• La catastrophe de Fukushima
    ScPrixUranium
     a stérilisé les nombreux projets de construction de centrales nucléaires qui existaient dans le monde auparavant. Autre effet de cette catastrophe, le cours de l'Uranium spot s'est écroulé depuis sans vraiment montrer de signes de reprise depuis.
    Il a touché un plus bas mi 2013 à 55 dollars la livre soit une baisse de 30 pct sur un an. Les cours à long terme (85 pct des volumes) qui sont ceux qui comptent pour les gros contrats, sont par contre en baisse moins marquée à 10/15 pct sur un an.

  • Ces variations de cours ne sont pas susceptibles néanmoins d'arréter de gros projet d'exploitation de nouveaux gisements dont la rentabilité est calculée sur le long terme et donc sur les estimations de demande en uranium sur 30 à 50 ans.
    C'est ainsi que le canadien Cameco (3ème producteur mondial) associé avec le français Areva (2ème mondial) poursuivent les travaux de mise en exploitation de la mine de Cigar Lake dans le Saskatchewan pour lequel Cameco a obtenu la licence d'exploitation mi 2013 de l'Autorité de Sureté Nucléaire Canadienne.
    La particularité de ce gisement est d'être à très haute teneur en Uranium, 20 pct, soit cent fois plus que la teneur moyenne des mines existantes. Par contre il nécessitera des techniques d'exploitation inhabituelles du fait de la profondeur de la mine, - 450 mètres, qui sera exploitée en congelant la roche avant d'y creuser les galeries d'extraction, puis en extrayant le minerai d'uranium par un jet d'eau à haute pression qui transforme la roche en boue à forte teneur en Uranium aussitot pompée . Autre difficulté importante, la teneur élevée en uranium qui nécessite une radioprotection particulièrement complexe des travailleurs.
    La mine de Cigar Lake est prévue fournir en 2017, 7000 tonnes d'uranium tous les ans soit 10pct de la production mondiale !

  • Autre décision importante d'autorisation d'exploitation de ressources minières en Uranium, celle prise par le Parlement de la province autonome du Groenland d'autoriser l'exploitation de l'Uranium sur son territoire en même temps que celles des terres rares qui vont en général avec. Le Groenland n'a que 57 000 habitants qui vivent, parait il, sur les deuxième réserves mondiales de terres rares et les cinquièmes en uranium.
    Ce sont en fait les terres rares, dont les produits électroniques et informatiques modernes sont très friands, qui sont les minerais qui ont conduit le Groénland à donner l'autorisation d'exploiter aussi l'uranium qui leur est indissolublement lié, alors que ses habitants y étaient majoritairement opposés.
    Reste maintenant à obtenir l'accord final du parlement danois dont le Groenland n'est qu'une province autonome. Ce ne  devrait être qu'une formalité car le Danemark apprécierait surement de voir le fardeau de l'aide à l'équilibre du budget du Groenland, -450 millions d'euros annuels - , s'alléger quelque peu.  

  • L'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, Opecst, qui est piloté par le sénateur UMP Bruno Sido et le député PS Jean-Yves Le Déaut, vient de publier un rapport prenant le contre pied du choix de notre Président de fermer la centrale Nucléaire de Fessenheim pour ramener la part d'électricité d'origine nucléaire produite en France de 75 à 50 pct d'içi 2025.
    Le dit rapport constate qu'une telle fermeture correspondrait à effacer un jour de consommation d'électricité par semaine et que la mise en oeuvre d'une telle décision provoquerait un "choc énergétique" si en même temps, la "baisse de la consommation énergétique n'était pas au rendez vous " et que "les energies vertes continuaient à être aussi couteuses".
    Malheureusement, ces deux conditions préalables posées par les auteurs du rapport ont un haut niveau de probabilité de se produire. Si c'était bien le cas, la conséqunce en serait une réduction de la croissance, déjà pas brillante, et la pression sur les prix (l'inflation?).Le rapport termine en concluant que pour descendre de 75 à 50 pct de production d'électricité nucléaire, une "trajectoire raisonnée" devrait s'étaler sur un siècle !

  • Autre ennemi de la fermeture de Fessenheim, la CGT dont les représentants ont quitté lé Conseil d'Administration de EDF pour protester contre la mise à l'ordre du jour de ce sujet. Ils ont rappellé dans un communiqué que l'Autorité de Sureté Nucléaire venait d'autoriser la prolongation de son exploitation pour Dix ans supplémentaires et que seul EDF ou l'ASN pouvait décider de la fermeture. Rappellons également qu'il y a des actionnaires autres qu'EDF dans cette centrale, des electriciens allemand et suisse qui ont aussi leur mot à dire.
    Oui mais, connaissant ces obstacles d'ordre juridique, le gouvernement a prévu dans une future loi d'orientation énergétique de se donner le pouvoir de spolier les propriétaires de la Centrale.Elle ne devrait pas néanmoins être votée avant le second semestre 2014.