Vous connaissez notre société nationale de construction de réacteurs d'avions, Safran ex Sagem, qui travaille depuis longtemps avec son partenaire Géneral Electric pour développer le remplaçant du CFM 56, construit à 28 000 exemplaires en 42 ans par un nouveau réacteur baptisé LEAP , Bond en anglais, d'où mon titre.

C'est le moteur qui doit équiper quasiment tous les nouveaux avions qui vont sortir dans les 20 prochaines années que ce soit les Boeing 737 MAX ou l'Airbus A 320 NEO, le Bombardier ou le C919 du Chinois Comac.Le LEAP a déjà franchi la barre des 10 000 commandes alors que la première ne date que de 5 ans . Initialement prévu sortir des usines à 1600 exemplaires par an, il faut désormais prévoir les installations pour hausser la production à 2000/an. Dejà pourvu d'une usine nouvelle à Commercy qui ne date que de 2014 pour fabriquer des pales de réacteur et d'une copie confome de cette dernière à Rochester aux Etats Unis également ouverte en 2014, Safran vient d'annoncer la construction d'une troisième usine au Mexique, à Quérétaro, à 200km au nord Ouest de Mexico,ville dans laquelle il inaugurait  tout récemment sa dixième usine dans ce pays.

Pour éviter de se faire piéger par des défaillances de sous-traitants comme Airbus le fut en 2015 avec les retards de livraisons des sièges que lui fournissait Zodiac, Safran impose désormais à ses 300 sous-traitants de pouvoir lui livrer leurs pièces ou accessoires  à partir de deux sources de production différentes, lesquelles feront l'objet d'inspection de la part de Safran.

Il est prévu une montée en cadene régulière pour le LEAP à 140 exemplaires en 2016, 500 en 2017,1200 en 2018 et 2000 en 2020. Bonne chance à SAFRAN pour cette nouvelle génération de réacteurs