Vous avez, il y a longtemps, entendu parler d'une grande victoire technique et politique de la France, la décision de construire Iter, le réacteur nucléaire prévu essayer de maîtriser pour la première fois la réaction de fusion, à Cadarache, face à d'autres pays candidats à accueillir une telle installation, dont le Japon. C'était en 2006 et Iter était prévu être construit pour un démarrage en 2016 et pour un coût de 5 milliards d'euros.

De quoi s'agissait il? De tenter de reproduire la réaction dite de fusion qui consiste à fusionner des atomes de ce que l'on appelle des isotopes de l'atome d'hydrogène, des variantes ou des anomalies rares de l'Hydrogène, le deutérium ou le tritium. La fusion de deux atomes de ces isotopes se produit dans la bombe H et dans le soleil lui même à des températures de l'ordre de 150 millions de degrés avec une perte de masse qui se transforme en énergie suivant la formule d'Einstein e=mC2 qui alimente l'astre solaire et lui permet de rayonner dans l'espace 

Pourquoi nous intéressons nous à cette réaction de fusion? Parce que la production d'énergie à partir de cette masse perdue serait telle qu'elle règlerait une fois pour toutes le problème de la disponibilité d'énergie à la surface de notre planète et quel que soit son nombre d'habitants!

Il faut par contre arriver à domestiquer cette énergie que l'on rencontre sous la forme d'un plasma en suspension, qu'il faut donc arriver à maintenir en place confiné et ensuite duquel il faudra extraire l'énergie qu'il contient sous une forme utilisable alors qu'à cette température il est impossible simplement de le traverser avec un circuit de liquide comme on le fait dans une centrale nucléaire classique. On sait par contre le maintenir confiné sans contact à l'aide d'un champ magnétique intense grace à des aimants supraconducteurs.

ScIter347

 

Où en sommes nous aujourd'hui alors que nous sommes censés approcher de la date de livraison? Tout prôche de la catastrophe, au moins financière. Car si les chercheurs croient toujours à la possibilité de produire et maitriser le dit plasma, la date probable de livraison a été repoussée à 2025 au plus tôt et son coût est monté à 19 milliards.

Seule consolation, il semble qu'avec le chef de projet actuel, Bernard Bigot, ancien administrateur général du CEA nommé en 2015, nous disposions enfin de la personne ayant l'expérience de tels projets et non plus d'apparatiks politiques comme ce fut, semble t il, le cas précédemment.

Reste à convaincre nos partenaires de "remettre au pôt" pour poursuivre le projet et d'avoir la patlence d'attendre les 2027/2028 pour avoir l'espoir de mettre enfin en place un plasma qui corresponde bien à l'obtention d'une amplification de l'énergie et 2035 pour voir le démonstrateur fonctionner enfin à pleine puissance.

Il restera alors, plasma maîtrisé en confinement, à trouver par quel moyen en extraire l'énergie qu'il contient pour la transformer en électricité exploitable!