• Autre technique en plein développement dans l'exploration/production pétrolière, la récupération assistée du pétrole,ou EOR pour Enhanced Oil Recovery en anglais, qui reste au fond des gisements. Le taux moyen de récupération du contenu des gisements de pétrole dans le monde est en effet de 35 pct  environ, ce qui signifie que l'on en laisse en moyenne 65 pct! Presque le double de ce que l'on en a extrait. Au lieu de chercher, à coup de milliards, de nouveaux gisements et de les exploiter il serait donc particulièrement rentable de vider le plus complètement possible ce que nous exploitons.
    Mais si l'on arrète un jour d'exploiter tel ou tel gisement, c'est qu'il n'y a plus assez de pression dans ce gisement pour pousser dehors le pétrole qui y demeure prisonnier. La récupération assistée, c'est l'ensembl
    e des techniques qui permettent d'en extraire quelques pct supplémentaires.
    Les plus connus et anciennes consistent à réinjecter dans le gisement soit de l'eau sous pression soit du gaz et en particulier de la vapeur d'eau ou du CO2, soit désormais de l'eau ou de la 
    vapeur accompagnée de tensioactifs pour décoller le pétrole de la roche dans lequel il est emprisonné ou encore de l'eau accompagnée de polymères qui rendent cette eau plus visqueuse.Le norvégien Statoil a testé également dans ses gisements ce que l'on appelle la stimulation bactérienne qui n'est autre que le nom savant de l'injection de bactéries consommatrices de carbone qui aident à "décoller" le pétrole de la roche mère.
    Toute une gamme de techniques et d'adjuvants en évolution permanente mais qui coutent cher à mettre en oeuvre.Le surcoût est estimé aller de 10 à 80 dollars supplémentaires par baril extrait. Tant que le cours du pétrole brut reste aux alentours des 100 dollars et que le matériel d'extraction du pétrole est quasiment amorti,c'est supportable.
    Pour quel objectif de récupération? Passer de 35 à 43/45 pct de récupération ce qui revient à faire durer un gisement, qui perd normalement 4 à 5 pct de rendement tous les ans, de deux à quatre années de plus.
    Le "marché" de la récupération assistée a été d'environ 23 milliards de dollars en 2013. Il est prévu passer à 35 milliards de dollars par an d'içi 2018....  

  • Les pétroliers n'arrètent pas de développer de nouvelles techniques de recherche de nouveaux gisements. Après les gisements ultraprofonds brésiliens dit présalifères car nécessitant de traverser une couche de sel épaisse avant de forer sur le fond de la mer vers - 5000 à 7000 m de profondeur, la dernière thématique sur laquelle se fonde la recherche de gisements pétroliers consiste à explorer les sédiments accumulés sur les flancs des plateaux continentaux. C'est la thématique des "marges abruptes" qui a permis de réaliser d'importantes découvertes récentes comme celle, au Ghana, du méga gisement Jubilee.
    C'est sur la base de cette nouvelle thématique que Total avait lancé une campagne d'exploration en Cote d'Ivoire en offshore qui avait abouti à une première découverte l'année dernière, toujours en cours d'évaluation, dans le bassin de Tano. Une seconde découverte vient d'être annoncée dans un autre bloc dans le bassin de San Pedro à 200km à l'ouest de Tano.
    C'est à une profondeur de 4655 m qu'a été identifié une colonne d'hydrocarbures prometteuse d'une quarantaine de mêtres.D'autres puits d'exploration sont planifiés pour confirmer cette découverte et en évaluer l'intérêt.

  • Autre évolution de l'exploration pétrolière au fil des ans, la fin des réservoirs faciles à exploiter au profit des réservoirs plus profonds et plus difficiles à atteindre dans des zones aux conditions climatiques difficiles. Plus profond veut dire plus chaud et sous une pression croissante au fur et à mesure que l'on s'enfonce.Sans compter que le pétrole ou le gaz que l'on extrait peut  parfois être des plus corrosifs comme à Kashagan en mer Caspîenne où la teneur en hydrogène sulfuré, H2S, atteint les 20pct et a crée des fissures dans le métal des pipelines d'évacuation.
    C'est donc la métallurgie des aciers employés, leur légèreté, et leur facilité de mise en oeuvre qui est en évolution constante. Or le grand dans le monde de la fabrication des trains de tubes pour forer est le français Vallourec dont c'est la spécialité historique.
    Outre un Centre de recherche dans le nord à Aulnoye Aymeries dont les capacités de recherche développement sont prévues doiubler d'içi 2016, Vallourec dispose désormais de capacité de fabrication de tubes au plus près des besoins, avec une usine nouvelle au Brésil pour alimenter les forages d'evaluation  pour les gisements présalifères à - 7000m,  une autre en Amérique à Youngstown dans l'Ohio pour accompagner le développement des gaz de schistes et une autre en Indonésie où Vallourec vient de signer avec Total un contrat à 100 millions de dollars de fourniture de tubes HP/HT, haute pression/haute température, pour un projet au sultanat de Brunei à - 5000m de profondeur qui doit remonter des gaz et des condensats particulièrement corrosifs.