ScgazSchisteUS

  • Ci contre les estimations de production de gaz aux Etat Unis jusqu'en 2040 dont on voit qu'elle aura doublée (!!) d'içi là et dont la croissance sera faite exclusivement à partir des gaz de schistes. Pas étonnant dans ces conditions que la marché là bas soit un peu encombré en ce moment et que les Etats Unis prévoient de devenir à très court terme exportateur de gaz et même de pétrole car les fameux schistes peuvent récéler, suivant les gisements, du gaz, du pétrole ou un mélange des deux.
    Reste néanmoins à construire les ports pour l'exporter et en amont les usines de liquéfaction pour rendre ce gaz transportable. Mais pas de problèmes, les projets pullulent...

    ScgazSchisteEurope

  • Pour l'Europe, nous en sommes au b.a ba avec des estimations relativement aléatoires de la localisation de ces gisements et des volumes des gisements.La faute au fort positionnement de l'approvisionnement de l'Union européenne à partir de gaz naturel, de la Russie et des systèmes de gazoducs multiples dont nous sommes dépendants. Rajoutez la dessus le retard technologique pris par rapport au Etats Unis dans le développement de la technique d'extraction et vous comprendrez notre position "décalée" par rapport au reste du monde.

    Une position de retard qui n'aurait pas d'importance majeure en soi si....les prix d'accès au gaz des deux cotés de l'Atlantique n'étaient pas si différents. De 4/5 dollars le Millions de BTU,l'unité de référence de ce négoce, aux US, on passe à 10/12 en Europe et à 20 dollar en Asie du sud est dont le marché est en forte croissance en même temps que l'économie mais qui a surtout été très perturbé par l'émergence brutale de besoins importants au Japon après Fukushima.
    Ci contre une carte de l'Europe avec les gisements potentiels et leur localisation estimée. Nous, français, serions en principe pas mal placés si nous en voulions.

    ScgazGNLAsie

  • Ci contre un graphique de l'évolution de la demande en gaz liquéfié en Asie du sud est en milliards de m3 par an dont je pense qu'il est hors Japon.La demande asiatique augmente pour le GNL au rythme de 7pct l'an.
    Le premier fournisseur en est le Qatar qui devrait être supplanté à terme par l'Australie, pays dans lequel sont en train de se mettre en place des projets gaziers colossaux pour un montant de 174 milliards de dollars !
    Les plus récenrtes annonces sont ceux d'ExxonMobil et de la société minière BHP Billiton qui ont annoncé le plus grand projet au monde de production de GNL sur le site de Scarborough et celui de Woodside Pétroleum  sur lla cote ouest et sur le champ de Browse
    Siganlons à ce sujet l'émergence de la technique des usines de liquéfaction de gaz flottantes, plus pratiques à utiliser et moins couteuses que des gazoducs. Deux sont en construction, l'une pour un projet Pétronas et l'autre pour le projet Shell baptisé Prélude prévu démarrer en 2016. dans les deux cas Technip a été l'ingénièrie choisie, en association avec d'autres partenaires multiples.De 10 à 12 autres unités flottantes de ce type sont attendues
    En dehors de l'Australie, les fournisseurs potentiels de cet énorme marché pourraient être les Etats Unis dont les gaz de schistes peuvent parfaitement, d'un point de vue  économique, être exporté vers l'Asie et ...la Chine dont on estime le potentiel de production en gaz de schistes à 100 milliards de m3 vers 2020/25!

  • Malgré la réussite observée aux Etats Unis dans l'exploration des gisements de gaz de shistes, il ne suffit de faire un trou dans le sol pour en trouver. A preuve l'expérience plutot négative jusqu'à present des exploration sur le sol polonais. L'année dernière après une campagne de forage décevante et deux puits secs, ExxonMobil avait décidé de jeter l'éponge et s'etait retiré du pays. Marathon Oil a fait part de ses échecs pour trouver des hydrocrabures exploitables commercialement et a mis fin à ses opérations d'exploration.
    Un autre américain,Talisman,a annoncé la vente de ses intérêts pour, parait il, se concentrer sur l'Amérique et l'Asie Pacifique et l'Institut géologique polonais a révisé ses estimations précédentes de réserves exploitables à la baisse de 5300 à 1920 milliards de m3.
    Il reste néanmoins sur le coup les majors Chevron, ConocoPhillips et Total qui a repris la seconde moitié de la licence abandonnée par ExxonMobil sur le permis de Cheim. Et puis on semble s'orienter maintenant vers le nord du pays, vers la Baltique, qui semble plus prometteur.  

A suivre...