes, promouvoir le transport ferroviaire et les transports publics mais à la condition que ce ne soit pas par un transfert pur et simple vers une nouvelle centrale émettrice de CO2 comme on l'oublie trop souvent. Quant aux batiments HQE voire producteurs d'énergie, je demande à voir tout d'abord quelles performances ils afficheront dans la réalité de tous les jours et surtout à quel cout! Je ne crois pas une seconde que nous batirons bientot des HLM autosuffisants en énergie.

On peut retourner le problème dans tous les sens, nous n'échapperons pas au nucléaire et il serait souhaitable que Greenpeace et d'autres ONG acceptent la réalité des choses. La seule augmentation des prix des aliments de base, première conséquence émergente de la crise de l'énergie, crée déjà des émeutes dans beaucoup de parties du monde, alors je vous laisse deviner l'ampleur du rejet du monde écologique que nous voyons venir. Il appartient aux gouvernements et à tous ceux qui éduquent l'opinion, dont les ONG, de minimiser les conséquences inévitables de cette mutation du monde en en acceptant les moins mauvaises solutions et en y préparant les populations dans les pays développés mais ausi dans les pays pauvres.

C'est pourquoi l'idée  de construire d'autres centrales nucléaires tombe sous le sens et doit même passer de l'idée à la réalisation concrète le plus tot possible quand on ait qu'il faut en moyenne dix à douze ans pour en construire une seule!La seule acceptation par les ONG de l'inévitable ferait d'ailleurs gagner deux ans au processus!

A suivre... inévitablement

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14 juin 2008

Changement climatique et retour des famines.

Savez vous que la guerre au Darfour est une de premières guerre climatique dans le monde d'aujourd'hui? C'est en effet en 2003 que ce conflit a démarré sur fond de sècheresse qui a amené les fermiers sédentaires à fermer leurs champs au éleveurs nomades.Les inimitiés ethniques qui couvaient ont ensuite pris le relais pour en faire la guerre que nous connaissons.Canalblog049

Des études sur l'impact du réchauffement climatique sur des conflits éventuels ont été publiées récemment. Par le GIEC, qui a introduit l'aspect de l'impact climatique sur des conflits futurs dans son rapport de 2007, par l'université de Stanford dont une équipe a travaillé sur les impacts humains éventuels du phénomène ou par divers organismes qui s'inquiètent d'une montée potentielle des risques de conflits dans le monde.

Nous avons un peu tendance, dans nos pays bien nourris, à oublier qu'un Milliards de personnes dans le monde dépendent exclusivement de l'agriculture pour leur survie de tous les jours. Or ce sont les pays dans lesquels ils vivent qui seront affectés le plus par ce réchauffement.Les modèles mathématiques des uns et des autres sont concordants, ce sera l'Afrique et l'Indonésie les plus affectés.

L'Afrique du Sud pourrait ains voir sa  production de maïs diminuer de 30pct, une céréale essentielle la bas, et l'Asie du Sud Est perdre 10pct de ses récoltes de maïs, millet et riz du fait de la diminution des pluies saisonnières.

D'autres pays seront touchés par la montée des eaux maritimes comme l'Egypte dont 80 pct de la population vit dans le delta du Nil qui sera inondé et dont les terres deviendront salinisé. D'autres comme l'Inde verront non seulement la mousson diminuer d'intensité mais également les glaciers de l'Himalaya qui alimentent ses fleuves( dont le Gange) contribuer de moins en moins à leur débit.

Le résultat en sera des déplacements de populations très importants soit pour rechercher des terres plus arrosées et donc fertiles ou pour échapper à la montée des eaux dans les zones cotières.On parle de centaines de millions de personnes qui seront susceptible de quitter les pays et zones dans lesquelles elles vivent pour chercher fortune ailleurs. Dans d'autres pays ou zones dans lesquelles ils ne seront pas bien accueillis par les peuples locaux.

Quand au timing les experts s'accordent  pour dire que ce sera le problème des années 2020 à 2030.

Que peut on faire d'içi là pour éviter l'incubation de tels conflits? Améliorer certaines pratiques agricoles, mettre au point de nouvelles semences plus résistantes, en particulier grace aux OGM, pratiquer l'irrigation et augmenter les rendements pour essayer de produire plus sur moins de surfaces. Comme vous vous rendez compte, ce n'est pas gagné d'avance....

Quand à nous européens, nous verrons surement le climat méditerranéen monter plus au nord. Mais notre grand défi sera de résister à la pression des réfugiés climatiques en provenance du continent africain.

A suivre avec attention.

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23 mai 2008

Marché du CO2:Ca monte !

Depuis le protocole de Kyoto s'est mis en place, un marché des droits à CO2 qui permettait aux sociétés dont les émissions de CO2 étaient supérieures aux quotas qui leur étaient affectés par la Commission Européenne de pouvoir racheter à celles qui étaient plus vertueuses et avaient améliorés leurs installations de leur vendre leurs quotas non utilisés au prix de marché que l'offre et la demande allait déterminer.

Après des débuts un peu cahotiques qui avaient vu le prix de la tonne de CO2 Canalblog053s'écrouler brutalement quand il apparut que nos industriels avaient un peu triché sur les émissions qui avaient servi a établir leurs premier quotas, le marché a depuis repris son cours et fonctionne désormais normalement. Il a été multiplié en volume par six depuis 2005 et a atteint en 2007 le montant de 60 milliards de Dollars, le double du montant de 2006 !

Le marché le plus actif est le marché européen avec 2 milliards de transactions suivi des échanges entre pays développés et pays en voie de développement que le mecanisme dit des MDP(mécanismes de développement propre) du protocole de Kyoto a permis de développer considérablement. Une des grandes idées de ce protocole qui permet d'améliorer de manière extraordinaire la productivité énergétique des installations industrielles des pays en voie de développement.

Nous allons entrer très bientot dans la fixation des quotas d'émissions pour les années 2012 et au dela, dont on sait déjà qu'ils seront en moyenne inférieurs de 21 pct en 2020 par rapport aux niveaux de 2005.Les industriels vont devoir se déterminer pour savoir en fonction des quotas qui leur seront aplliqués et de leur parc d'installations industrielles dans le monde pour savoir s'il vaut mieux investir et où, ou plutot acheter des droits. Une complexité supplémentaire dans la gestion industrielle des entreprises.

Une certitude néanmoins. Au moment d'investir dans de nouvelles installations industrielles, l'option de s'installer en dehors des "zones à quotas" comme l'Europe sera bien sur prise en considération très sérieusement...Bonjour les délocalisations.

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11 mai 2008

Développement Durable: le retour aux couches pour bébé lavables!!

Le Développement Durable vous a toujours été présenté sous des aspects très positifs, comme si l'obligation de consommer moins d'énergie et d'eau qui nous attend allait se faire sans effort ou avec peu d'effort de la part des consommateurs et utlisateurs. Bel effort de marketing pour une politique et un mode de vie qui ne sera pourtant pas facile à accepter au jour le jour. ,Rendons grace néanmoins à Yves Cochet pour avoir décrit assez précisément ce qui va se passer réellement c'est à dire peu ou plus de déplacement individuel, un chauffage réduit à sa plus simple expression, quasi plus de deplacement aérien,la vie en autarcie et un repliement général sur nous mêmes!

Sous le label développement durable, vous avez peut être remarqué une recommendation( pub?) pour repasser des couches pour bébé jetables qui depuis vingt ans ont facilité la vie de la jeune maman aux couches lavables de nos mères. La demonstratrice vous y indique que les couches lavables, entre l'eau necessaire à leur fabrication et celle pour leur lavage journalier, utilisent trente pour cent moins d'eaux que les couches jetables!  Elle a trouvé ces données dans une thèse, nous dit elle. De même les couches lavables provoqueraient moins d'érythèmes fessiers chez les bébés que les couches jetables. Je ne  sais si ces affirmations sont exactes ou pas. Acceptons en l'augure néanmoins.

Par contre, le recul de notre confort de vie que matérialise cette publicité risque fort d'être notre réalité de demain dans beaucoup de domaines au fur et à mesure que nos sources d'énergies s'épuiseront, que l'eau disponible à la surface du globe deviendra plus rare et que la population du globe et ses besoins augmenteront. Elle a le mérite de nous alerter sur ce qui nous attend dans beaucoup de domaines de notre vie de tous les jours et de nous faire nous rendre compte de l'ampleur des réductions de niveau de vie qui nous attendent.

Il est d'autant plus important de développer les énergies alternatives, toutes les énergies alternatives, qui soient capables de satisfaire en quantité suffisante les besoins d'énergies et de production d'eau dessalée d'un monde à 9 milliards d'hommes et de femmes.Toutes seront indispensables, avant que nous ne trouvions la source d'énergie inépuisable que le programme Iter nous promet pour la fin du siècle...

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05 mai 2008

Bioéthanol: Système U jette l'éponge.

Les critiques n'arrètent pas de monter contre les effets pervers de la culture des céréales pour produire des biocarburants. Les scientifiques, souvent oubliés sur ce sujet très médiatisé, ont fini par faire entendre leurs voix pour que nous comprenions que culture intensives de végétaux à biocarburants signifie consommation de carburants pour les cultiver et épandage d'engrais, et qu'il n'était pas sur que le fameux bilan de la plante à la roue soit si positif que cela.

Mais c'est surtout la crise alimentaire dans le monde qui s'est traduit par une prise de conscience mondiale que l'on ne pouvait impunément utiliser des terres dont l'utilsation première était à vocation alimentaire pour nourrir les populations de la planète pour des usages énergétiques.En d'autres termes, sous la pression écologiques et avec le franc soutien des milieux agricoles, nous avons joué à l'apprenti sorcier. Avertissement sans frais pour le monde.

Le groupement d'indépendants de la Distribution,Système U, s'était lancé depuis 2006 dans le développement de pompes à essence pour y distribuer du bioéthanol( E85?). Il en avait ainsi installé 22 dans toute la France, qui distribuait modestement 1000 litres/jours. Un four commercial donc mais porteur sur le plan médiatique qui est finalement ce qui intéresse la grande distribution quand elle distribue des carburants.

Système U avait néanmoins prévu de faire un bilan d'étape cette année. Ce bilan est sans appel puisque Système U a décidé de geler le développement de leur réseau de distribution de biocarburants. " Force est de constater que cet agrocarburant n'est pas une alternative crédible pour l'avenir" ont il affirmé en faisant référence au caractère très polluant de cette agriculture et à la diminution des surfaces cultivables pour l'alimentation.

La messe n'est sans doute pas tout à fait dite pour les biocarburants car il faut attendre les données de ceux de Seconde génération, mais à tout le moins c'est un sérieux coup d'arrêt à leur prolifération. Il est dommage qu'il faille en passer par une famine pour que nous retirions nos oeillères collectives.

Au fait qu'allons nous faire de ces raffineries en plein champ que nos agriculteurs nous ont construites à grand renfort de subventions publiques?   

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28 avril 2008

Les Tribulations du bioéthanol ...en Allemagne

L'Allemagne, très en pointe dans l'utilisation de biocarburants et en particulier d'éthanol en melange dans son essence vient de faire butalement machine arrière en supprimant le passage au carburant dit E10, de l'essence à 10 pct d'éthanol, prévu pour 2009.

Pas pour la raison que la production agricole d'éthanol contribue à la crise alimentaire, mais plus prosaïquement parce qu'une partie importante du parc de voitures allemand ne tolère pas ce carburant.Le Ministre de l'Environnement, Sigmar Gabriel, l'affirme, c'est la faute aux voitures importées qui le supporte plus mal que les voitures allemandes. Et en plus "on" l'aurait prévenu trop tard. La fédération des contructeurs allemands en profite pour promouvoir le "acheter allemand". Un affaire mal gérée néanmoins, Monsieur Le Ministre.

Exir donc le E10 en Allemagne et vraisemblablement en Autriche également. On s'en tiendra donc au E7 en essence et au B7 en biodiesel. Il va falloir par contre compenser par d'autres mesures car il n'est pas question de ne pas respecter l'objectif européen. Il faudra donc faire des efforts dans d'autres domaines, la production d'électricité où la part d'électricité produite à partir d'énergies renouvelables devra ainsi passer de 27.5 pct à 30 pct et la consommation des voitures qui devra permettre de passer finalement à des émissions maximales de CO2 en baisse de 130 à 120 grammes au kilomètre pour 2012. Une performance que les constructeurs pensaient inatteignable dans le temps imparti il y a seulement quelques mois...

Si l'on fait référence au rapport de la DGMP que je commentais hier, il n'y a pas de raison qu'il soit plus facile en Allemagne de respecter les engagements européens qu'en France. Surtout en maintenant la décision de démanteler les centrales nucléaires qui est un facteur aggravant considérable dans ce pays.Bonne chance à Monsieur Gabriel pour y parvenir.

A suivre donc.

NB En France, pas de changement, on passera au E7/NB7 en 2010 à dit Nicolas.

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