A peine élu, notre Président avait crée une Commission présidée par Lionel Jospin, la personalité politique(?), en tous cas socialiste, ayant à priori l'aura la plus forte d'honneteté, pour refléchir à la moralisation de la vie politique et aux conflits d'intérêts.

Avait il prévu de mettre dans les statuts de cette commission, aux rémunérations généreuses, qu'elle n'était pas ouverte aux proches de son président et lui fixer une date de fin de vie pour éviter qu'elle ne se prolonge eternellement? Je ne sais. Ca aurait été pour une telle commission un préalable important si on en croit ce qui a circulé sur Internet sur sa composition. Qu'est elle devenue depuis, je ne sais pas non plus. A t elle rendue sa copie, peut être?Si oui, ses recommendations n'ont pas du révolutionner le landerneau politique qui visiblement continue de se déchirer,droite et gauche confondues, sur le meilleur moyen de cacher ses plantureux avantages.

Rendons à Hollande ce qui lui revient. C'est lui qui a lancé cette tentative de moralisation de la vie publique.Pas de chance cela semble se traduire par une crise d'antiparlementarisme. La publication officielle des patrimoines des ministres qu'il a tenu à faire ravive cet antiparlementarisme, en ce sens que personne ne croit à leur véracité. Comment croire qu'un Moscovici célibataire et après une trentaine d'année de parlementarisme n'ait réussi à accumuler qu'un petit patrimoine minable. Que Mme Taubira ne possède effectivement que ce qu'elle déclare alors que Internet bruisse, à tort ou a raison, de placements d'une toute autre ampleur. Que Mme Vallaud Belkacem dont les revenus d'après Internet seraient tout à fait confortables n'est pas arrivé avec son époux à accumuler plus que le petit pécule qu'elle a déclaré. Et que le Président lui même qui nous inflige sa compagne et ses dépenses, ne la prenne plus en compte quand il s'agit de déclarer son patrimoine.

Ce qui est fait est fait en matière d'accumulation et de déclaration de patrimoine. De toutes façons nous reverrons tous ces messieurs dames à la sortie de leur position actuelle à laquelle, si j'ai bien compris, "on" vérifiera s'ils n'ont pas bénéficié d'enrichissement excessif. Je peux vous assurer d'une chose: François Mitterrand qui n'était pas tombé de la dernière pluie,- à preuve le fait qu'il n'ait jamais nommé Hollande Ministre de quoi que ce soit-, n'aurait jamais pris ce risque de forcer ses Ministres, voire tous les députés, à déclarer leur patrimoine.

Passons.L'avenir nous dira si c'était une bétise majeure de notre Président.

Je voudrais aider un peu à prevenir ces conflits d'intérêt. Mettons nous d'accord d'abord ce qu'est la notion de conflit d'intérêt, dont je m'étais aperçu en Afrique que la compréhension n'était pas aussi évidente que nous pensions. Le plus simple est de la définir par la négative, c'est à dire ce qui évite à un décisionnaire quelconque de ne pas tomber dans un cas de conflit d'intérêt.

Un conflit d'intérêt, c'est donc une décision à laquelle vous participez qui est susceptible de vous apporter un avantage personnel, que ce soit sur le plan financier,salarial, patrimonial ou de retraite,ou sur le plan de l'évolution de votre carrière personnelle, professionnelle ou politique.

Si donc nos députés par exemple ne voulaient pas se trouver en conflit d'intérêt, il devrait leur être interdit de voter leur propres salaires, régimes de retraites et indemnités diverses. Ce n'est pas le cas comme vous savez! Ils devraient s'ils appartennaient à tel ou tel corps social, les fonctionnaires par exemple, s'abstenir de voter sur telle ou telle décision qui impacte leur corps d'origine et en particulier sur les décisions budgétaires ou la politique d'évolution de leurs effectifs

Ou alors, comme c'est le cas dans de nombreux pays, démissionner de leur corps d'origine au moment de leur élection.Sinon il faudrait veiller à ce qu'il existe une répartition équilibrée des métiers et des savoirs au sein de l'Assemblée Nationale pour s'assurer que nos élus prennent bien des décisions en ligne avec les intérêts du pays et non biaisées par leurs appartenance à tel ou tel corps de métiers. Et bien sur qu'il n'existe pas une prééminence de personnes issues de telle ou telle école prestigieuse et encore moins d'une seule promotion de la dite école.

Bien sur il faudrait prévoir en remplacement un organisme de régulation de ces avantages qui gère les salaires et avantages de nos députés, comme le font les Directions des Ressources Humaines dans les sociétés privées en se référant aux conditions de salaires existantes pour des postes à responsabilités équivalentes et aux systèmes d'évaluation de ces responsabilités qui existent sur le marché (Hays...etc).

L'Etat est probablement un des seuls organismes qui ne dispose pas d'une Direction des Ressources Humaines. C'est sans doute ce qui a facilité les dérives que l'on y constate. Son directeur pourrait reporter au Conseil Constitutionnel  ou en tous cas être un expert recruté pour son savoir dans ce domaine et inamovible par la représentation nationale ou le Président

Restera tout de même à trouver le candidat de haut niveau pour un tel poste !