Vous savez, - ou ne savez peut être pas tellement nos médias nationaux sont discrets sur le sujet-, qu'il y a eu un dépôt de plainte en justice pour recel de détournement de fonds publics contre Madame Trierweiler Monmousseau, concubine de notre Président François Hollande, par Monsieur Xavier Kemlin.

La dite plainte concerne le fait que Madame Trierweiler,- divorcée désormais, à ma connaissance, de son ex mari mais qui a du demandé à bénéficier de la conservation de son nom pour éviter de reprendre son nom de famille dont je crois comprendre qu'il est un nom d'une famille de banquier- ,bénéficie de facilités diverses payées par le contribuable ( personnel, liste civile, voyages etc) alors qu'officiellement et juridiquement, elle est totalement inconnue de la République. Le détournement de fonds publics , juridiquement, consiste en le délit, pour une personne dirigeante, de disposer à son bénéfice personnel, de fonds payés par la République. En l'occurrence, le "coupable éventuel" de ce délit serait le Président lui même mais il est exempté de poursuite pénale de par son statut de Président de la République, du moins tant qu'il reste Président car il peut désormais être attaqué une fois sa Présidence terminée.

Madame Trierweiler, elle, n'est pas coupable de ce délit puisque les avantages dont elle bénéficie le sont par le truchement du Président qui en a décidé ainsi sur les budgets que la République lui a attribué. D'où la dénomination de "recel de détournement de fonds publics" du dépôt de la plainte contre elle. Elle n'est pas protégée par l'immunité accordée Intuitu Personae au Président.

La dite plainte, qui a été déposée il y a quelque temps par Xavier Kemlin, a été déclarée recevable par la justice et un juge d'instruction a été désigné pour l'instruire. Par contre, le Parquet, c'est à dire la hiérarchie de l'institution,a estimé qu'il n'y avait pas lieu de poursuivre car " l’infraction de recel de détournement de fonds publics n’est pas caractérisée car, s’il n’y a pas de statut juridique de 1ère Dame de France, la situation de Mme Trierweiler est connue de tous.Une fonction qui implique un certain nombre de missions, ce qui équivaut à un service public »".

Décision très curieuse car elle admet qu'il n'y a pas de statut de Première Dame de France mais qu'il existerait une fonction qui équivaudrait à un service public. Où le Parquet a t il trouvé trace, dans notre legislation, voire notre constitution, d'une telle fonction, je ne sais.

Le Doyen des juges d'instruction de Paris qui a été chargé de l'instruction de cette plainte, doit donc soit engager néanmoins une enquête, soit suivre les recommandations du Parquet mais son ordonnance sera passible d'appel et la Chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Paris devra alors tenter de trouver dans les textes  ceux qui définissent la fonction et les missions de la fameuse Première Dame dont l'absence de statut a été reconnue comme inexistant par le Parquet.

Il y a là de quoi faire durer très longtemps la dite instruction, mais c'est une épine dans le pied embarrassante pour le Président.

Il lui serait possible pour clore l'affaire de se marier avec Mme Trierweiler. Mais ca ne clôrait l'affaire que pour l'avenir et pas le délit éventuel passé. Et par ailleurs ça le mettrait dans l'embarras vis à vis de son élection même pour laquelle il s'était présenté comme candidat célibataire et par rapport au fisc car il a toujours fait état vis à vis de l'ISF, de son patrimoine personnel et pas de leur patrimoine commun comme il aurait du le faire au titre de leur concubinage.

Ce qui est néanmoins curieux dans cette affaire c'est le silence abyssal de nos médias sur ce sujet, comme celui d'ailleurs de nos hommes politiques. Seul, le Progrès de Lyon, le régional de l'étape, en a parlé dans son édition du 16 novembre. Il est vrai que Madame Trerweiler, comme journaliste, est une personne du sérail.