La première partie du quinquennat de notre nouveau Président, s'est traduit par une vague de critiques parfois insultantes qui se sont parfois converties en des mesures, fiscales en particulier, qui pouvaient être considérées d'inspiration punitive,contre les entrepreneurs, créateurs ou gérants de sociétés qui avaient ou avaient eu, toutes les peines du monde à faire prospérer, voire parfois seulement à maintenir en vie, les entreprises qu'ils avaient crées ou développées.

Cette période semble être un peu passée de mode, encore que les mesures punitives sont toujours là, car nos dirigeants politiques qui n'ont jamais, eux mêmes, su créer ni faire fonctionner des entreprises, ont quand même fini par s'apercevoir que les seuls créateurs d'emploi et de richesses étaient ...les entrepreneurs justement.

Les entrepreneurs etant donc passés de mode comme responsables, voire coupables, de la crise économique, du chomage, et de la baisse du niveau de vie et la situation de la France ne s'améliorant pas par l'opération du Saint Esprit, il a fallu trouver un autre bouc émissaire, comme si l'incurrie de trente cinq ans  de dirigeants politiques n'était déjà pas largement suffisante à expliquer le degré de dégradation économique, et peut être sociale, auquel nous sommes parvenus. Merci Messieurs!

C'est le PS qui s'y colle en publiant un document, rédigé sous la responsabilité de Jean Christophe Cambadélis, proche de François Hollande et candidat malheureux face à Harlem Désir au Premier Sécrétariat du parti socialiste, dans un document de 21 pages proposé aux militants pour une Convention sur l'Europe prévu se tenir le 16 juin. Et là on balance dur sur "cette pelée, cette galeuse d'où nous vient tout le mal", comme aurait dit La Fontaine, Angela Merkel et l'Allemagne en général !!! Celle qui fait preuve "d'intransigeance égoîste" en refusant de financer la relance européenne tant attendue de l'Union Européenne. Relance que François Hollande s'était fait fort, durant sa campagne, de reclamer de l'Union Européenne mais sans succès depuis. Quant à la principale intéressée, Angela Merkel, elle affirme que l'Allemagne n'a pas les moyens de financer toute seule une relance générale des mauvais élèves de l'Union!

Pis encore, le dit document appelle à un "affrontement démocratique" voire à une "confrontation avec Berlin" selon les mots du Président de l'Assemblée Nationale, Claude Bartolone. Et une couche de plus contre Angela qui "ne pense à rien d'autre qu'à l'épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral". Pas le Parti Socialiste,sans doute, qui n'a aucune pensée électoraliste!

Quant à nous, nous sommes les seuls parmi les pays de l'Union à être " sincèrement européens", bien sur, et les seuls à "affronter démocratiquement la droite européenne" en se confrontant politiquement à la droite allemande. Etonnant, non. Et après des tirades aussi excessive contre l'Allemagne et ses dirigeants, démocratiquement élus tout de même, on voudrait que l'Allemagne finance une relance que nous mêmes n'avons même pas commencé de lancer!

Comme il faut quand même faire passer cette diatribe, le PS dans son document nous raconte qu'il n'est "absolument pas anti allemand" et qu'il s'inscrit dans "une amitié assumée très forte entre les peuples français et allemand, mais qui s'inscrit aussi dans le rapport de forces avec les conservateurs européens ". C'est tout juste si on ne reproche pas aux allemands d'avoir oser voter pour la CDU d'Angela!!

Il est évident que les rapports franco-allemands qui n'étaient pas particulièrement chaleureux, ne vont pas s'améliorer après un telle attaque en règle. Le Président n'a rien dit de négatif contre ce texte,- qu'il avait peut être vu avant sa parution-, au contraire, il y a même vu un soutien fort à sa politique européenne de relance. Quant à ses rapports avec Angela Merkel, "l'amitié nous autorise à critiquer sa politique, c'est cela qu'il faut comprendre" nous dit il.

Nul doute qu'un tel pavé dans la mare va nous valoir des critiques virulentes des dirigeants allemands sur le fait que nous n'ayions pas encore fait les efforts nécessaires pour diminuer nos dépenses et que donc nous ne nous soyions pas donnés les moyens de faire cette relance. Ils ont de forts doutes que nous ne voulions pas mettre en place les réformes structurelles, c'est à dire la reforme de notre état tentaculaire, qui sont d'après eux forcement nécessaires

Une chose est sure, les allemands vont regretter une fois de plus d'avoir abandonner leur mark au profit de l'Euro.Pourvu qu'ils continuent à tenir...