Je vous signalais dans mon message du 16 octobre l'émergence des sites d'échanges de logement touristiques, le succès de Airbnb et..les nuisances que cette nouvelle forme d'hébergement avait apporté dans des quartiers autrefois tranquilles. pour le propriétaire, cette forme de location est plus rémunératrice que le logement au mois, mais pour ses voisins cette "hôtellisation du parc immobilier" se traduit par une hausse des loyers, déjà très elevés à San Francisco, une certaine raréfaction des logements et une exaspération des habitants des immeubles soumis à ce mode de location, voire de quartiers entiers qui devaient supporter les allées et venues permanentes des visiteurs, le bruit, l'alcoolisme, et les dégradations.

Bref la mairie a du se saisir de l'affaire et... légiférer pour préciser la loi existante sur les locations temporaires entre particuliers. désormais il faudra que les loueurs s'enregistrent sur un registre de loueurs temporaires, payent un droit,- raisonnable-, de 50 dollars. Il leur sera interdit, s'ils louent la totalité de leur appartement de le louer plus de 90 jours par an, ou s'il veulent aller au dela, de devoir être présent sur place.

Ils devront souscrire une assurance, s'acquitter de la taxe d'occupation, et signer ou faire signer à ses visiteurs une déclaration certifiant du respect des lois locales.

Un moindre mal pour Airbnb et pour les loueurs qui devrait également moraliser ce type d'occupation de logement et mettre un certain controle dans une activité qui justement y échappait.