C'est une maxime bien connue mais peu prise en considération par nos administrations fiscales et nos gouvernants en général, si on en juge par le prurit taxatoire dont ils font preuve régulièrement.

Rappellons pour mémoire la plus ridicule de ces taxes nouvelles, la taxe à 75 pct, qu' il a fallu que le Conseil Constitutionnel censure comme discriminatoire pour qu'elle disparaisse enfin, mais qui a joué néanmoins un effet repoussoir significatif vis à vis d'investisseurs potentiels.Autre absurdité du même tonneau dont nous subissons encore les effets, l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail qui pénalise les entrepreneurs. Pourquoi prendre des risques en investissant et en créant des emplois  plutôt que de se contenter d'un poste de salarié?

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L'administration fiscale vient de publier ses statistiques sur l'évolution du nombre de contribuables aisés et sur leur contribution aux recettes de l'impôt sur le revenu payé en 2014 sur la base des revenus de 2013. On y constate en effet que les 0,4 pct des foyers fiscaux qui gagnent plus de 200 000 euros et qui contribuent pour 20 pct de l'impôt sur le revenu, ont diminué de 8pct et sont passés de 148 268 à 137 081 de 2013 à 2014.

Pour les foyers dont les revenus sont au dela de ces 200 000 euros par an, la chute de leur nombre est encore plus vive avec une chute de 15 pct du nombre de ceux gagnant entre 400 et 500 000 euros jusqu'à 30 pct de chute du nombre de ceux générant plus de 800 000 euros.

Où sont ils passés? Certains sont partis de France mais pas en nombre suffisant pour expliquer une telle chute, 659 départs recensés pour les plus de 300 000 euros alors que les statistiques fiscales, elles, voient disparaitre 9672 foyers. Ils ont pu aussi décider de se séparer de leurs entreprises ou diminuer leurs activités. Une chose est sure, ils contribuent moins à faire bouillir la marmite de l'Etat.

Espérons pour autant que cette tendance à moins contribuer ne se poursuive pas, car comme le montre cette statistique, nous avons quand même collectivement besoin des riches pour payer les services de l'Etat, alimenter la redistribution sociale, et créer entreprises et emplois....