Vous entendez parler de temps à autre de Atos, l'une des SSII,- les sociétés de développements informatiques-, françaises phare, derriere Cap Gemini, qui est dirigée par l'un de nos anciens Ministres des Finances, Thierry Breton, dont je vous ai parlé récemment à l'occasion du lancement par sa filiale Bull de son dernier modèle de supercalculateur de traitement à grande vitesse pour applications scientifiques.

Atos est la société qui a été choisie par le Comité International Olympique comme partenaire technologique et qui à ce titre est en mode "stress" avant le démarrage des JO de Rio qui se dérouleront cet été du 5 au 21 août. La différence cette année par rapport aux JO précédents, c'est la montée en charge des programmes informatiques de plus en plus sophistiqués et spectaculaires et celle de leurs budgets qui se montent cette année à 1,9 milliards d'euros soit 20 pct du budget global des JO!

C'est également, sur le plan technique, la montée en charge du cloud et la nécessité de disposer de ce que l'on appelle des plan B pour assurer la permanence des émissions quoi qu'il arrive. Ça signifie la duplication des centres techniques opérationnels avec celui de Rio et un second dans un autre endroit du monde, celui des data centers à Rio et Barcelone où sont localisés les clouds et ....200 000 heures de répétition technique, un entrainement de quatre ans entre deux JO. Car Atos compte bien, après les JO de Rio, organiser ceux d'hiver de 2018 à Pyéongchang en Corée du Sud. 

Atos considère leur participation aux jeux Olympiques comme un laboratoire technologique fantastique et une réference commerciale considérable. Ils viennent de vendre à un organisme de recherche public un exemplaire de leur super calculateur Bull dont ils attribuent la vente à leur notoriété acquise dans ce type d'activité.

Nous leur souhaitons en tous cas une parfaite réussite lors des JO de Rio, cet été!