• Peut être n'aviez vous jamais entendu parler des "eaux de ballast", sauf si vous appartenez ou avez appartenus au transport maritime.Il s'agit d'eau de mer que les navires embarquent dans des compartiments spéciaux du navire et qui permettent de l'équilibrer en fonction de sa cargaison ou de remonter la position du bateau sur l'eau pour en optimiser la consommation.

    Jusqu'à présent, cette eau de mer était rejetée dans le port d'arrivée ce qui pouvait en polluer les eaux, chimiquement ou biologiquement. Or l'OMI, Organisation Maritime Internationale, vient de décider que ces eaux de ballast devraient, à l'avenir, être traitées avant rejet.Le problème n'est pas simple, car il existe pas moins de 50 000 bateaux dans le monde à équiper pour un coût moyen de 300 000 euros par bateaux. Coût global sur 10 ans de ce "marché" mondial, de 15 à 30 milliards d'euros.

    Pour traiter les dites eaux deux méthodes, le traitement par rayons UV qui tuent les organismes vivants dont la firme française Bio-UV est l'une des promoteurs ou l'électrochloration  qui transforme en Chlore le sel de l'eau de mer. Reste pour toutes les sociétés participantes de ce marché à faire certifier leurs techniques par les autorités maritimes et sanitaires des différents pays du monde.

  • Vous connaissez les bonbons Haribo et leur fraise Tagada ou leur Dragibus. Haribo est une société allemande d'origine, qui a su renouveler le marché des bonbons en les ornant de couleurs violentes et de formes attractives, crocodiles ou nounours gélifiés, qui plaisent aux enfants. Installés à Uzès ils ont réussi à rendre 37 pct environ du marché français au détriment de l'américain Mondelez, de l'autre américain Wrigley ou de l'italien Lutti.

    Un marché qui demande des innovations permanentes pour continuer à plaire à des clients plus difficiles qu'il n'y parait. Couleurs très variables, formes bizarres, rayures, saveurs aggressives, tout est bon pour attirer nos enfants. La marque américaine Jelly Belly qui a acheté les droits de la saga Harry Potter et est également partenaire de Disney, s'est spécialisée, à coté de saveurs classiques, dans des saveurs extrêmes, voire désagréables, l'oeuf pourri, la nourriture pour chien, ou même....le vomi ! Beurk.

    Décidément, le monde du bonbon a bien changé depuis les Carambar, les bonbons La Pie qui Chante ou les bonbons Krema. Pour l'instant il s'en vend 500 millions d'euros tous les ans sur le territoire français.

  • Vous avez entendu parlé du Jobs Act, un dispositif américain crée par l'administration Obama  pour encouragez la création de postes de travail en finançant des travaux d'investissements    de tous types (travaux routiers, ponts,métro, trains haute vitesse), relançant les créations de postes dans l'enseignement, ou réemployant les vétérans revenus d'Irak. Tous programmes oriéntés vers les "small businesses", petites entreprises.

    En Italie, Paolo Renzi s'est inspiré de ce modèle en créant également son Jobs Act entré en vigueur en mars 2015, dont la principale mesure est la suppression des différents contrats de travail précaires au profit d'un contrat unique plus souple et d'importants allègements de charges offerts pour les embauches (8000 euros par an et par nouveau poste) .

    Le dit Jobs Act semble avoir du succès avec 585 000 nouveaux postes crées depuis sa création, y compris pour les jeunes qui avaient particulièrement souffert de la crise ces dernières années.Le taux de chomage a ainsi diminué de 0,6 pct d'une année sur l'autre, même s'il demeure le plus élevé d'Europe à 11,5 pct.

    Quelques élements qualitatifs positifs, le fait que les embauches portent  en majorité sur des emplois permanents , que la croissance porte sur toutes les catégories d'emplois et que la moitié des nouveaux postes concernent les jeunes de moins de 34 ans permettent de juger cette reprise comme robuste.

    En France, vous savez aussi bien que moi où nous en sommes, très clairement nulle part!