• En Allemagne, toutes les centrales nucléaires doivent être fermées au plus tard en 2022 à la suite de la loi sur la sortie du nucléaire.Les energéticiens allemands,E.ON,RWE, EnBW et Vattenfall vivent difficilement la situation, entre la concurrence des énergies renouvelables, des marges en chute libre et la nécessité de couvrir les coûts de démantèlement, au point qu'il n'est pas impensable que certains d'entre eux (RWE?) fassent faillite.
    Il avait été prévu que les autorités discutent avec les énergéticiens de ce démantèlement mais les éléments de coût manquent, en particulier de ceux des futurs sites d'enfouissement des déchets. Les quatre exploitants nucléaires ont eu l'idée de proposer de transférer la propriété des 17 centrales restantes à une fondation contrôlée par l'Etat ainsi que les provisions qu'ils ont déjà constituées pour ces démantèlements et qui se montent à 36 milliards d'euros.
    L'Etat fédéral se laissera  t il séduire par cette offre des exploitants pour tenter d'échapper à leurs difficultés financières? Rien n'est moins sur.
    Un atout toutefois dans la main des exploitants. Un tribunal de Hambourg a contesté récemment la légalité de la taxe sur le combustible utilisé dans les centrales qui se monte à quelques milliards d'euros. Alors l'Etat allemand se doit peut être de participer à la résolution des difficultés financières que sa décision de fermeture des centrales a générées.... 

  • Au Japon, vous savez que toutes les centrales nucléaires (48 tranches)  ont été arrétées après Fukushima et que l'opinion publique est toujours fortement réticente à leur redemmarrage. Un mode de fonctionnement qui coûte une fortune au Japon qui a du compenser en réactivant des centrales à gaz et a du mettre en place un approvisionnement en gaz liquéfié à partir de l'Asie du Sud Est à un coût global ( liquéfaction du gaz, transport et regazéification) exhorbitant, ce qui affecte sérieusement la balance des paiements.et l'économie du pays 
    Les centrales nucléaires ont vu leur exploitation suspendue et il a été demandé à leurs exploitants de les modifier pour rajouter des dispositifs de sécurité définis par les autorités nucléaires sur la base des leçons apprises lors de la catastrophe de Fukushima.  Elles ont depuis été toutes revues et modifiées et sont donc prêtes à repartir.
    Reste que c'est un décision politique majeure à laquelle le premier Ministre Shinzo Abe a bien tenté de préparer les japonais mais sans grand succès jusqu'à présent. Le voiçi pourtant au pied du mur car l'Agence de Sureté Nucléaire japonaise, la NRA, qui a poursuivi son travail sur la base d'arguments purement techniques, vient d'accorder son feu vert technique au redemmarrage de deux réacteurs situés à Sendai dans le sud ouest du Japon et exploités par l'électricien Kiyushu Electric Power.
    Shinzo Abe souhaite un redemmarrage pour réduire le déséquilibre financier du pays mais doit d'abord convaincre les autorités locales de donner leur accord. Un travail de lobbying auprès des populations qui prendra des mois, localement et nationalement.
    Pour participer à cette campagne de conviction nationale, le gouvernement a prévu de faire fermer, en compensation en quelque sorte, les centrales les plus anciennes, supposées être les plus dangereuses, c'est à dire celles construites avant 1980 que leur remise aux normes ne permettra pas de rentabiliser.
    Reste que la bataille médiatique et de communication dans les mois à venir ne sera pas facile à mener....
    A suivre. .
     
  • ScEDFGrandebretagne006

    Mauvaise nouvelle pour EDF ENERGY, la filiale britannique d'EDF,elle a du se décider à arréter 4 de ses quinze réacteurs nucléaires sur le sol britannique pour 8 semaines.
    La raison? Une anomalie de support central d'une chaudière de l'un des réacteurs de la centrale de Heysham. L'anomalie avait été detectée dès 2013 sans qu'une raison technique précise ait pu être identifiée. L'autorité de controle britannique avait accepté une poursuite d'exploitation à puissance réduite mais finalement EDF Energy a décidé d'arréter les deux réacteurs de Heysham 1 et les deux d'Hartepool qui étaient équipé de générateurs de vapeurs Babcock du même type.
    Résultat une perte de production de 3 à 5 pct de l'objectif de production d'EDF Energy de 61 Térawattheures sur l'année.Sinon EDF Energy marche bien avec une chiffre d'affaire en hausse de 3,5pct sur le premier semestre et un Ebitda de 14 pct.

  • En Belgique et plus particulièrement chez GDF Suez qui est l'opérateur des centrales nucléaires belges en provenance d'Electrabel, les choses ne vont pas très bien non plus puisque le réacteur Doel 4, l'un des 7 réacteurs belges est arrété, suite à une fuite d'huile qui a endommagée la turbine haute pression , jusqu'à la fin de l'année.
    Or les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 qui avaient été arrétés plus d'un an à la suite de la découverte de microfissures vont devoir être inspectés encore jusqu'à l'automne. Au total ça fait 3 réacteurs d'arrétés sur 7 ce qui devrait créer de sérieux problèmes de disponibilité d'électricité cet hiver. 
    En même temps GDF Suez s'est vu débouté de son action devant la Cour Constitutionnelle belge pour faire annuler une taxe nucléaire nouvelle imposéee depuis 2012 qu'elle estime déraisonnable et disproportionnée et qui affecte le simple équilibre financier de l'entreprise.Il lui en coute 470 millions d'euros et Electrabel a annoncé à la suite du refus de l'annulation de la taxe qu'elle allait étudier toutes les options possibles, y compris un retrait du nucléaire!
    Une menace majeure  de la part de GDF Suez dont c'est la seule référence dans l'exploitation nucléaire.