Le titre en rubrique représente l'organisation socio politique de notre pays aujourd'hui et le manque de conhérence entre les services fournis par l'Etat et les besoins des sociétés commerciales qui font vivre ce pays.Un constat, j'en conviens, un peu cruel sur la situation du pays et sur ses possibilités d'adaptation à la nouvelle donne économique  car malheureusement ce sont ceux qui "aident" qui détiennent les rênes du pouvoir et donc ils sont peu à même de mettre en place les changements d'organisation pour s'adapter à l'évolution qui nous serait nécessaire pour réintégrer la cours des grand pays qui mènent le monde.

Oh! Nous avons évolué sur le plan des idées, mais récemment seulement et à notre corps défendant, et surtout sans passer à la phase suivante qui est celle de l'adaptation de notre organisation sociale et économique aux conditions nouvelles.Nous avons enfin compris, et plus ou moins accepté, que c'était le secteur privé, ou certains secteurs des activités publiques industrielles, qui créaient la richesse, ou la valeur ajoutée, qui permet de nous offrir les services dont nous avons besoin et dont certains sont absolument indispensables comme l'éducation, la police et la justice,ceux que l'on appelle les fonctions régaliennes de l'Etat.

Nous n'avons pas encore admis que la relance "keynésienne" par la consommation ne fonctionne plus dans un système dans lequel plus de 50 pct de ce que nous consommons provient de l'étranger et pas seulement d'un étranger proche dont nous pourrions espérer quelques retombées. A titre d'exemple, j'entendais le leader de la liste PS aux Européennes, le syndicaliste qui a conduit la grève de Florange, reclamer publiquement dans les médias de la relance par la consommation dont visiblement il n'était pas capable de concevoir qu'elle se traduirait par davantage d'importations et pas par de la relance des activités de production de ce pays.

Nous n'avons pas admis encore que la prééminence des fonctions dans l'entreprise a complètement changée et est passée de la production, comme c'était le cas il y a 50 ans, à la vente et au commercial comme c'est le cas aujourd'hui. Le temps ou il fallait attendre deux ans sa 2CV Citroën est terminé, nous sommes passés à un système de l'abondance de produits sur le marché, où c'est le plus habile en marketing et en ventes qui gagne. Or nous sommes un peuple d'ingénieurs, qui continue à produire des ingénieurs,dont la société méprise les "vendeurs",  et qui voit seulement depuis peu de temps ses élites se diriger vers les activités de marketing et de vente au détriment des activités techniques. Pour sauver la face néanmoins, on les a rebaptisées Ecoles de Management.

Mais surtout, nous avons continué à fonctionner dans un système où les  personnels qui "aident" se sont multipliés au détriment que ceux qui "font". Forcément me direz vous puisque ce sont les représentants des "aidants" qui nous dirigent au détriment des faisants. Un exemple, la distribution des fonctions dans notre Assemblée Nationale dont très peu représentent les faisants.Un autre la photo, sur le perron de l'Elysée, des participants aux repas des entrepreneurs étrangers pour nous aider à comprendre comment les attirer qui comprend en premiere ligne la brochette, longue, des membres du gouvernement, ceux qui croient qu'ils dirigent le pays et le monde, et à partir du second rang ,les entrepreneurs étrangers invités. Quelle suffisance dans cette photo!

Autre exemple la consternante constatation que dans le patrimoine de nos ministres, y compris ceux de l'économie ou de l'industrie, il n'y en a quasiment aucun qui possède une seule action d'une société commerciale ou industrielle. Autre exemple encore, j'assistais l'autre jour à un colloque sur les liens entre la société et une grande université en sciences humaines et sociales. Que des gens qui "aident", qui pensent qu'ils sont utiles à la société et aucun représentants des gens qui "font". Seul début de prise de conscience de la situation, la diminution des budgets et l'autonomie des Universités qui les obligent à trouver des financements extérieurs et donc à "vendre"leurs prestations.Je leur souhaite bonne chance.

Malheureusement, du fait ce cette prééminences des aideurs sur les faiseurs dans nos instances de décisions, nous ne sommes pas prêt de voir les dits aideurs redonner aux faiseurs la place dont ils ont besoin pour nous permettre à tous de survivre. Et ca se comprend, ils ne vont pas se faire personnellement hara-kiri alors qu'ils ont une haute idée de leur utilité pour le fonctionnement de la société. Il est symptomatique que quand on parle de trouver 50 milliards d'économie, on semble considérer qu'on va y arriver en coupant içi ou là les dépenses de crayons, papier et gommes, et pas en coupant les effectifs d'aideurs dont surtout on ne vous parle pas alors qu'ils représentent 60 pct des dépenses.

Je persiste et signe, le problème de notre pays c'est le déséquilibre dramatique entre les aideurs et les faiseurs dotn on attend que ce soient les autres, l'Union Européenne, ou le fameux marché qui nous apportent la solution ou nous forcent à les régler!