Internet bouleverse tranquillement nos manières de vivre et de travailler avec des effets que les experts avaient peut être visualisés mais dont je ne suis pas sur que nous tous ayons eu un vision claire quand ce mode de communication est arrivé dans nos maisons et appartements pour y succéder au Minitel. Je me souviens même, à l’époque de son déploiement initial, d’avoir pensé que nous l’utiliserions comme le minitel, à petite dose. Il est vrai qu’il n’y avait à l’époque que très peu de sites, donc pas d’offre comme dirait notre Président.

Depuis tout a changé, tout un chacun passe désormais quelques heures par jour devant son écran ou sa tablette et l’offre de services sur Internet est devenue pléthorique. Pour autant, cette mutation technique et sociétale ne se fait pas sans dégâts collatéraux. En voici quelques uns qui ne sont pas les derniers auxquels nous seront soumis :

Le papier dont on nous assurait de la mort prochaine depuis longtemps est toujours là mais ce sont certaines de ses utilisations qui souffrent. En particulier la presse écrite, journalière ou hebdomadaire, et donc le papier journal ou magazine qui en est le support. C’est ainsi que l’usine du papetier Finno-Suédois Stora Enso de Corbehem dans le Pas de Calais qui exploitait la plus grande machine à papier de France va fermer ses portes en juin, mettant à la porte 330 salariés. C’est la moindre lecture des magazines au profit de lecture numérique qui en est la cause.Monsieur Montebourg s'en occupe et assure avoir trouvé des repreneurs

Plus en amont, c’est le fabricant de rotatives pour l’imprimerie Goss France qui vient d’être déclarée en liquidation par le Tribunal de Commerce de Compiègne. Ce sont 432 postes qui ont été ainsi supprimé entre les sites de  Montataire et Nantes D’après Goss, c’est la crise de l’imprimerie qui en serait la cause avec deux fois moins de commandes entre 2008 et 2012.Goss devrait se recentrer sur les services mais avec beaucoup moins de personnel qu'il devrait rassembler sur de nouveaux bureaux à Senlis

En aval  ce sont les baisses de ventes de livres, les téléchargements et les lecteurs numériques qui expliqueraient les fermetures des librairies Chapitre ou les réorientations des Fnac vers des activités différentes.

Encore plus en aval, la baisse du courrier générée par les messageries, les factures internet ou autres mettent sérieusement en difficulté la Poste qui ne compte plus guère que sur ses services bancaires pour sauver les bureaux de postes des petites villes et villages de France dont nos politiques sont si friands.

Bref partout où l’on regarde, dans quelque secteur que ce soit, Internet taille peu à peu dans les effectifs d'activités plus anciennes dont on n'imaginait pas qu'elles seraient un jour touchées par l'arrivée d'Internet. Et encore, ces quelques exemples sont loin d'être exhaustifs et loin de représenter la multitude de développements futurs qu'il va générer...