Dans notre monde médiatique, nous ne voyons généralement des missions spatiales sur telle ou telle planète ou en direction de tel ou tel objectif que la surface des choses, l'image qui marque dans l'instant et pas nécessairement les résultats attendu d'une telle expédition qui sont d'ordre scientifique et n'arriveront qu'après des mois, parfois des années d'études des informations collectées sur la planète ou l'astre en question.

On nous a ainsi montré à l'occasion de la dernière mission américaine sur Mars des photos du rover, le véhicule très spécial à 6 roues baptisé Curiosity, conçu pour se propulser à la surface de Mars et surmonter les difficultés d'un terrain chaotique, mais c'est à peu près tout. On nous a dit que l'un des buts de l'expédition qui était de trouver des preuves de la présence d'eau à sa surface qui permettrait de conclure à la possibilité d'une vie sur cette planète avait été atteint. Et puis nous en sommes passé à autre chose, car la vie médiatique est ainsi.

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Or l'agence spatiale américaine pour compléter ce programme sur la planète vient de lancer une sonde automatique baptisé Maven pour Mars Atmosphère and Volatile Evolution pour poursuivre les recherches sur l'évolution dans le temps, - qui se compte en millions d'années- de son atmosphère et de son champ magnétique.Car la planète Mars que nous connaissons n'a rien à voir avec celle qu'elle fut dans sa jeunesse,il y a 4 milliards d'années, alors qu'elle possédait...une atmosphère, comme la terre d'aujourd'hui.Et si cette atmosphère a disparu depuis, cela prouve que la même vicissitude peut aussi nous arriver à nous, terriens qui nous croyons éternels,... dans quatre milliards d'années peut être. Il n'est donc pas innocent d'essayer de comprendre ce qui lui est arrivé. 

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Mars,- vient on de démontrer-, a connu une période où les conditions propice à l'apparition d'une vie ont existé à sa surface avec de l'eau, une atmosphère et un climat alors que de nos jours ce n'est plus qu'un immense désert que parcourent les vents. La pression atmosphérique y est trop faible pour que de l'eau liquide puisse s'y maintenir.Qu'est donc devenu cette atmosphère qui aurait permis la vie? C'est ce que Maven va investiguer en mesurant les ventes solaires et leur interaction avec la haute atmosphère martienne.
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette fuite dans l'espace de l'atmosphère martienne.L'une d'elle est un bombardement dans la jeunesse du système solaire, par des météorites dont les impacts auraient éjecté dans l'espace une partie de l'atmosphère, moins bien accrochée à sa planète par l'attraction martienne qui est plus faible que celle de la terre du fait de la taille et du poids plus faible de Mars. L'autre théorie; dominante, est que Mars aurait perdu son champ magnétique interne qui protégeait la planète de l'impact direct du vent solaire.Car ce champ magnétique protège la planète en déviant les flux de particules chargées que nous envoie genéreusement notre astre solaire.

Or ce champ magnétique est le résultat de la structure interne de la planète dont ont sait qu'il a disparu il y a environ 1,7 milliards d'années.L'une des missions de Maven est de mesurer l'état actuel des vents solaires autour de Mars grace à un appareil français, le SWEA  ou analyseur d'électron de vent solaire, développé à l'Irap, Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse. 

A suivre...