Alstom n’a pas de chance. A quelques jours d’intervalle, il a annoncé deux nouvelles également importantes mais d’impacts médiatiques  très contrastés. L’une est l’annonce de l’obtention du marché du matériel roulant de la ligne à très grande vitesse Boston Washington en desservant au passage les villes de New York, Philadelphie et Baltimore, l’autre est la possible fermeture de la production de trains dans l’atelier historique de Belfort pour concentration  de cette production dans l'autre atelier de production d'Alstom, à Reichoffen en Alsace.

La première est l’annonce d’une très grande victoire technique et commerciale car il s’agit de la première ligne TGV jamais construite aux Etats Unis et de la combinaison, sur les 28 trains qui seront fournis, de la technologie TGV à la française et de la technologie pendulaire en  provenance des Pendolino italiens que produit également Alstom dans ce pays et qui permet de passer 30 pct plus vite les courbes de la voie en faisant s’incliner davantage le train.

La seconde est bien sur très triste du fait qu’elle menace d’entrainer la fermeture du site historique de Belfort tout en se traduisant, heureusement, par un transfert potentiel vers un autre site proche qui devrait minimiser les problèmes sociaux. La production de train, industrie lourde, n’est pas, hélas, une activité qui puisse se transférer d’un pays à un autre et la bonne nouvelle de la commande américaine ne peut pas compenser l’absence de plan de charge du site de Belfort .

Il est donc question, dans cette affaire très médiatisée de détecter comment un tel clash d’annonces contradictoires a pu se produire et spécialité bien française, montrer du doigt le ou les coupables de cette catastrophe industrielle !

A suivre