Vous avez entendu parler des hydroliennes, ces engins sous marins auxquels s'intéressent les énergéticiens du monde entier pour exploiter les courants marins. Des proches parentes des mécanismes frères dit houlomoteurs comme les Pélamis dont je vous ai déjà parlé, à ceci prêt que les Pélamis exploitent la force de la houle et des vagues à la surface de la mer alors que les hydroliennes exploitent la force des courants sous l'eau.

J'avais eu l'occasion, dans un message du 23 mars 2013, de vous tenir informés du lancement des premières hydroliennes d'EDF construites sur la base de la technologie de la start up irlandaise Open Hydro avec la participation pour les construire de la DCNS, Direction de la Construction Navale.Elles sont situées en Bretagne an nord de Paimpol, entre la côte et l'île Bréhat où de très forts courants existent.

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Tous ces engins nouveaux sont des prototypes qui testent des formes très diverses qui se rapprochent souvent des mouvements de tel ou tel animal marin, aérien ou reptilien, comme les Pélamis. Celui dont je souhaite vous parler aujourd'hui est censé reproduire le mouvement de l'anguille si je me réfère au nom de la société qui a été constituée en 2011 pour le promouvoir et le développer qui s'appelle EelEnergy, en français Anguille Energie.

A mon sens le mouvement que cette hydrolienne simule ressemble beaucoup plus celui des raies géantes de l'Océan Indien. Il s'agit d'une structure souple d'une certaine surface qui se déforme au grès du courant marin qu'elle chevauche.

Les avantages de ce design par rapport à d'autres hydroliennes plus classiques est qu'il peut fournir plus de puissance à encombrement égal et donc supporter une concentration plus importante sur un site donné.Sur un hectare par exemple on pourrait en mettre 20 à 25 là où l'on ne mettrait que 5 hydroliennes à hélices classiques. Un prototype de cette raie ou anguille à l'échelle 1/6ème a été présenté dans les installations de l'Ifremer aux Ministres des Transport et de l'Economie marine, Frédéric Cuvilier, et à celle de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso.

A taille normale le "tapis flottant" à échelle 1 devrait faire 16 mêtres sur 6 ou 7 et peser une trentaine de tonnes. Autres avantages pour cette géometrie, pas d'usure mécanique, pas de turbulence ni de gène à la navigation. Reste maintenant à passer du prototype à la machine réelle et à réussir la conversion du mouvement en production de courant électrique.

Nous leurs souhaitons bien entendu Bonne Chance!