On nous avais raconté que la nouvelle organisation des régions et surtout la suppression de la moitié d'entre les allait se traduire par des économies. Foutaises, semble t il, si l'on se fie aux informations récemment parues sur la manière dont elles se sont organisées !!!

Elles avaient jusqu'au 1er juillet pour annoncer leur nouveaux noms et la nouvelle organisation de leurs services. Or dans la vaste majorité des cas, nos chers élus ont choisi le partage des services entre les deux "anciennes" capitales régionales ce qui veut dire maintien d'implantations aux deux endroits  et déplacements multiples des élus d'une ex capitale à la nouvelle et vice versa.

On s'est aperçu à cette occasion que les liaisons ferroviaires étaient en général mauvaises ce qui aurait du, en principe, être pris en compte en premier lieu avant de décider comment affecter ces services. Bien sur on aurait pu mettre en service des bus Macron pour assurer les aller retour, mais j'ai comme l'impression que cela se traduira surtout par plus de voitures de fonctions et plus de kilomêtres facturés. A moins que nos élus ne décident de réactiver les lignes SNCF entre les deux villes, ce qui serait encore bien pire.

Quelques exemples de ce saupoudrage de centres d'activités. En Bourgogne-Franche Comté, 17 directions de services administratifs à Dijon, le chef lieu de région décisionnel, et 12 à Besançon, le chef lieu administratif. Dans les Hauts de France, chef lieu de région à Lille mais réunions des commissions à Amiens et préfectures dans les deux chef lieux.A Strasbourg le centre exécutif du Grand Est et la commission permanente de décisions, à Chalon en Champagne, à l'autre bout de la région, la commission des finances. En Occitanie, le siège est à Toulouse mais les réunions plènières restent à Montpellier. Il n'y a guère qu'en Auvergne Rhône Alpes et en Nouvelle Aquitaine où l'écart d'importance économique  entre les deux chefs lieux potentiels étaient moindre que les duplications ou compensations seront plus faibles.

Par ailleurs comme les régions concentrent peu de personnels, 4,4 pct, face à celui des départements, 19,2 et celui des communes, 76,2 pct, la concentration des "têtes" n'aura que peu d'effet sur les effectifs et les frais de personnel. Un coup d'épée dans l'eau du point de vue des économies de fonctionnement.

C'est tellement vrai que le Premier Ministre vient d'approuver la création d'une nouvelle taxe, la Taxe Spéciale d’Équipement Régional, la TSER, qui sera assise sur la taxe Foncière et sera payée par les ménages et les entreprises! Avec comme logique que "« Le gouvernement avait entendu la demande des régions de disposer de nouvelles ressources pour le développement économique et l'emploi ». Certes mais ce qu'oublie de dire le Premier Ministre, c'est que cela fait suite au transfert de la responsabilité du soutien aux TPE-PME et de l'accompagnement économique de l'Etat aux régions sans transfert, bien entendu, des budgets correspondant. Pour une région importante comme Auvergne Rhône-alpes cela représente 15 millions d'euros.

Comme sait si bien le dire Manuel Valls en d'autres occasions, "il est temps que celà cesse". Espérons le!