Vous savez que, plus ça va, plus nous allons vers la constitution de Déserts Médicaux dans un grand nombre de régions de France.

Avec le retrait d'activité progressif, mais de plus en plus sensible, des générations du Baby Boom, l'urbanisation de plus en plus marquée et son attractivité pour les jeunes générations, sans compter le numérus clausus appliqués aux étudiants en médecine pendant des années, ils  se créent de plus en plus de zones dans lesquelles le départ en retraite d'un médecin se traduit par l'absence totale d'un docteur à pouvoir consulter. Rajoutez y les conditions de remboursement des déplacements fixées ridiculement bas comme si le temps de déplacement n'était pas aussi du revenu perdu pour celui qui le fait et vous ne serez pas surpris de l'etendue de  cette désertification médicale.

Comment faire pour repeupler ces zones de jeunes médecins prêt à s'installer dans ces zones. on a parlé de les y forcer puisque sans la Sécurité sociale, ces personnes n'auraient simplement pas ou bien moins de revenus. mais ca ne suffit pas à contrer l'attractivité des villes pour nos jeunes couples. Peut être faudra t il un jour payer à son juste prix les visites, les déplacements et le temps perdu entre deux visites pour en attirer quelques uns.

ScCabinetélémedecine

En attendant, on cherche des solutions. En voiçi une qui vient d'apparaitre, la station de consultation que vous voyez ci contre dont le premier exemplaire vient d'être installée à Cluny en Bourgogne. Son concepteur Sairenor l'a baptisée Consult Station et elle permet pour l'instant au patient de prendre sa tension, sa température,et le taux d'oxygène dans le sang. Elle devrait inclure bientot des équipements pour réaliser des électrocardiogrammes, des tests d'audition ou encore des tests de glycémie. Elle pourra être reliée à un medecin généraliste ou spécialiste.

Elle a l'avantage de répondre à l'absence de personnel médical dans les déserts médicaux, et de calmer les angoisses des patients vivant en milieu isolé.Elle a été bien accueilli lors de ses premiers essais ou ses premières implantations.

Reste qu'avant de commander une telle cabine une mairie doit se poser la question du coût d'implanter et d'entretenir un tel matériel.Sairenor qui en assure la commercialisation la loue 2800 euros par mois pour un contrat de mise à disposition de trois ans ce qui suppose qu'elle est au moins amortie en trois ans.

Le constructeur annonce avoir reçu déjà 40 commandes de la part de mairies, d'hôpitaux ou de cliniques, en plus d'utilisation spéciales telles que des implantations sur lesquelles n'existe pas de suivi médical sérieux.

Bonne chance à son créateur Frank Gaudino et à suivre