• Vous connaissez Sodexo, le groupe  de restauration collective créé par son fondateur Pierre Bellon puis dirigé maintenant par sa fille, Sophie Bellon. Peut être n'en avez vous pas réalisé l'importance de ce groupe dans ses résultats, 20 milliards d'euros de chiffre d'affaire, pour son personnel, 420 000 salariés et dans son implantation planètaire.

    Il vient de gagner son contrat de services le plus important jamais obtenu, à l'autre bout du monde en Australie pour le géant minièr Rio Tinto. Un contrat de 10 ans d'un montant de 1,7 milliards d'euros qui portent sur une amplitude de services jamais atteinte par Sodexo. C'est la tendance bien sur des activités de services de s'étendre toujours plus, car leur vrai savoir faire est de savoir gérer des masses de personnels énormes, de tous métiers et dans tous les pays et les cultures.

    Le contrat avec Rio Tinto porte sur la restauration bien sur, mais également sur la gestion d'infrastructures très variées, des villages entiers pour loger les personnels, des aérodromes,des ports, des services de maintenance, des services de nettoyage, la sécurité, la gestion des déchets et celle des transports dans une contrée aux conditions climatiques difficiles, dans la région de Pilbarra, en Australie Occidentale. La tendance dans les grandes sociétés dans la manière d'opérer leurs actifs continue à être à la concentration sur les taches primordiales de ces sociétés et de se dégager des taches autres vers les sociétés qui ont le savoir faire pour les gérer au mieux.Une tendance  qui existe aussi en Angleterre pour le Ministère de la Défense, en Amérique pour les grands hôpitaux et même en France pour le nouveau Ministère de la Défense, place Balard.  

    Il y aura pas moins de 850 employés de Sodexo dans cette région pour y gérer donc tout ce qui n'est pas activités minières.La restauration n'y représentera que 10 pct de la totalité du contrat. Un contrat en discussion depuis plus de un an, face aux concurrents britanniques, Compass, danois, ISS et même australien,Spotless. La particularité de ce contrat, et peut être le point qui l'a fait basculer en faveur du français, c'était l'obligation de soutenir les populations aborigènes en les embauchant ou en les privilègiant comme fournisseurs.Sodexo a bénéficié en l'occurence de son antériorité avec ces populations et avec Rio Tinto.

  • Vous savez que la prochaine étape dans l'industrie de l'informatique et des télécoms est l'établissement de liaisons entre objets et êtres humains. Le français Sigfox est l'un des leaders mondiaux dans ce domaine et travaille à mettre en place aussi vite que possible et de manière aussi étendue que possible son réseau d'Internet des Objets.

    Il offre la particularité d'avoir identifié et développé une technologie bas débit peu coûteuse qui utilise des fréquences non utilisées pour l'Internet des personnes. Reste à mettre en place ces réseaux partout dans le monde ce qu'il a réussi à faire dans 14 pays en connectant à ce jour plus de 7 millions d'objets. Il y a néanmoins de la concurrence et les opétareurs télephonique français ont choisis de monter leur propre système communautaire baptisé LoRa que développent et promeuvent Orange et Bouygues télécoms.

    SFR qui appartient désormais à Altice vient de choisir la technologie Sigfox avec laquelle elle pense qu'il est plus facile d'arriver rapidement à établir un standard technologique mondial accepté par tous les opérateurs télécoms alors qu'avec LoRa il faut arriver à des accords au coup la coup entre opérateurs télécoms et industriels.Le partenariat avec Sigfox permettra et  à Altice de béneficier des infrastructures existantes de Sigfox qui sont complémentaires des infrastructures télécoms existantes en haut et très haut débit et de pouvoir proposer des offres de services complètes à leurs clients industriels existants.

    Bouygues, Orange et Lora poursuivent eux, via une filiale dédiés Objenious, la mise sur pîed de leurs réseaux avec d'autres groupes industriels comme par exemple le groupe JC Decaux.L'avenir dira qui va gagner dans cette grande bataille industrielle entre opérateurs de télécoms et industriels  pour mettre en place l'Internet des Objets qui est censé être le plus gigantesque projet de mise en communication télécom des années à venir. A suivre donc.

  • Je suis pour vous assez régulièrement le développement d'une société lôtoise, sous traitant de l'aéronautique, qui a su établir dans un département largement agricole, un développement industriel fort. Il s'agit de FigeacAéro, implanté dans la ville moyenne de Figeac mais qui a su également batir des nouvelles usines au Maroc et en Tunisie pour y produire les pièces basiques pour lesquelles la lutte commerciale est sur les prix. FigeacAéro a récemment signé un contrat avec Stélia Aérospace pour fournir des sous-ensembles de fuselage des A320 néo, A 350 Néo et des avions d'affaires de Bombardier Global 7000 et 8000. Aux usines de Figeac les grandes pîeces et à celles de maghreb les petites pièces en aluminium.

    FigeacAéro a en portefeuille pour 3,7 milliards d'euros de commandes et prévoit de passer de 250 millions d'euros de chiffre d'affaire à 700 en 2020.Il prévoit pour y parvenir embaucher 1500 personnes sur 5 ans à parité entre France et Maghreb. Il est par ailleurs en train de terminer une usine nouvelle entièrement  automatisée à Figeac. Bref l'avenir semble glorieux pour la société si sa direction arrive à bien gérer son expansion. C'est ce qu'on lui souhaite