Le bac vient de commencer ses épreuves qui va voir 665 000 candidats s'y soumettre dont 51 pct au bac général, 28 pct au bac professionnel, et 21 pct au bac technologique.Ils mettront en oeuvre 4787 centres d'examens,170 000 correcteurs.Il devrait conduire au taux standard de réussite de 85 pct , un taux qui date de Laurent Fabius et aux ajustements de notes à la hausse récommandés au notateurs pour y arriver.Des ajustements que l'on semble découvrir avec surprise alors qu'ils existent depuis au moins 20 ans.
Curieusement, les commentaires de la presse sur cet examen, semblent plutôt porter cette année sur le coût de l'examen à 83,6 euros plutot que sur sa non qualité dont vous me direz sans doute qu'elle est admise depuis longtemps par notre société.
Ce coût ne provient pas d'une estimation officielle du ministère mais du syndicat des personnels de direction,le SNPDEN, qui a vu le Ministre réagir contre ce chiffre qu'il semblait ignorer. Il est vrai que des études de professeur de philosophie n'amène pas nécessairement à une grande maitrise du calcul et des chiffres mais nul doute qu'il ne manque pas autour de lui d'énarques brillants pour les analyser.
L'inconvénient de cette information, c'est qu'elle a déjà relancé la tentation qui réapparait de temps en temps de supprimer l'examen et de le remplacer par un contrôle continu bien moins couteux mais bien plus laxiste. Vous me direz, pour de toutes façons atteindre les 85 pct de reçus, ca ne devrait pas faire une grande différence! Rassurons nous, Monsieur Peillon n'osera pas se mettre à dos le corps enseignant en leur supprimant les heures supplémentaires que l'examen génère... 

Sauf que, en principe, le baccalauréat n'est pas là pour fournir un bulletin d'entrée à l'Université mais pour d'abord s'assurer que l'enseignement primaire et secondaire ( car l'avenir de vous enfants comme l'avait prouvé le rapport Langevin Wallon dès 1955 est bouclé dès l'age de 10 ans!) a bien rempli son office

Or malheureusement ce n'est pas ce que prouvent les systèmes de controles internationaux dont on se demande comment on peut avoir acceptés qu'ils se déroulent sur notre territoire puisque par essence, le corps professoral travaille bien et surtout qu'il est seul juge de la qualité de son travail face à des parents d'élèves qu'il juge inapte à en discuter.Pour la défense de ce corps professoral, néanmoins,il n'est effectivement pas responsable des dérives de la société dont les causes sont mutiples et qui impacte dramatiquement leur travail.

Or donc le Prisa, Programme international pour le suivi des acquis des éléves, est en cours et devrait dévoiler ses résultats avant la fin de l'année. il se murmure néanmoins que nos résultats, pas brillant en 2009 avec respectivement une 21ème et 22ème place en lecture et mathématiques, devrait cette année nous voir dégringoler encore de quelques places dans ce classement qui prend en compte 65 pays et "mesure" les performances des élèves de quinze ans d'age c'est à dire ceux des classes de troisième et seconde.

Autre enquète internationale le PIRLS, Programme in International Reading Literacy Study, qui "mesure" les capacités de lecture des élèves de fin de CM1 dont les résultats ont été publié en décembre 2012, a montré que ces performances se sont dégradées. Un jugement confirmé par l'Education Nationale elle même pour les CM2 cette fois sur la période 1997-2007 dont  les chiffres montre que le pourcentage des élèves en difficulté de lecture sont passées de 10pct en 1997 à 21 pct en 2007. Quant au nombre d'élèves effectuant des fautes dans la dictée, il est passé de 21 pct des élèves à plus de 15 fautes en 1997 à désormais tout proche de 50 pct en 2007.

Le tout, d'après la Cour des Comptes, pour une dépense d'éducation moindre chez nos voisins européens!

Or le niveau des exigences internationale en terme de qualité des élèves sortant du cursus éducatif, ne cesse de s'élever.Les gagnants dans cette bataille de la qualité de l'éducation sont la Chine, la Corée,la Finlande,le Canada et le Japon.Enfin, la reactivité des pays à la mauvaise nouvelle qu'a été, pour certains, leurs mauvais résultats dans l'enquète Prisa a été étonnante. Alors que certains pays, Allemagne et Grande Bretagne en tête, véxés de leurs mauvais résultats, se mettaient tout de suite au travail pour améliorer leur niveau, le nôtre laissa passer l'information sans s'en préoccuper outre mesure et ...ne fit rien.Notre Ministre actuel lui même, questionné sur le sujet lors d'une émission de télévision sur LCP a affirmé que Prisa ne mesurait que les echecs de ses prédécesseurs de l'opposition! Sectarisme quand tu nous tiens...

Il nous reste une élite qui reste forte, même si nos grandes écoles commencent à ressentir elles mêmes le vent du boulet.

Alors, Monsieur Peillon est ce bien le moment de passer autant de temps sur le réajustement des rythmes scolaires?