• Les réseaux d'eau et d'assainissement dans les grandes villes européennes sont en mauvaise condition car datant du début du siècle dernier et peu ou mal entretenus depuis. C'est le cas de Londres où la combinaison d'inondations destructrices, d'un réseau réparti lors de sa privatisation entre différents operateurs et l'accroissement permanent des besoins nécessite des investissements permanents et colossaux pour répondre à la demande et aux exigences de l'agence de régulation,l'Ofwat. En 25 ans plus de 117 milliards d'euros ont été investis dans l'eau en Grande Bretagne
    C'est Thames Water qui est l'opérateur majeur sur la région avec 32 000 km de canalisations qui desservent 14 millions de britanniques.Elle a choisi, plutôt que de developper elle même des projets et faire appel à la sous traitance, de faire des appels d'offres globaux qui permettent à des concurrents mais également des experts extérieurs de venir faire la preuve de leurs compétences .C'est Véolia qui vient ainsi de remporter un appel d'offre à 3 milliards d'euros qui lui permettra de doubler son chiffre d'affaire dans le pays.Véolia apportera son expertise sur la gestion des fuites, un problème important la bas, et sur le traitement des boues des stations d'épurations 
  • GDF Suez subissait depuis l'été dernier l'arrêt de deux de ses centrales nucléaires belges exploitées par Electrabel, pour cause de microfissures découvertes sur les cuves.Des fissures dues selon Electrabel à de l'hydrogène apparus durant le forgeage des cuves mais qui n'avaient pas évoluées depuis. L'Agence de Surété belge avait imposé onze exigences de sureté préalable au redémarrage. Elles ont toutes été satisfaites et l'AFCN a pu donner son plein accord au redémarrage.Le redémarrage prendra de deux à trois semaines et Electrabel devrait bénéficier du retour des 25 millions d'euros de résultat par réacteur et par mois qu'ils représentent.
    Au delà cet l'aspect financier, le retour à une exploitation normale de la totalité du parc nucléaire d'Electrabel est un énorme plus dans sa crédibilité d'exploitant nucléaire alors qu'elle est engagée dans un projet de construction de quatre réacteurs nucléaires de type Atméa de 1100MW en Turquie avec les japonais Mitsubishi et Itochu.Ouf donc!
  • La France est très divisée sur l'exploitation des gaz de schistes, supposée se traduire par toutes sortes de nuisances sans que, bien entendu, les scientifiques aient vraiment eu le droit de s'exprimer sur ce processus d'extraction qui est quand même extrèmement complexe et technologique. Il y a sans doute des effets secondaires qui en découlent mais je suppose que s'ils étaient si dramatiques, les Etats Unis ne pourraient pas les exploiter avec les volumes de production dont on parle sans susciter une levée de bouclier considérable dans l'opinion publique américaine. Ce serait justement l'intéret d'étudier scientifiquement la question que de pouvoir déterminer le sérieux et l'étendue de ces effets secondaires.
    Il y aurait en tous cas une mesure dont je suis sur qu'elle modifierait la perception des populations sur le sujet: Retourner la propriété du gaz enfoui sous nos pieds !
    Vous savez en effet qu'en France le propriétaire et bénéficiaire de la vente du gaz de schiste que l'on extrait est... l'Etat français et pas le propriétaire du lopin de terre d'où on l'extrait. Car en droit français nous ne sommes propriétaires que de la surface de la terre que nous possédons et l'Etat lui reste propriétaire de ce qui est enfoui en dessous. Aux Etats Unis c'est l'inverse, c'est le propriétaire du terrain qui bénéficie de ce qui se trouve dans son sous sol et donc en particulier des gaz de schiste qu'on en extrait.
    Supposez que par un coût de baguette magique, on admette demain que ce soit l'agriculteur qui devienne le bénéficiaire de la vente du gaz extrait de son sous sol. Je fais le pari que dans l'Ardèche ou ailleurs,- et même dans le cas de l'exploitation de Jose Bové-, on ne trouverait plus personne qui crie "Stop aux gaz de schiste" comme je lis dans la presse!