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Nous avons connu, dans le décennie 1970/80 la disparition graduelle de toute l'industrie automobile britannique alors que cette industrie avec l'industrie française et l'industrie allemande avait été le fer de lance de l'automobile en Europe.

Elle s'en était allée graduellement sans faire de bruit, sans problèmes sociaux  majeurs comme c'eut été le cas en France si Renault, Citroên ou Peugeot avait du fermer progressivement toutes leurs usines. Pensez à la manière dont la fermeture de l'usine de Billancourt se serait passée si l'évolution de la competitivité de la marque et de l'attractivité de ses modèles avait forcé à en faire ainsi. Les britanniques ont une extaordinaire acceptation du système capitaliste et une grande résilience aux mauvaise nouvelles par rapport aux nôtres!

Souvenez vous des multiples marques britannques qui existaient à cette époque. Austin et Morris, la glorieuse Mini, Riley et Wolseley et Rover pour le groupe Leyland, Hillman, Humber Singer, Sunbeam, pour le groupe Rootes qui devint Talbot et que racheta malencontreusement Peugeot, les "americaines" Ford et GM/VauxHall, les voitures de luxe ou de sport Jaguar, Aston Martin, Lagonda, Rolls Royce et Bentley, et les premiers SUV Land Rover et Range Rover.Toutes ces marques, leurs capacités de production et leur engineering sont ainsi passées à la trappe en une décennie sans que le pays n'en souffre dans son orgueil national. Seul restes glorieux de cette époque, l'hégémonie extraordinaire quasi mondiale de l'industrie anglaise sur la formule 1 et la créativité en ingériérie quii va avec?

Trente ans après, la Grande Bretagne est redevenue un acteur majeur de l'ingéniérie et de la production automobile. Elle a même battu tous ses records d'exportations en 2015 comme vous pouvez voir sur les courbes ci contre. Ce sont les japonais qui ont su récupérer ces savoirs qui allaient disparaitre pour venir installer les usines de production dont ils avaient besoin et les centres de développement et maitriser la productivité et les coûts de production. C'est ce que l'on appelle le pragmatisme britannique.Rajoutez à l'arrivée des japonais, les rachats de telle ou telle "marque" de prestige avec une vrai valeur "marketing" (Mini, Jaguar, Bentley etc) par les autres constructeurs américains, européens voire indiens et vous comprendrez pourquoi l'industrie automobile anglaise est redevenue ce qu'elle mértait de rester.Avec 1, 59 millions de véhicules produits en 2015, dont 58 pct sont exportés particuièrement en Europe et aux Etats Unis .

C'est Jaguar/lLand Rover qui en est devenu le premier producteur avec pas loin de 500 000 voitures, de peu devant Nissan dont l'usine de Sundeland  est extrèmement productive. Vient ensuite la production des Minis, totalement repensée par BMW pour la clientèle d'aujourd'hui, celles des deux autres japonais Toyota et Honda et ce qui reste des usines de General Motors tranformées en centre de changement de badge.La preuve s'il en était besoin de prouver que l'on peut avoir une industrie forte, même dans les mains de propriétaires étrangers. C'est la compétitivité des produits qui compte ! 

Seule inquiétude pour ces constructeurs le risque de Brexit car l'Angleterre sert bien de tremplin à ces marques vers l'Europe continentale.....