Le Brexit, Britain Exit ou Grande Bretagne sort en français, britannique se rapproche puisqu'il est prévu se tenir le 23 juin dans une quinzaine. Tant qu'il est encore temps pour influencer l'électeur dans un sens ou dans un autre,  tout le monde se démène pour calculer combien une telle sortie d'Europe couterait à la Grande Bretagne, mais aussi aux pays d'Europe continentale qui commercent largement avec la Grande Bretagne.

J'avais eu l'occasion de vous donner, dans un article du 5 avril, le calcul de PriceWaterHouseCooper qui se montaient à de 3 à 5,5 pt de PIB d'içi à 2030 et une hausse du chomage de 2 à 3pct de plus. Aujourd'hui c'est l'OCDE qui donne les résultats de son étude qui va plus loin que celle de PwC. Même résultat tout d'abord que son collègue sur la perte de PIB pour 2030 soit 5 pt de Produit intérieur brut.

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L'OCDE a calculé en effet l'impact sur trois types de pays commerçant avec la Grande Bretagne, les pays qui seraient les plus affectés du fait de leurs liens financiers avec la Grande Bretagne, c'est à dire Suisse, Irlande, Pays bas et Norvège qui verraient leur propre PIB affectés à la baisse d'içi 2018 de 1,2 pct, les pays moyennement exposés dont l'Allemagne, la France et l'Espagne qui y perdraient 1,1 pct de PIB et ceux moins exposés comme Italie et Portugal qui n'en perdraient que 1 pct ce qui se traduirait par 1,25 à 1,5 pct de perte de PIB pour la Grande Bretagne elle même d'çi 2018.

 

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Mais il y aurait aussi d'autres menus inconvénients comme un choc financier semblable à celui de 2011/12, une hausse du taux d'épargne et une baisse de la consommation et une chute de la livre Sterling contre le dollar de l'ordre de 10 pct. et 0,5 pct d'inflation supplémentaire en 2016/17! Ca tombe bien, la BCE s'efforce sans grand succès de susciter de l'inflation supplémentaire en zone euro sans y réussir vraiment.

Comme l'assureur crédit Euler-Hermès ci contre le montre, cela se traduirait également par une diminution des exportations de l'ordre de 20 milliards d'euros vers la Grande Bretagne, des investissements moindre des entreprises anglaises sur le continent, dont 8,2 milliards aux Pays Bas et 3,2 en France.Euler Hermès confirme un jugement du Wolfgang Shauble sur les "dommages considérables" pour l'industrie britannique.

Bref vers qui que ce soit que l'on se tourne pour fuare tourner les chiffres, une chose est certaine, ce sera dans tous les cas une perte de croissance pour l'Europe !