Ils vont cette semaine aux personnes, entreprises et organismes suivants:

  • A Monsieur Patrice Drahi, propriétaire et fondateur d'Altice , holding de tête de son groupe, et à ce titre propriétaire de SFR et de Numéricable en France, qui vient d'obtenir l'accord de l'Etat De New York pour racheter là bas Cablevision, un gros cablo-opérateur qu'il avait racheté pour acquérir aux Etats Unis la taille, conséquente, qu'il estime nécessaire pour devenir un acteur significatif là bas. Et en effet, Altice, suite à cet achat attendra là bas une taille équivalente à celle qu'il a atteint en France.

    Il s'agit de l'investissement le plus élevé, 24 milliards, d'une société française aux Etats Unis, plus important que celui de Sanofi, par exemple, avec son rachat de Genzime.Son activité de Cablo-opérateur est la quatrième du pays en importance avec 4,5 millions de clients et 18 000 employés et couvre 20 états de New York à la Californie. Par ailleurs, par rapport à la situation européenne, le marché des cablo opérateurs est beaucoup moins encombré qu'en Europe et donc les marges plus élevées.Restera pour lui à maîtriser son mode de développement à grand coup de dette qu'il faudra bien un jour rembourser.Patrick Drahi lui n'en est pas inquiet.
    On le lui souhaite. Un Grand Bravo pour lui et son équipe.

  • Au groupe Suez , anciennement Suez Environnement maintenant recentré sur son nom historique et sur ses activité eau et environnement pour avoir réussi à prolonger son contrat d'approvisionnement en eau potable de la capitale australienne Sydney de 14 ans de 2021 à 2035.

    Le fleuron de ses activités est l'usine de traitement d'eau potable Prospect qui traite 3 millions de m3 d'eau 7/7 jours, 24/24 hrs et approvisionne 85 pct des 4,8 millions d'habitants de Sydney. Une usine construite initialement dans les années 90 par la Lyonnaise des Eaux-Dumez , le groupe maritime P&O et Lend Lease et exploitée par Suez pour 35 ans sur la base d'un contrat BOOT, Bati-Possédée-Opérée-Transférée, qui prevoit le transfert final de propriété à Sydney Waters.
    La zone Océanie représente 7 pct des activités mondiale du groupe, 3ème zone géographique derrière les Etats Unis , 8pct, et l'Europe, 69 pct. Un Grand Bravo pour cette réussite dans un pays ou la technologie française n'arrète pas de grandir (Thalès, DCNS...)

  • Au chimiste Arkema et à son PDG Thierry Le Henaff, issu de la scission de certaines activités du groupe Total qui souhaitait s'en séparer, qui avait laissé sceptiques les observateurs mais dont on peut considérer que Total lui avait néannmoins laissé une de ses pépites, le PDG Thierry Le Henaff.

    Lequel a réussi en dix ans de temps à changer de taille en passant de 5,7 à 7,7 milliards d'Euros de CA et à recentrer l'entreprise sur les métiers et produits porteurs (moins de "commodités" et plus de produits avals) et géographiquement ( 37 pct Europe contre 57 en 2005, 34 pct Amérique du nord et 24 pct Asie).Résultat le cour de bourse a été multiplié par trois et Arkela apparatit depuis 5 ans dans le classement des 100 sociétés mondiales les plus innovantes.

    Pour l'avenir, Arkema prevoit de faire monter son chiffre d'affaire à 10 milliards d'iç 2020 et sa marge à 17pct. Un Grand Bravo donc à Thierry le Henaff et à Arkema.

Un bonnet d'âne, par contre à la branche Airbus Helicopters pour la sanction qui a suivi le crash dramatique d'un hélicoptère H225 le 29 avril en Norvège qui a couté la vie à 13 personnes.

  •  Comment en effet un helicoptère de premier fabricant au monde d'helicoptères et filiale du plus grand groupe mondial aéronautique peut il perdre en vol son rotor?On se demande et on attend anxieusement de savoir ce qui a pu se passer, problème de maintenance, - on espère-,ou problème conceptuel. A suivre. L'agence européenne de sécurité aérienne AESA n'a pas hésité, elle, qui a décidé de clouer au sol ce matériel  et les Super Puma qui l'ont précédé, une centaine d'appareils dans le monde.