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Chaque pays émergent semble se spécialiser, pour son développement économique, dans telle ou telle activité industrielle. Pour l'Inde, il s'agit de la programmation informatique dans laquelle le système éducatif indien s'est spécialisé. Si vous n'êtes pas proche de l'activité informatique, vous ne vous êtes même pas aperçus, que l'activité de  programmation, qui en est le coeur, peu à peu partait vers ce pays et ses bas salaires.

Aujourd'hui comme vous voyez ci contre, ce sont trois sociétés indiennes qui tiennent le haut du pavé de la programmation informatique. Tata Consultancy Services, ouTCS, l'émanation du groupe familial Tata qui a également racheté Jaguar à Ford, Wipro et Infosys dont le chiffre d'affaire varie entre 3,5 et 6 millions de dollars et dont la croissance se situe dans les 20 pct par ans.Vous n'en aviez jamais entendu parlé, sauf si vous étiez un familier de cette industrie, mais ce sont elles qui assuraient dans l'ombre le développement de nos programmes;

Que fait notre grande SSII nationale Cap Gemini face à cette concurrence féroce? Dans les débuts, elle l'a utilisé en sous traitance avant d'investir elle même en Inde en y créant une filiale de programmation qui n'a cessé de grossir depuis. Au point que Cap Gemini se targue aujourd'hui d'avoir plus d'employés indiens que français! 

C'est notre langue nationale et notre faible niveau national de compréhension de l'anglais,- ou en sens inverse le faible niveau de français du sous continent indien -, qui nous a protégé,par rapport au monde anglo-saxon, de la montée de la prééminence indienne dans cette activité. Egalement l'interface sur le terrain entre programmeurs indiens et chefs de projets français qui se comprenaient mal dans un métier qui exige de la précision.

Mais cette situation est en train de changer. Parce que ces trois sociétés indiennes ont établies sur notre sol national des filiales qui permettent de combler le fossé de compréhension qui existaient. Parce que ces sociétés commencent à racheter nos SSII comme TCS vient de le faire avec la prise de controle de la SSII française Alti qui emploie 1200 personnes.Parce que les modèles de développement et les méthodes de travail nationales se rapprochent de plus en plus des méthodes internationales  et anglo-saxonnes.

Seule défense pour notre activité nationale dans ce domaine. Les salaires et le coût horaire pour un informaticien n'ont pas arrété de monter en Inde au point que la différence de coût avec une développement local ont énormement diminué...

A suivre.